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sur la campagne Sea Shepherd 2005 de défense des baleines
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10
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Joel
Capolongo (Pont), USA, membre d’équipage du Farley Mowat.
Le Dimanche
8 Janvier, date à retenir, s’est déroulée l’action
la plus intense de la campagne. Nous avons lancé notre
hélicoptère tôt dans la matinée afin d’effectuer
un vol de reconnaissance à la recherche de la flotte
baleinière japonaise. A 8 h 15 du matin, il était
de retour. Les japonais étaient 35 milles marins
devant (environ 65 km). Deux heures plus tard, la
flotte est apparue sur notre radar, confirmant les
bonnes nouvelles du pilote. Vers 11 h, le baleinier Nisshin Maru était visible à l’horizon. 45 minutes
plus tard, notre première action d’équipe a été lancée
en zodiaque, zodiaque sur lequel j’ai eu le privilège
d’embarquer. Quelques minutes plus tard, les deux
autres zodiaques se sont élancés du Farley Mowat et nous ont suivi de près.
Les
zodiaques avaient un objectif : occuper le Nisshin Maru et l’empêcher de s’échapper comme il l’avait
fait lors de notre dernière rencontre le jour de
Noël. Nous avions besoin de gagner du temps pour
le Farley Mowat, pour qu’il ait une chance de le
rattraper et de l’intercepter. Quelques minutes après
avoir quitté le Farley Mowat, nous étions en tête
du Nisshin Maru. Nous avons encerclé leur navire
avec notre petit zodiac plusieurs fois, collant notre
ennemi et attendant le signal. Après avoir eu un
proche aperçu du Maru, il était très facile de voir
de petits morceaux de blanc de baleine et de tendons
qui pendaient des grilles basses le long de la coque
de leur bateau, autant que du sang dans l’eau qui était
pompé hors du pont. Le Nisshin Maru diffusait un
message en anglais enregistré sur cassette sur leurs
haut-parleurs nous mettant en garde de ne pas attaquer
leur bateau. Plusieurs minutes se sont écoulées.
Notre autre zodiaque s’est aussi engagé pour retenir
l’arrivée du Maru. Peut-être en raison d’un pressentiment
qu’il allait avoir des problèmes de la part des deux
plus petits mais plus rapides et plus agiles embarcations
de Sea Shepherd, le Maru commença à filer. Il était
maintenant temps de s’élancer dans notre action directe
non violente.
Deux
de nos trois zodiaques étaient équipés avec du matériel
pour encrasser leur hélice ; brièvement deux
balises connectées par un câble d’acier et une corde
que nous placerions devant leur navire dans l’espoir
que le Maru passerait dessus, cela passerait en dessous
de leur coque et dans leur hélice à la poupe de leur
bateau, causant ainsi un ralentissement dramatique
ou un arrêt complet. Le Maru filait à toute
allure loin du Farley. Les deux zodiaques
déployaient leurs équipements à répétition.
Aucun ne semblait fonctionner contre le Goliath Nisshin
Maru. Un de nos zodiaques connut des problèmes
mécaniques
et dut retourner au navire. Le zodiaque dans lequel
je me trouvais opérait toujours à pleine capacité.
Malgré cela, aucun de nos efforts n’avait abouti à ce
stade, nous devions continuer nos essais. Le Maru mettait de la distance entre lui-même et le Farley,
chose que nous voulions éviter.
Ayant épuisé toutes
les options et ayant perdu nos deux équipements d’encrassage
d’hélice, tout espoir paraissait perdu de ralentir
le Maru. Nous sommes repartis et avons ramassé une
des balises que nous avions déployées plus tôt mais
qui s’était détachée du câble d’acier. La ligne était
coupée, une partie manquait et nous pouvions juste
espérer que c’était enchevêtré autour du support.
Nous avons emprunté du matériel de fortune au zodiaque
et avons décidé d’utiliser l’ancre du zodiaque et
de la corde pour fabriquer un matériel improvisé afin
d’essayer une dernière fois. Nous l’avons déployé et
redéployé près d’une dizaine de fois et à notre consternation,
aucun ne s’est coincé dans l’hélice. Nous étions
en train d’essayer depuis près d’une heure d’amener
le gigentesque tueur de baleine à s’arrêter.
L’hélicoptère
nous a finalement fait signe de retourner au Farley,
ce que nous avons fait.
cependant,
bien que nous ayons échoué à endommager
leur navire et à les
ralentir, nous les avions chassés de l’aire dans
laquelle ils étaient stationnés pour collecter les
carcasses de baleines que les navires tueurs leur
apporteraient.
Nous leur avons envoyé un message très clair :
vos activités illégales ne passeront pas inaperçues
et ne resteront certainement pas incontestées. Nous
avons mis des bâtons dans les roues de l’opération
japonaise consistant à tuer des baleines. Les affaires
ne se sont pas déroulées comme d’habitude pour les
Japonais ce dimanche, et les baleines que nous essayons
de protéger en ont été les bénéficiaires.
De voir ainsi les vaisseaux japonais au-dessus de moi, proches et
ceci en personne, a vraiment clarifié l’importance des événements
pour moi. Les Japonais sont là, à tuer des baleines pendant que tous
les gouvernements qui sont en position d’arrêter le massacre ferment
les yeux. Il est triste de voir qu’il revient à un équipage de volontaires
divers au nombre de 44 et venant des quatre coins du monde de faire
appliquer une loi internationale. Le fait d’avoir été traités de
pirates et de terroristes n’est pas seulement risible mais insultant.
Nous sommes les seuls ici à essayer d’empêcher la piraterie et la
terreur qui sont infligées à cet écosystème délicat et aux créatures
qui y habitent. Il ne s’agit plus de quelque chose que j’ai lu simplement
dans un magazine ou juste vu en vidéo : c’est une réalité. Les
baleines meurent en masse pour le palais et le profit d’une nation.
L’exaltation
du jour était presque dépassée le jour suivant au
cours duquel nous avons en fait attrapé et giflé sur
le côté un de leur bateau de livraison, un événement
que je laisse à un autre membre d’équipage le soin
de relater. Joel
Capolongo
(image à gauche à bord du zodiac) |
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09
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Le Farley Mowat gifle de côté le baleinier japonais Oriental
Bluebird – 2/2. A
gauche, vous pouvez voir l’équipage du Farley Mowat à la
proue de leur bâteau. Ils continuent leur poursuite
de la flotte baleinière Japonaise hors-la-loi en
dehors du Sanctuaire de l’océan austral en Antarctique
après avoir frappé sur le côté le bâteau de remorquage
des baleines japonais, l’Oriental Bluebird . |
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09
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Le Farley Mowat gifle de côté le baleinier japonais Oriental
Bluebird – 1/2.
Le Capitaine
Paul Watson a ordonné au navire Oriental Bluebird battant pavillon
panaméen de quitter le sanctuaire de baleines Antarctique.
Le bateau de livraison attendait pour son rendez-vous
avec le Nisshin Maru afin de continuer le
déchargement de la viande de baleine et de la ramener
au Japon. “J’ai
informé l’Oriental Bluebird que j’agissais
sous l’autorité de la Charte Mondiale pour la Nature
des Nations Unies afin de soutenir les réglements
de protection internationaux interdisant le massacre
des baleines dans le sanctuaire de baleines Antarctique.
Quand ils ont refusé, nous avons réitéré notre message
en faisant claquer notre coque à tribord contre la
leur,” dit le Capitaine Watson.
Pour plus d’informations sur cette histoire, merci de lire notre communiqué. |
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08
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society. Le Farley Mowat attrape le baleinier Japonais – 4/4.
L’équipe du zodiac coupe devant la proue du Nisshin Maru. Equipe sur ce zodiac : Joel Capolongo (face à l’appareil
photo), Wessel Jacobsz en sweatshirt, et Steve Sikes
au fond.
Quand le Farley Mowat est arrivé à la moitié d’un mille marin (environ
920 m) du Nisshin Maru, le bateau-usine a commencé à filer vers le
Nord. Ils ont passé leur journée à fuir et n’ont pas pêché de baleine.
Les baleiniers sont maintenant à 17 milles marins (environ 31 km)
en dehors du Territoire Antarctique de l’Australie.
La dernière fois que le Farley Mowat a intercepté la flotte baleinière
Japonaise (le jour de Noël, à l’heure australienne), les baleiniers
se sont enfuis vers l’ouest durant 11 jours et sur 3,000 milles marins
(environ 5500 km). Ils sont partis de la zone située à l’extrême
limite Est de l’aire des baleines jusqu’à la zone située à l’extrême
limite Ouest de la même aire. Pendant 11 jours, aucune baleine n’a été tuée.
L’ultime ligne pour aujourd’hui – pas de chasse à la baleine et les
baleiniers sont encore une fois en fuite. |
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08
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Le Farley Mowat attrape le baleinier Japonais – 3/4. Les
membres de l’équipage du zodiac jettent une ligne
d’encrassement sur la route de l’hélice du Nisshin Maru pour tenter de ralentir le baleinier. |
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08
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society. Le Farley Mowat attrape le baleinier Japonais – 2/4.
L’hélicoptère de Sea Shepherd prend des images
aériennes du pétrolier et transporteur de viande
de baleine, l’Oriental Bluebird. |
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08
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society. Le Farley Mowat attrape le baleinier Japonais – 1/4.
Le 8 janvier (Heure de l’Ouest Australien) quand
le navire “Farley Mowat” de
Sea Shepherd Conservation Society a intercepté le
bateau de transformation de viande baleinière japonais “Nisshin Maru”, les baleiniers se trouvaient à 36 milles marins
(environ 66 km) à l’intérieur du Territoire Antarctique
Australien.
La première équipe de zodiac Sea Shepherd démarre vers le Nisshin Maru. Deux zodiacs supplémentaires et un hélicoptère suivent. |
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06
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society. Emily
Hunter, membre d’équipage du Farley Mowat (Maître
de manoeuvre), Canada – 2/2.
Image à gauche, sur un iceberg en Antarctique,
Emily Hunter répand les cendres de son père Robert
(Bob) Lorne Hunter. Pour plus de détails, voir le
récit du blog ci-dessous. |
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06
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Emily
Hunter, membre d’équipage du Farley Mowat (Maître
de manoeuvre), Canada – 1/2.
Aujourd’hui
je suis partie en tête sur l’hélicoptère avec le
Capitaine Paul Watson et nous avons d’abord survolé un groupe de
baleines qui mesuraient chacune 50 pieds de long
(environ 15 m) puis nous avons continué plus loin
jusqu’à un iceberg que nous avons plus tard nommé l’iceberg
Bob Hunter. Feu Robert (Bob) Lorne Hunter était mon
père. Et cela fait maintenant tout juste 8 mois qu’il
est décédé le 2 mai 2005. Un de ses souhaits était
de voir ses cendres répandues en différents endroits
du globe. Jusqu’alors, une très bonne amie à lui
a répandu une partie de ses cendres dans le Nord
du Canada près de l’Arctique lors d’un voyage en
canoë – un périple qu’il avait toujours l’habitude
de faire. En septembre, ma mère et moi-même avons
rejoint le Farley Mowat dans les îles Galapagos,
sur l’équateur et avons répandu les cendres de mon
père lors d’une cérémonie privée dans la baie de
Tortuga. Ce voyage vers les îles Galapagos était
un de ceux que j’avais promis de faire avec mon père,
comme lui et moi étions des globe-trotters, nous
allions assez souvent dans de nouveaux endroits ensemble
et quelques fois nous faisions découvrir à quelqu’un
d’autre un lieu que nous avions visité ensemble et
que l’autre ne connaissait pas. Dans ce cas, mon
père n’avait jamais visité les îles Galapagos bien
qu’il l’ait tant désiré, et j’y étais déjà allée
en 2004 quand je m’étais portée volontaire pour deux
mois et demi à bord du Farley Mowat. Et
voilà qu’aujourd’hui, j’ai eu l’opportunité de
répandre les cendres de mon père en Antarctique
durant cette campagne de défense des baleines contre
la flotte japonaise. Mon père voulait aussi faire
partie de la campagne Antarctique Sea Shepherd
(il avait fait celle de 2002) mais pour des raisons
qui lui sont propres, il n’a pas pu et je me rappelle
les regrets qu’il avait exprimés de ne pas l’avoir
fait. Ainsi, il a non seulement pu rejoindre le Farley Mowat et
SSCS à nouveau pour une dernière
campagne, campagne qui était importante à ses yeux,
mais il a aussi en ce jour été capable d’aider à protéger
et sauver les baleines une fois de plus.
De plus, quand j’ai répandu mon père sur un iceberg en Antarctique,
je ne pouvais que ressentir une véritable joie. A ce que je sais,
mon père aurait été si enthousiasmé d’être ici et de prendre part à cette
campagne, de même que de pouvoir être dispersé sur la planète depuis
le Nord, l’Equateur, et maintenant le Sud dans une manifestation à la
fois physique et spirituelle. Je pouvais sentir mon père sourire
et glousser au-dessus de nous en ce jour car il ne fait véritablement
qu’un avec ce monde et dans nos coeurs, se battant pour une juste
cause, pour cette planète spectaculaire qu’est la nôtre. Par ailleurs,
alors que nous partions, nous avons baptisé, le Capitaine Paul Watson
et moi, l’iceberg : l’iceberg de Bob Hunter, en y imprimant avec
nos empreintes de pieds son nom et en le laissant ainsi. Il a sûrement
du être empli de joie et de rires à ce propos !
Et j’ai quitté les icebergs avec ces mots : "Celle-là est pour toi
Papa," tout en regardant en direction du Farley Mowat et vers
notre mission de rechercher et arrêter les Japonais ainsi que leur
massacre des baleines ici en Antarctique.
Par Emily Hunter |
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03
Janvier 2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Joel
Capolongo (Deck), USA, membre d’équipage du Farley Mowat - 2/2. Ici,
Joel est photographié avec sa coéquipière Allison
Lance Watson le jour de la confrontation à Noël avec
le baleinier Japonais Nisshin Maru. Ils sont
sur le point de déployer ligne d’amarrage sur les
ordres du Capitaine Watson. |
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03 Janvier
2006
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Joel
Capolongo (Deck), USA, membre d’équipage du Farley Mowat - 2/2.
J’ai
quitté New York le jour de Thanksgiving, le 24 novembre
2005. Près de 6 semaines ont passé depuis ce jour.
Jusqu’à présent, l’expérience a complètement dépassé mes
attentes. Les Australiens se sont révélés être des
hôtes forts charmants et nous ont apporté leur soutien
des manières les plus utiles possibles. Alors que
j’aurais aimé pouvoir intervenir plus dans la campagne
Japonaise destinée à tuer des baleines, nous les
avons affrontés une fois jusqu’ici (à 4 h du matin
le jour de Noël, quel cadeau !) et nous espérons
les rencontrer à nouveau pour faire ce que nous sommes
prêts à faire ; harceler, empêcher et intervenir
dans le massacre des baleines dans les océans australs.
En
dehors de cela, l’expérience de se trouver en Antarctique
et dans les océans australs est stupéfiante. Les
vues que nous en recueillons quotidiennement défient
la description. Voir des baleines, dauphins, pingouins
et des phoques dans leur environnement naturel et
pas derrière la vitre d’un zoo ou un aquarium s’est
révélé une expérience magnanime. Naviguer devant
des icebergs qui font plusieurs dizaines de milles
(1 mille=1852 mètres sur mer) et vieux de plusieurs
centaines de milliers d’années vous oblige à reconsidérer
votre existence puis vous fait réaliser que l’espèce
humaine n’est qu’un petit maillon dans la très grande
chaîne qui constitue les environnements fragiles
de
la
Terre. Le fait d’être dans un cadre si virginal m’a
définitivement donné une nouvelle perspective et
une nouvelle ferveur avec laquelle me battre pour
défendre la Terre et les créatures majestueuses qui
l’habite. Nous
voilà donc près des côtes Antarctiques en cette nouvelle
année. La bataille est loin d’être terminée. Les
Japonais ont fui pendant des semaines et ont tué très
peu de baleines ; bien moins que leur quota. Les
esprits sont remontés et l’humeur est à l’espoir ;
espoir pour la Terre, espoir pour la préservation
des gentils géants aquatiques qui habitent ces eaux,
et espoir d’avoir une chance supplémentaire pour
agir vigoureusement afin de défendre les choses que
les Japonais sans cœur cherchent à détruire. |
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31
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Nouvelle
année dans l’Océan austral
A
défaut de couler toute la flotte baleinière Japonaise,
la prochaine meilleure chose à faire est de continuer à faire
fuir les tueurs.
Et
ils fuient. Ils n’ont pas arrêté depuis Noël quand
le Farley Mowat les a interceptés pour la
première fois. Ils sont maintenant à plus d’un
millier de mille à l’Ouest de ce point d’interception
et courent toujours. Et nous les poursuivons toujours
quoique des centaines de milles derrière. Le navire Esperanza suit
toujours opiniâtrement le bateau-usine et un bateau
harponneur, et le Arctic Sunrise, plus lent,
traîne à l’arrière vers nous.
La
flotte baleinière Japonaise toute entière fuit à la
fois éparpillée et poursuivie par trois vaisseaux
de protection actifs. Trois bateaux harponneurs
et le navire de repérage ont disparu mais ce n’est
pas comme s’ils tuaient des baleines car ils ont
besoin de transférer les carcasses de baleines
mortes sur le Nisshin Maru pour continuer
et ceci n’est pas arrivé en huit jours.
Nous
avons également agacé les politiciens au Japon
et en Australie. Les Japonais crient à la piraterie
et à l’éco-terrorisme tandis qu’ils continuent à terroriser
les baleines et les dauphins. Le ministre de l’environnement
Ian Campbell passe pour un idiot en faisant des
déclarations contradictoires à propos des enquêtes
qu’il mènera sur le Farley Mowat et en traitant
le Capitaine Paul Watson de « dérangé » parce
qu’il essaie de sauver les baleines.
Campbell
a déclaré que les actions de Sea Shepherd « avaient
ramené la cause de défense des baleines en arrière ».
Sa solution bien sûr, a été de ne rien faire d’autre
que de parler et d’agir comme un apologiste des
baleiniers Japonais. Le Capitaine Watson sauve
les baleines depuis trente ans et en a sauvées
des milliers, tandis que M. Campbell n’en a pas
encore sauvé un. Sea Shepherd n’est pas vraiment
impressionné par l’opinion de M. Campbell à ce
sujet.
"Voyons," dit
le Capitaine Watson. "Je suis apparemment dérangé car
j’essaie d’empêcher la tuerie illégale des baleines
selon Ian Campbell. Mais il ne fait rien pour s’opposer à ce
massacre illégal et de masse des baleines dans le
territoire Antarctique austral par le Japon. Personnellement,
je vois le fait d’être appelé de tous les noms par
un politicien comme un compliment. L’homme refuse
de répondre à mes récentes lettres et e-mails, refuse
de discuter du sujet avec nous, et n’a rien d’autre
de plus constructif à ajouter à ce sujet que d’insignifiantes
et dérisoires remarques. Il a demandé comment il
pourrait ne pas répondre à la menace que Sea Shepherd
représente pour les Japonais ? Jusqu’à présent,
il ne répond pas à la menace et à l’assaut fatal
que les Japonais infligent à des centaines de baleines ».
Ian
Campbell fait du vent, toutefois, et prend position
pour les Japonais. Il n’a absolument aucune autorité sur
un Capitaine Canadien d’un navire battant pavillon
Canadien avec un équipage international. « Je
suis sûr qu’il nous harcèlerait si nous retournions
en Australie », a déclaré le Capitaine Watson. « Mais
nous avons autant d’expérience du harcèlement par
des politiciens et des bureaucrates que d’expérience
avec les baleiniers alors nous n’allons pas perdre
le sommeil à cause de cela. »
L’équipage
du Farley Mowat a envoyé ses voeux de nouvelle
année aux équipages de l’Esperanza et du Arctic
Sunrise.
Pendant
que le reste du monde passe la nouvelle année avec
du champagne et des fêtes, les équipages de
ces trois navires de protection poursuivent les baleiniers à travers
le lointain océan austral à l’autre bout du monde. L’équipage
du Farley Mowat a une nouvelle résolution
pour le nouvel an : nous devons faire tout ce
que nous pouvons pour débarrasser le monde de l’obscénité,
du blasphème, de la cruauté, et du crime de chasse à la
baleine. |
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29
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Trevor
Gulik (Ingénieur en chef), membre d’équipage du Farley Mowat - Canada
Depuis
la salle des machines du M/Y Farley Mowat.
Les
actions désintéressées des personnes qui défendent
les droits d’une vie innocente seront peut-être vénérées
dans les temps futurs, et les gens regarderont ceux
qui combattent pour promouvoir ici leurs propres
idéaux de vie comme un acte hautement égoïste socialement.
Et ce sont justement des actes égoïstes qui metteront
l’humanité et les vies qui cohabitent avec elle à genoux
et ceci, bien avant la nature qui est dotée d’un
pouvoir implacable et d’une énergie illimitée.
A
travers le brouillard, seul le radar peut voir les
deux bateaux se trouvant à distance. Sans être sûrs
de nous, nous anticipons et allons dans leur direction.
Je tire les machines pour permettre aux bateaux d’aller à une
vitesse maximale et à onze nœuds l’Esperanza apparaît à travers
la brume. Comme dans un rêve, nous passons le navire
de protestation et établissons un contact visuel
avec l’ennemi. Nous savons dorénavant que nous avons
trouvé la flotte baleinière et nous préparons à accomplir
ce pour quoi nous avons tous tant travaillé. Avec
quelques changements de leurs courses dans une mer
volatile, les baleiniers essaient lâchement de nous
agresser mais notre Capitaine sait qu’il s’agit juste
d’un jeu de poules mouillées et maintient sa position
résolument. Les Japonais se détournent lorsqu’ils
nous voient nous défendre en déployant une ligne
de support d’encrassement et avec la queue entre
les jambes, ils s’enfuient tels des assassins lâches
qu’ils sont !
Trevor Gulik
Ingénieur en chef / Farley Mowat
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28
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Darren
Collis (maître de manoeuvre) membre d’équipage
du Farley Mowat, Grande Bretagne.
Pirate
Je suis un pirate
Et
je vis sur la mer
Je
n’ai pas de temps pour la vilIe
Pour moi,
la vie est en mer
Alors
passez votre chemin, habitants de la terre
Ceci
ne sera jamais un hôtel
Pas
de temps pour vos accès de colère
Pas
de temps pour « Oh pauvre moi »
Il
y a des attaches à ficeler
De
la nourriture pour 43 autres et moi
Les
icebergs à éviter
Et
les ponts à astiquer
Il
n’y a pas de place pour les poules mouillées et les
geignards
Pas
de temps pour les couards
Montrons
au monde le métal dont nous sommes faits
Et
voguons vers la victoire
- Par Darren Collis
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27
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Mathieu
Mauvernay (Documentaliste) membre d’équipage du Farley Mowat de Paris, France
Quand
je songe à cette confrontation, plusieurs sentiments
viennent à mon esprit.
Premièrement,
je n’arrive toujours pas à croire que c’est arrivé.
C’est comme un rêve. Je savais depuis la première
campagne Antarctique trois ans auparavant, que ce
serait assez difficile de trouver ces baleiniers à qui
il importe peu d’être la cause de l’extinction d’une
espèce. Alors, de voir le Nisshin Maru de
plus en plus près était incroyable. Tous ceux qui
croient en l’action de Sea Shepherd et moi-même peuvent
remercier Paul Watson pour sa persévérance et son
courage.
Deuxièmement, je ne mentirai pas, pendant 15-20 minutes, j’ai eu
peur. J’ai vu sur le pont que ce gigantesque bateau usine, avec « Recherche » écrit
dessus (comment osent-ils ?), était prêt à nous enfoncer, directement
au milieu à bâbord. Des gens auraient pu mourir dans cet orage Antarctique
glacé de Force 8.
J’aurais
pu être l’un d’eux, mais il semble que pour
ces baleiniers, une vie humaine n’ait guère plus
de valeur que celle d’une baleine. Tout ce qui compte
c’est l’argent et la cupidité. Quoiqu’il en soit,
ces minutes, le jour de Noël, resteront dans ma mémoire
pour toujours et à jamais. Je dirais que l’on doit
prendre quelques risques parfois si l’on veut que
le monde change et que les générations futures puissent
voir des créatures magnifiques. Sinon, restez à la
maison et regardez la fin du monde à la télévision.
Finalement,
je me sens fier car nous avons fait de notre mieux
en ce 25 décembre pour offrir le plus parfait des
cadeaux aux baleines. Nous étions à 200 m du succès
et nous ne sommes pas fautifs. La ligne destinée à briser
leur hélice a été lâchée et le Nisshin Maru a
changé de direction. Après
cet affrontement, je voudrais juste conclure
que l’action est la seule voie pour sauver cette
planète.
BRAVO Farley Mowat !!! |
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26
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Jon
Batchelor "GeDDeN" - membre d’équipage (maître
de manoeuvre) du Farley Mowat. Photographie
: GeDDen en pleine reparation de la grue du navire. |
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26
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Jon
Batchelor "GeDDeN" - membre d’équipage (maître
de manoeuvre) du Farley Mowat.
En
montant sur mon pont à mon poste de travail et en
voyant quelques parois à travers les fenêtres, j’ai
très vite compris qu’elles avaient un lien avec les
deux bips sur le radar. La discussion comme quoi
il s’agissait soit d’icebergs soit de navires avait été réglée
avant que j’arrive à la conclusion qu’il s’agissait
en fait de navires.
Mais
cela laisse seulement une question plus grande. S’agit-il
des navires ?!? En fait, nous ne pouvons pas
aller à une confrontation sans que nos couleurs soient
hissées ! J’ai attrapé le pavillon Jolly Roger
de Sea Shepherd et couru à la proue en une course
effrénée à essayer de jongler avec le drapeau alors
que le vent soufflait très fort et en essayant de
continuer ma course malgré le tangage et le roulis.
Le pavillon hissé, le navire est prêt. Un rapide échange
de mots bien qu’il ne soit que 4 h du matin. De plus
en plus de monde, des membres d’équipages curieux
ainsi que des medias, ont envahi le pont quand les
premières images des bateaux ont commencé à apparaître à travers
le brouillard.
« C’est
un des rainbow, tout va bien » la confirmation
arriva que nous avions bien en face de nous le navire
de Greenpeace l’Esperanza. Ce qui ne laissa
plus qu’une seule possibilité pour le plus gros « bip » à distance.
Le Nisshin Maru. Tout ce que nous avions prévu,
les zodiac, les skooters des mers, le zodiac volant,
tout tombait à l’eau à cause de la mer démontée qui
empêchait tout déploiement de matériel.
Le Nisshin Maru commenca à ne
former plus qu’une mince arête au loin et la déception
s’empara de nous quand leur capitaine décida de jouer à nous
faire peur. Ils tournèrent à tribord, ce qui les
mit sur une route de collision avec nous. Nous avions
non seulement le droit de passage mais le simple
fait qu’il ait pu penser que nous rebrousserions
chemin démontre sa totale méconnaissance de notre
histoire. Paul resta calme malgré la montée d’une
petite excitation comme pour le reste d’entre nous.
Finalement, c’est le capitaine du Nisshin Maru qui
s’est détourné et a fui. Ahh,
juste un autre jour à bord du Farley Mowat.
Jonathan
aka GeDDeN |
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25
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Joyeux
Noël à l’équipage de Greenpeace de la part de l’équipage
du Sea Shepherd.
Le
capitaine et l’équipage du Farley Mowat ont
envoyé leurs meilleurs voeux le jour de Noël aux
Capitaines et aux équipages des navires de Greepeace Esperanza et Arctic
Sunrise. Les équipes du Farley Mowat et des deux bateaux
de Greenpeace partage l’expérience commune de passer
Noël dans les eaux au large des côtes Antarctiques.
Il
n’y a probablement pas d’endroit aussi magnifique
sur Terre pour passer Noël que ces eaux parsemées
d’icebergs énormes et ces eaux où les baleines, les
phoques et les pingouins nagent.
En
ce matin de Noël notre équipage a pu voir les membres
d’équipage sur l’Esperanza pour la première fois
alors que le Farley Mowat approchait la flotte baleinière
japonaise.
Qu’y a-t-il de plus proche de l’esprit de Noël que de consacrer ce
moment à servir les baleines, les océans et la Terre ? Pour
lire les vœux individuels de l’équipage du Farley Mowat à celui de Greenpeace, cliquer
ici. |
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24
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd intercepte la flotte baleinière dans l’océan
austral - #6 de 6.
Les
deux navires se trouvaient sur une trajectoire de
collision et la proue du Nisshin Maru tangait
haut au-dessus des eaux alors qu’elle venait à pleine
vitesse en direction du Farley Mowat.
Le
Capitaine Watson donna l’ordre de déployer une ligne
d’amarrage derrière le Farley Mowat. Dès
que le Nisshin Maru vit la ligne, ils
tournèrent et n’insistèrent pas afin que leur hélice
ne soit pas endommagée.
A
6 h 00, le Nisshin Maru se dirigeait
vers l’Ouest dans une grosse mer avec le Farley Mowat à sa
poursuite.
Le
Capitaine Watson notifia au Nisshin Maru qu’ils
violaient la loi internationale et que, agissant
sous l’autorité de la Charte mondiale des Nations
Unies pour la Nature, il leur ordonnait de quitter
les oceans Australs et de retourner au Japon.
Le
Farley Mowat continue sa poursuite effrénée. Aucune
baleine ne sera tuée le jour de Noël. |
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24
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd intercepte la flotte baleinière dans l’océan
austral - #5 de 6. Quelques
moments plus tard, le bateau usine tourne et vient
vers le Farley Mowat en dépit du fait que
le Farley Mowat, qui se trouvait sur le tribord
du Nisshin Maru, avait le droit de passage. |
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24
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd intercepte la flotte baleinière dans l’océan
austral - #4 de 6. Le Nisshin Maru accélére tandis que le Farley Mowat vient à ses
côtés. |
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24
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd intercepte la flotte baleinière dans l’océan
austral - #3 de 6. Le Farley Mowat a dépassé l’Esperanza et s’est
dirigé vers le bateau usine japonais le Nisshin Maru, se trouvant à ses côtés. |
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24
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd intercepte la flotte baleinière dans l’océan
austral - #2 de 6. Le
Capitaine Paul Watson calcula une interception possible
de la course par l’abandon de la poursuite aux bateaux Esperanza et Artic
Sunrise. Il se dirigea droit vers l’Ouest et
attrapa la flotte alors qu’ils tentaient de se diriger
au Sud vers la baie Porpoise Bay. A 2 h 00, ils étaient
localisés au radar. |
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24
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd intercepte la flotte baleinière dans l’océan
austral - #1 de 6. Le
navire Farley Mowat, de la société de Protection
Sea Shepherd intercepte la flotte baleinière japonaise à 4
h 00 le jour de Noël [EST Australien (Heure
d’été de l’Est)]. |
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24
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Les
Australiens veulent, de manière écrasante, que
leur gouvernement arrête la chasse à la baleine
des Japonais.
Le
journal Melbourne Age a sondé ses lecteurs sur
le manque d’action du gouvernement Australien. http://theage.com.au/polls/national/results.html Le
gouvernement Australien devrait-il faire plus pour
stopper la chasse à la baleine des Japonais ?
Oui – 93 % Non – 7 %. Il est évident que les Australiens
veulent défendre les baleines mais que leur gouvernement
non. |
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23
Décembre 2005
Rapport
depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Récit
de blog par le membre d’équipage Alex Cornelissen.
Pourquoi
les Japonais se sont-ils enfuis ?
Peut-être
cela a-t-il à voir avec le fait que le bateau de
Sea Shepherd Conservation Society, le Farley Mowat, s’est approché dans les 30 milles (environ
55 km) de la position Japonaise, c’est alors qu’ils
ont se sont envolés à pleine vitesse vers le Nord
et ils courent toujours.
Ils
savent que Greenpeace peut aboyer mais ils savent
aussi que Sea Shepherd mord. Ils sont également au
courant que Sea Shepherd n’est pas intéressé par
le fait d’être témoin du massacre des baleines. Notre
objectif est d’arrêter la tuerie.
-
1er Officier Alex Cornellisen – Pays Bas.
En
novembre 2003, Alex a plongé dans la rade à Taiji
au Japon, côte à côte avec Allison Lance Watson pour
couper les filets afin de libérer 15 dauphins. Il
a été en prison pour 3 semaines et n’a aucun regret. « 3
semaines en prison pour sauver la vie à 15 dauphins,
cela me semble un bon deal », a déclaré Alex. Photo :
Alex, Paul Watson, et des amis de la Green Party
(devant le Farley Mowat). |
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23
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Les
Pirates baleiniers fuient lâchement la zone des
baleines – Le navire Farley Mowat de Sea Shepherd
se lance dans une poursuite mouvementée.
La
flotte baleinière japonaise est en fuite. Toute
la flotte de dirige vers le Nord-Est, en-dehors
de la zone des baleines, à la vitesse de 14 nœuds.
Le
bateau Farley Mowat de Sea Shepherd est à sa
poursuite, et se dirigeait vers la zone où les
baleiniers opéraient quand ils ont tourné et fui
en direction du Nord.
Les
deux navires de Greenpeace, l’Esperanza et
le Artic Sunrise sont aussi à sa poursuite.
L’Esperanza est capable de se maintenir
avec la flotte tandis que le Artic Sunrise suit
derrière. La position de la flotte Japonaise, à 2
h le 23 décembre était de 62 degrés 35 minutes
Sud et 143 degrés 34 minutes Est. Ceci positionne
l’escadre à plus de 200 milles au Nord de l’endroit
où ils ont été découverts en pleine chasse le 21
décembre.
Les
Japonais n’ont pas chassé aujourd’hui. Ils fuient.
Avec
l’autorisation du gouvernement Australien, un des
bateaux japonais a approché le port de Hobart,
Tasmanie, pour laisser à terre un chasseur souffrant
d’appendicite et pour se ravitailler. Cependant,
le malade a été extrait du navire par un hélicoptère
de secours. Le gouvernement Australien a ainsi évité l’embarras
d’avoir un baleinier japonais dans un port Australien pendant
que leur flotte chasse illégalement la baleine
dans la zone Australienne du territoire Antarctique.
Le
Capitaine Paul Watson croit que le gouvernement
Australien a décidé d’accorder son soutien à la
chasse à la baleine japonaise illégale indirectement
en ne s’opposant en rien à leurs activités hors-la-loi. « Par
leur volonté d’ouvrir un port Australien à un baleinier
japonais pour qu’il se ravitaille, ils ont envoyé un
signal d’acceptation de l’exploitation des baleines
par les Japonais dans le territoire Antarctique
Austral », a déclaré le Capitaine Watson. « Imaginez
que le port de Hobart ait été utilisé par un sous-marin
japonais pendant la seconde guerre mondiale pour
se réapprovisionner. Le Japon ne reconnaît pas
la revendication Australienne sur le territoire
Antarctique mais là encore, le Japon ne reconnaissait
pas la souveraineté Australienne du tout 60 ans
auparavant. »
« Maintenant
le gouvernement Australien déclare que l’opposition
de Greenpeace est contreproductive », continua
le Capitaine Watson. « Le fait est que c’était
le navire japonais qui s’est approché du bateau
de Greenpeace, toutefois, le Ministre de l’environnement
Ian Campbell a réprimandé Greenpeace pour ne pas
avoir respecté les lois de la navigation. Il apparaît
les Japonais ne peuvent commettre aucune faute
aux yeux du gouvernement Australien. Peut-être
faudrait-il poser la question : « Que
se passe-t-il vraiment ici M. Campbell ? Représentez-vous
le peuple d’Australie ou plutôt les sociétés commerciales
japonaises ?
Il
est peut-être temps une fois de plus de rappeler
au gouvernement Australien les crimes que le Japon
a commis :
1. Les
Japonais chassent la baleine en violation du moratoire
global sur la pêche à la baleine commerciale de
la Commission Internationale Baleinière. Le comité scientifique
IWC ne reconnaît pas la recherche fictive que les
Japonais utilisent comme excuse.
2. Les
Japonais tuent des baleines dans le Sanctuaire
baleinier de l’océan Austral.
3. Les
Japonais tuent illégalement les baleines dans le
territoire Australien Antarctique.
4. Les
Japonais visent les rorquals communs cette année
et les baleines à bosses l’an prochain. Ces espèces
sont en danger, et ainsi, ceci est une violation
de CITES, la Convention sur le Commerce International
d’Espèces menacées de la faune et la flore sauvages.
5. Les
Japonais violent la réglementation IWC 19(a). Les
réglementations IWC dans l’annexe de la Convention
interdisent l’utilisation de bateaux de transformation
pour procéder à tout stock : 19(a) Il est
interdit d’utiliser un bateau de transformation
ou une station terrestre dans le but de manipuler,
toute baleine qui soit classée, en tant que stocks
de protection dans le paragraphe 10.
Le
paragraphe 10(c) fournit une définition des stocks
de protection et fait l’état que les stocks de
protection sont listés dans les tables de l’annexe.
La table 1 liste toutes les baleines, petits rorquals,
rorquals communs et baleines à bosse inclus et
constate que tous sont des stocks de protection.
6. De
plus, les réglementations IWC condamnent expressément
l’é les petits rorquals :
paragraphe 10(d) dit « (d) En dépit
des autres dispositions du paragraphe 10, il devrait
y avoir un moratoire sur la capture, l’abattage
et la transformation des baleines, excepté les
petits rorquals, par les navires de transformation
ou les baleiniers de chasse liés à ces navires
de transformation. Ce moratoire s’applique aux
cachalots, orques et baleines à fanons, excepté les
petits rorquals. » à bosse sont tous les deux des
baleines à fanons et sont sujets à ce moratoire.
Six
violations flagrantes de la loi de Conservation Internationale
et tout ce que le gouvernement Australien peut faire
c’est réprimander Greenpeace d’être des victimes
d’attaques agressives par les baleiniers japonais. « L’Australie
n’est peut-être pas le Danemark mais quelque chose
est clairement corrompu à Canberra sur cette question.
Que se passe-t-il vraiment ici M. Howard ? » demande
le Capitaine Paul Watson. |
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21
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Greenpeace
fait obstruction aux efforts de Sea Shepherd en
Antarctique.
Le
21 Décembre, le deux navires de Greenpeace, l’Esperanza et
l’Arctique Sunrise ont localisé la flotte
baleinière japonaise à environ 240 milles (441 km)
de la position du navire de Sea Shepherd le Farley Mowat. Ils ont procédé de manière habituelle :
prendre des photos et suspendre des bannières. Une
des images du baleinier japonais le Nisshin Maru montre
les Japonais en train d’accrocher leur propre bannière
qui dénonce que Greenpeace nous trompe.
C’est
en fait une chose sur laquelle Sea Shepherd et les
baleiniers japonais sont d’accord. Greenpeace nous
a délibérément trompé et trahi.
Shane
Rattenbury, la dirigeante de l’expédition sur l’Arctic
Sunrise a d’abord refusé de transmettre la position
de l’escadre japonaise pour éviter que cette information
n’arrive à Sea Shepherd. Il était certain que Sea
Shepherd ne trouverait pas les japonais. La position
a finalement été délivrée par Greenpeace après que
Sea Shepherd était informée de la position par une
source indépendante.
Pendant
sept mois, le Capitaine Watson avait négocié avec
Greenpeace pour qu’ils coopèrent afin de trouver
ensemble la flotte baleinière japonaise.
« Maintenant
nous découvrons qu’au lieu de coopérer, Greenpeace
fait de l’obstruction et agit délibérément pour nous
maintenir à l’écart de la flotte japonaise. La raison
pour laquelle ils feraient cela demeure un mystère
dès lors qu’ils savent que nous sommes capables d’arrêter
les opérations de chasse à la baleine par les japonais. »
Greenpeace
a du bagage et leur aptitude à localiser l’escadre
japonaise est supérieure en raison des ressources
dont ils disposent.
« Le
problème est que Greenpeace s’est révélé incapable
d’arrêter les Japonais après une décennie de campagnes
où ils ont poursuivi les navires japonais en déployant
leurs bannières de protestation », a déclaré le
Capitaine Watson. « On peut penser qu’après
dix ans de campagne ruineuses, Greenpeace a réalisé que
la flotte japonaise ne prête aucune attention à ces
protestations. Sea Shepherd n’est pas là pour protester,
nous sommes ici pour faire respecter la loi de conservation
internationale et stopper la chasse à la baleine
illégale du Japon. »
Le
navire de Sea Shepherd, le Farley Mowat, est
supposé atteindre l’aire où Greenpeace a vu l’escadre
japonaise dans approximativement 24 heures.
Le
Capitaine Watson, (un cofondateur de la fondation
Greenpeace), et Emily Hunter (la fille de feu Robert
Hunter, le premier Président de la fondation Greenpeace)
sont tous deux à bord du Farley Mowat. Ils
sont tous deux très déçus que Greenpeace ait décidé d’adopter
une position hostile pour faire barrage aux efforts
de Sea Shepherd dans le sanctuaire des baleines dans
l’océan Austral en Antarctique.
Emily
Hunter a déclaré, « Je suis née et j’ai grandi
avec Greenpeace en tant que fille de ses cofondateurs
Bob et Bobbi Hunter. Ceci ne ressemble pas au Greenpeace
de mes parents. Les gens de Greenpeace qui essaient
maintenant de nous empêcher d’aller à la confrontation
avec la flotte japonaise n’étaient pas là jadis lors
des premiers voyages avec Paul Watson et mes parents
quand ils ont été confrontés aux baleiniers pour
la première fois. » La
campagne de Sea Shepherd pour trouver les baleiniers
continue. |
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18
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Le
voyage du navire Farley Mowat de Sea Shepherd – à la
recherche des tueurs hors-la-loi dans un sanctuaire
de baleines.
Le Farley Mowat a rencontré son premier iceberg de la
saison ce soir. De manière fantomatique, il a émergé de
l’épais brouillard. Nous l’avions repéré des heures
auparavant sur notre radar et nous savions donc
qu’il était gros mais nous avons tout de même été totalement
surpris par l’immensité de la structure qui a surgi
au-dessus de nous.
Il était
plat sur le dessus. Deux cents pieds de haut (61
m) et plus d’un demi mile de long (environ 900 m).
C’était comme passer un porte-avions en canoë. Toute
l’équipe est restée bouche bée devant ce navire fantôme
en cristal avec des bords aussi lisses, abruptes
et aussi laiteux que de la porcelaine. Nous éprouvions
tous un sentiment de crainte mêlée de respect, même
ceux qui étaient déjà allé dans ces eaux Australes
avant.
Magnifique.
Notre
patrouille dans le sanctuaire baleinier de l’océan
antarctique Austral est sur le départ et aujourd’hui
nous commençons à chercher les pirates baleiniers
du Japon.
Il
y a six navires par ici sur ces eaux, six navires
dont l’objectif est horriblement meurtrier et ces
opérations sont une violation flagrante de la loi
de conservation internationale.
La
fondation Greenpeace est aussi présente sur ces eaux à la
recherche des mêmes meurtriers. C’est leurs deux
navires et le nôtre contre les six navires de la
flotte japonaise.
J’ai
lu aujourd’hui comment un groupe de plongeurs courageux
et pleins de compassion, ont libéré une baleine à bosse
juste en dehors de San Francisco. Ils ont déplacé plus
de douze pièges à crabes pesants 90 livres chacun
(45 kg) avec des cordes qui étaient emmêlées autour
de la queue et des nageoires.
« Quand
j’ai coupé la ligne passant en travers de sa bouche,
son œil était là à me faire des clignements d’yeux »,
a dit le plongeur James Moskito. « Quand la
baleine a réalisé qu’elle était libre, elle a commencé à nager
autour en cercles », dit Moskito. « Elle
nageait vers chaque plongeur, lui donnait un coup
de nez et passait au suivant. Elle semblait affectueuse,
comme un chien qui est heureux de te voir. Je n’ai
jamais eu peur. C’était stupéfiant, une expérience
incroyable. »
Tant
d’effort et de courage pour sauver une baleine. En
même temps que la flotte japonaise lance des harpons
explosifs horribles dans le dos de baleines en fuite.
Puis les baleiniers les électrocutent tandis qu’elles
se débattent, luttent et saignent abondamment dans
la mer glacée pendant presque vingt minutes et que
leurs cris gargouillent dans l’eau en bulles de sang
et explosent dans l’air en bouffées d’une douleur
inimaginable, à la manière des humains.
Je
ne peux vous exprimer à vous, mes amis, combien cela
m’emplit de douleur de savoir que ces bouchers criminels
sont en ce moment même en train de pourchasser des
baleines sans défense tandis que nous les recherchons. En
ce moment, le sang chaud d’une baleine est probablement
en train de couler dans ces eaux glacées. Chaque
jour qui passe signifie que les océans sont pillés
un peu plus de la vie de ces gentils géants.
Quels êtres
peuvent bien être ces baleiniers ? Ils massacrent
les baleines sans pensée, sans pitié ou remord. Quelle
sorte de culture peut soutenir une telle industrie
si barbare et cruelle ? Comment les nations
du monde peuvent-elles rester en dehors et permettre
au Japon de continuer de manière méprisante à tuer
les baleines et faire comme si de rien était juste
parce qu’ils sont les réserves économiques de l’Asie ?
En
ce moment même, une créature intelligente, sociable,
incroyablement unique, est tirée par l’orifice d’un
navire usine fait d’acier et crachant de la fumée,
où des hommes se précipitent tels des cafards sur
le corps chaud, le découpant sa chair en tranches à l’aide
de couteaux aiguisés, déversant les entrailles sur
le pont, et arrachant les fœtus du ventre de leurs
mères qui ne connaîtront jamais la joie de mettre
au monde et d’allaiter leur progéniture.
Ce
que font ces hommes ici, dans ces eaux solitaires, éloignées
et hostiles est impardonnable. Ils font commerce
d’un massacre acharné de créatures dont la taille
du cerveau à elle seule devrait les préserver de
notre sauvagerie.
Ils
transforment ces magnifiques et beaux léviathans
dans des boîtes de viande congelées qui sera consommée
par des gens se mettant à distance de la souffrance
et de la destruction et qui n’ont pas même une pensée
pour le meurtre qu’ils endossent et promeuvent.
« Meurtre ! » Est-ce
là un mot trop sévère ? Je ne le pense pas.
Il s’agit de mammifères dont les cerveaux sont plus
complexes et plus gros que ceux de notre espèce,
dont les capacités de communication nous mettent
la honte et dont les relations sociales sont bien
plus solides que les nôtres. Leur nombre a énormément
diminué en raison de siècles de prédation humaine
sans pitié, et nous les tuons au nom de la science
pour rechercher pourquoi leur population diminue,
bien que la motivation réelle soit de transformer
leurs carcasses en centaines de millions de dollars
afin d’alimenter les profits de sociétés et de graisser
la patte des politiciens qui permettent à ce carnage
sanglant et illégal de continuer.
Ce
que nous avons ici dans les océans Australs est un
Sanctuaire International pour les Baleines où des
baleines antarctiques sélectionnées sont systématiquement
massacrées, aux côtés des rorquals communs en voie
d’extinction et l’année prochaine de la bien-aimée
baleine à bosse également en voie d’extinction. Il
y a aussi les Japonais qui tuent des baleines dans
le Territoire Antarctique Australien sans rencontrer
un murmure de protestation de la part de l’Australie
en raison des menaces économiques du Japon. Nous
voyons de plus la violation flagrante du moratoire
global sur le commerce des baleines qui est censé être
appliqué depuis 1986.
Tuer
des baleines dans ces eaux est clairement illégal,
vicieusement cruel et immoral.
Dans
un monde de six milliards et demi de gens, quelques
volontaires de douze pays différents sont là sans
le support d’aucun gouvernement, faisant le travail
que les gouvernements mondiaux devraient faire. Avec
des moyens limités, nous luttons contre une industrie
pesant des centaines de millions de dollars dans
le but de sauver les vies de milliers de baleines
menacées.
Pourquoi ?
Car quelqu’un doit s’en préoccuper et quelqu’un doit
agir et quelqu’un doit faire respecter la loi face à une
nation arrogante qui pille impitoyablement les mers
et extermine la vie intelligente sans pitié. Le
Soleil Levant n’a pas de place dans un monde où le
Soleil ne se lève pas. Les Japonais doivent emmener
leurs harpons cruels et leurs couteaux équarisseurs,
leur bateau usine et leur cupidité insatiable loin
de ce Sanctuaire et laisser les baleines vivre en
paix. |
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14
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Position
: 51 Degrés Sud et142 Degrés Est Le
navire de Sea Shepherd le Farley Mowat se dirige
maintenant vers le sud-ouest à la recherche de
la flotte baleinière japonaise. Avec deux navires
de Greenpeace venant de l’Ouest et un de nos bateaux
allant à l’Ouest, l’escadre japonaise devrait se
trouver entre nous. |
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09
Décembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Voyage
pour sauver les baleines.
Le Farley Mowat, le navire de la société de protection
Sea Shepherd partira du mouillage n°3 à Melbourne,
Victoria, Australie à 8 h le 10 décembre 2005.
Les bateaux de protection partent de Melbourne
avec une équipe de 44 personnes venues du Canada,
d’Australie, Nouvelle Zélande, Etats-Unis, Grande
Bretagne, Allemagne, Suède, Bermudes, Afrique du
Sud, et Brésil. Le navire s’arrêtera brièvement à Hobart
en Tasmanie pour prendre un hélicoptère et son
pilote, puis se dirigera vers le Sud en direction
des eaux Antarctiques pour prendre en chasse les
baleiniers japonais. Deux équipes partiront depuis
Hobart et une nous rejoindra. Un total de 43 équipes
fera route vers le Sud, de la Tasmanie à l’Antarctique.
Le
but de la campagne est d’intervenir contre les opérations
japonaises illégales de chasse à la baleine avec
l’objectif de stopper complètement leurs actions
hors-la-loi. La société de Conservation opère en
accord avec la Charte Mondiale pour la Nature des
Nations Unies qui autorise la mise en application
non gouvernementale des lois de conservation, dans
les eaux internationales au-delà des juridictions
nationales.
Grâce à la
générosité des citoyens de Melbourne, le Farley Mowat a reçu des dons généreux à la fois financiers et
matériels pour permettre à l’équipe de volontaires
internationale de se consacrer durant le prochain
mois et demi, à la défense des baleines dans le sanctuaire
de l’océan Austral contre le massacre impitoyable
et illégal commis par la flotte baleinière japonaise. « Nous
avons les yeux braqués sur notre objectif de protéger
les baleines de leurs tueurs. Ce voyage sera dangereux
et inconfortable contre un adversaire cruel et hostile
dans un environnement hostile et rude », a déclaré le
Capitaine Paul Watson. « Nous entendons bien
faire tout notre possible avec les ressources à notre
disposition afin de sauver autant de baleines que
possible, et nous avons l’intention d’être une épine
dans le flanc des baleiniers japonais cette année
et tous les ans où ils viseront les doux géants des
profondeurs. Nous sommes au 21ème siècle
et il est temps que ce barbarisme sanglant prenne
fin. Le genre humain doit cesser sa guerre arrogante
et ignorante avec l’espèce des baleines. Il est temps
pour les Japonais de grandir et de rejoindre le 21ème siècle. » |
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22
Novembre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Le
navire de protection active de Sea Shepherd, le
Farley Mowat arrive en Australie.
Nous
avons mis 31 jours pour effectuer la traversée trans-pacifique
depuis l’île San Cristobal dans les Galapagos à Melbourne,
Australie. Nous l’avons fait. La traversée faisait
7000 milles (
12 800
km environ) avec une brève halte à l’île Pitcairn
afin de charger des provisions et six sacs de courrier
de l’île puis ensuite un bref arrêt à Wellington,
Nouvelle Zélande, pour le carburant.
Nous
disposons maintenant de 12 jours pour toutes les
préparations nécessaires afin de se diriger au Sud
vers le Sanctuaire des baleines en Antarctique.
La
flotte baleinière japonaise se dirige en ce moment
vers le Sud depuis le Japon.
Nous
sommes dans les temps pour la campagne.
A
Melbourne, nous avons besoin de prendre quelques
engins de réparation, charger du carburant, de l’huile,
du carburant pour l’hélicoptère, des provisions et
d’accueillir l’équipage. Nous irons ensuite à Hobart,
Tasmanie, pour charger l’hélicoptère que nous achetons
pour cette campagne. Le
Farley Mowat sera amarré au dock Victoria à Melbourne
pour les 10 prochains jours. |
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28
Octobre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Les
Périls et Plaisirs de l’île Pitcairn.
Il
n’y a rien qui puisse plus faire apprécier le reste
de la journée que d’avoir trompé la mort et échappé à la
dislocation dans la matinée.
Aujourd’hui
fut pareil jour. Il a commencé suffisamment tôt avec
la vue du grand pic de l’île Pitcairn à 5 h 30. Nous
avons jeté l’ancre à la baie Bounty à 7 h mais avons
du jeter à nouveau l’ancre à 8 h quand nous nous
sommes rendus compte que nous ne touchions pas le
fond.
Le
premier officier Alex Cornelissen a pris le bateau
un mille (1840 m) au large pour dériver pendant que
je prenais une partie du littoral en direction de
l’île afin de préparer nos transferts.
Le
petit ami de Bosun, Colin Miller du Canada a passé en
revue le bateau et choisi Ryan Rittenhouse des Etats-Unis
pour l’assister. Egalement dans le bateau, à mes
côtés, se trouvaient le photographe et biologiste
Gunter Schwabenland et le cuisinier en second Roberta
Kleber, le maître de manoeuvre Lisa Moises d’Allemagne,
l’ingénieur en second Willie Houtman de Nouvelle
Zélande, ainsi que James Pacheco des Etats-Unis.
Tous
les huit, nous sommes montés et j’ai pris le contrôle
du Zodiac gonflable pour l’amener au petit dock sur
l’île. Dire qu’il semblait menaçant c’est peu dire.
Il y avait de grosses vagues assourdissantes qui
se fracassaient à l’entrée du petit port. L’abattement
de la vague sur la plage a propagé un craquement
dans l’eau.
Je
pouvais voir un insulaire au bout du dock qui pointait
notre approche, j’ai donc orienté le Zodiac et je
l’ai lancé en avant avec l’intention d’accélérer
sur la crête de la vague et rapidement percer pendant
le calme relatif derrière le mur de la vague.
C’était
le plan, et il dépendait de la synchronisation et
du sang-froid pour s’élancer derrière le rouleau
et le suivre, pas trop près, mais suffisamment afin
d’avoir un peu de répit pour rester devant une autre
vague.
J’empoignai
l’accélérateur et le gonflable s’élança mais un côté de
la houle dévia de la vague et le Zodiac fut heurté et
se dressa sur le sommet. Malheureusement, Ryan Rittenhouse
qui était assis à la proue fut jeté par-dessus bord
alors qu’il filmait la vague avec sa caméra. Il saisit
la corde de secours d’une main et de l’autre monta
sa caméra à James Pacheco pour qu’il l’attrape tandis
qu’il s’accrochait et avait les épaules baignant
dans l’eau écumeuse à l’avant du port.
Malheureusement,
son poids fit tourner le Zodiac et nous ralentit.
Je vis Ryan regarder derrière elle et crier, « Il
en arrive une grosse. » Je regardai également
et sus instantanément que nous étions en danger.
La vague menaçante qui arrivait vers nous prit une
hauteur terriblement haute. Je vis le rouleau se
former et avec Ryan sur le côté, nous n’avions pas
la vitesse pour empêcher l’inévitable.
Je
sentis l’eau pulser au-dessus, à l’arrière ainsi
que par-dessous tandis que nous fûmes rapidement
poussés sur le devant de la vague à une vitesse à vous
couper le souffle. Je ne pouvais pas nous lancer à fond
dans la rade sans donner une bordée à la vague qui
nous aurait assurément fait chavirer et jeter à l’eau.
Au lieu de cela, je luttai pour maintenir le bateau
droit tandis que nous surfions durement vers l’avant.
Je vis que Ryan arrivait à remonter dans le bateau
d’une façon ou d’une autre, alors que nous plongions
plus bas et nagions dans l’écume, remplissant le
bateau tout entier d’eau en même temps que le ressac
nous précipitait sur les rochers devant nous.
Alors
que nous heurtions les rochers, le bateau glissa
obliquement et notre bâbord frappa la roche où Ryan
se trouvait auparavant. S’il n’était pas remonté dans
le bateau, cela aurait pu être fatal.
Pendant
une fraction de seconde, nous étions haut mais certainement
pas au sec sur les rochers. Je criai à l’équipage
de sortir du bateau et ils s’exécutèrent rapidement,
glissant par-dessus le côté juste avant qu’une autre
vague nous frappe, remplissant une fois de plus le
bateau d’eau.
Je
restai seul à bord, me maintenant derrière le volant à essayer
de redresser le hors-bord. Il était coincé dans les
rochers. Colin poussait frénétiquement la proue et
Ryan la poupe.
Tout à coup,
une femme avec une chemise bleue, et j’appris plus
tard qu’elle était le Chef de Police Meralda Warren, se
retrouva avec de l’eau jusqu’à la taille et poussa
tandis qu’un groupe d’insulaires apportait une corde
allant du port jusqu’au Zodiac.
Les
insulaires et mon équipage prenaient de gros risques
comme ils poussaient le bateau entre les brassées
diaboliques et le littoral rocheux. Finalement, je
parvins à redresser le hors-bord. La corde était
attachée et ramena le bateau à nouveau dans le flot
de vagues où une autre lame le submergea sans parvenir
toutefois à le rejeter sur les rochers, pendant que
d’autres insulaires me tiraient le long du quai où ils
avaient abaissé le crochet d’une grue. Je l’attachai
vite fait et le bateau fut sorti de la mer.
Je
jetai un coup d’œil sur la mer et vis que mon équipage
tout entier se tenait sur la rive.
Le
Zodiac fut abaissé sur le quai où je vis que nous
avions endommagé les ailettes et craqué la coque
en plastique du Zodiac. Les dommages pouvaient être
réparés.
Ryan
avait perdu sa caméra mais pas de mal, même pas petit.
Lisa avait perdu ses sandales. Le sac d’appareils
photos et caméras de Gunter était entièrement sec
et intact, et mon sac avec les passeports de l’équipage,
en plus du courrier allant à terre, était détrempé cependant
je les avais enroulés dans des sacs plastiques et
tout était sec.
Je
serrai la main du Major Jay Warren qui était arrivé sur
le quai avec des caisses de bananes, papayes, noix
de coco, aubergines, carottes et oignons verts pour
nous. Nous le remerciâmes chaleureusement.
Meralda
Warren, trempée et nu-pieds, se présenta à la fois
comme officier de police et d’immigration. Je lui
présentai les passeports et elle les tamponna au
poste.
Elle
nous informa rapidement que notre expérience n’était
pas unique. L’accostage à Bounty Bay étant d’une
triste notoriété. La propre fille du Major avait
eu le bras presque sectionné dans un accident similaire à peine
une année plus tôt et venait seulement de retourner
sur l’île une semaine auparavant après avoir passé dix
mois à l’hôpital aux soins intensifs en Nouvelle
Zélande.
Nous
montâmes alors les espaliers escarpés jusqu’à Adamstown,
une route qui pendant deux cents ans et encore il
y a tout juste deux semaines - date où elle fut renforcée
sérieusement -, n’était qu’un sale chemin, la récente
construction ayant été immortalisée par des inscriptions
toutes fraîches des insulaires avant la mise en service
officielle.
Nous
visitâmes le bureau du Port. Nous avions donné notre
accord pour prendre le courrier de l’île jusque Wellington,
en Nouvelle Zélande. Nous postâmes nos propres lettres
qui, ironiquement, nous seraient redistribuées pour être à nouveau
redistribuées à Kiwiland.
Après
avoir joué avec sa vie, il est toujours bien de faire
une marche contemplative, et c’est ce que je fis,
en compagnie du reste de l’équipage qui allait partager
le même destin que moi. Un jeune homme appelé Andy
Christian nous accompagna. Nous grimpâmes sur les
coulées de lave vers un grand trou triangulaire dans
la montagne appelée Christian’s Cave. De là, nous
pouvions contempler trente milles sur la mer (55
km environ), l’immensité absolue du bleu berçant
un si petit rocher en son sein. Il y avait une douzaine
d’ombre de bleu entourant l’île, du turquoise au
bleu d’encre indigo profond et deux milles plus loin
(3600 m) une petite tâche noire – le Farley Mowat.
Nous
sommes si petits face à la mer et au ciel.
S’asseoir
là, à Christian’s Cave, où Fletcher Christian s’assit
une fois et rumina ses pensées tout en guettant la
mer changeante et néanmoins immuable, était éclairant.
Deux cents ans plus tard, un de ses descendants se
tenait à nos côtés, tandis que nous regardions Adamstown,
en lien avec l’histoire de l’île et avec la réalité que
notre destin est souvent déterminé par nos propres
choix.
Fletcher
Christian vint sur l’île pour échapper au courroux
de l’Empire Britannique et mourut seulement trois
ans plus tard, assassiné par la même femme qui lui
avait promis le paradis sur Terre. Pitcairn est un
paradis mais qui a un droit de passage de souffrance
et de privation.
Je
souris à l’idée que ce sort ne nous avait pas laissé comme
des cadavres sur ce rivage éloigné de Polynésie.
Peut-être sur un autre rivage lointain, à un autre
moment, mais pas aujourd’hui.
Le
Major Jay Warren et sa femme nous invitèrent tous
les huit à déjeuner. C’était un délicieux repas de
haricots, pain fait maison, de salade poussée chez
eux, de thé, jus de fruit et un gâteau à la banane
et noix de coco pour dessert.
Les
insulaires sortirent bateau pour nous ramener Ryan
Rittenhouse et moi-même à bord du Farley Mowat afin
de permettre au reste de l’équipage de visiter l’île.
Nous
revînmes dans un large bateau en aluminium. Ils chargèrent
notre Zodiac endommagé dedans. L’équipage du bateau
Pitcairn eut un bon « timing » alors
que nous sortions du petit port et montions sur un
rouleau rentrant : nous avons littéralement
volé sur son sommet, l’embarcation fut aéroportée
tout entière puis nous atterrîmes à plat en une fessée
cacophonique.
Le
reste de l’équipage put aller à terre et nous envoyâmes
des cadeaux d’épices, de condiments, de cassettes
vidéos et deux bonne cordes d’amarrage.
A
17 h 30, le long bateau fut de retour avec toute
l’équipe et six énormes sacs de courrier à distribuer à Wellington.
Donc,
pendant les deux prochaines semaines, nous sommes
officiellement un bateau de courrier sur la route
allant de Pitcairn à
la
Nouvelle Zélande. C’est en fait un honneur.
J’ai
parcouru des îles à travers le monde et j’ai rencontré des
insulaires, du cruel au gentil, du pilot baleinier
des féroces îles Féroé aux gardes forestiers dévoués
de Malpelo, Cocos, et des Galapagos, des tueurs de
dauphin de l’île Iki au Japon et des tueurs sadiques
des îles Magdalen aux adorables gens des Bermudes.
Mais
je peux dire en toute honnêteté que je n’ai jamais
rencontré un groupe d’insulaires plus brave, plus
amical, plus intéressant nulle part ailleurs sur
cette planète, qui soit aussi sympathique et aussi
passionnant que celui de l’île de Pitcairn. J’aime
cet endroit et mon équipage partage mon opinion que
nous avons été privilégiés d’avoir eu l’opportunité de
visiter Pitcairn, même si cela nous a presque tués. |
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27
Octobre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Rapport
du Captain Paul Watson depuis
l’île Henderson.
Ile Henderson
24°22'Sud & 128°19'Ouest
Le
navire de recherche nommé le Farley Mowat,
de
la
Société de protection Sea Shepherd, s’est arrêté sur
l’île Henderson aujourd’hui pour mener des observations
sur la situation écologique de l’île et surveiller
la vie sauvage. Cette île est considérée comme une
des plus éloignées dans le monde.
En
fait, depuis notre départ des Galapagos le 14 octobre,
nous n’avons vu aucune autre terre et juste un autre
bateau – un paquebot à quelques 750 milles (1380
km environ) au nord est de notre position.
L’île
d’Henderson est en effet à l’autre bout du monde.
Nous sommes à l’extrême sud-est de
la
Polynésie. Cette île de corail isolée fait 14 milles
carrés (25 km carrés environ) et se situe à environ
100 milles au nord-est de Pitcairn, sa voisine la
plus proche. L’île suivante la plus proche, Mangareva,
se trouve à quelques 400 milles au loin (736 km).
Le
nom de l’île tel qu’il est de nos jours, tire son
origine de l’époque où l’île fut découverte par le
Capitaine James Henderson du navire marchant de l’Inde
Britannique de l’Est, le Hercules. Le Hercules fut
appelé à Pitcairn le 18 janvier 1819 et vit Henderson
le jour précédent. Le Hercules était chargé de
relier commercialement l’Inde et l’Amérique du Sud,
et contribua à démarrer l’association durable entre
la
Société pour la promotion du savoir chrétien (d’abord à travers
leur comité de Calcutta) et les insulaires de Pitcairn.
Aujourd’hui,
le Farley Mowat a navigué tout en faisant le tour
de l’île en maintenant une distance d’un quart de
mille (500 m environ). L’île mesure approximativement
5 milles de long (9 km) et 2 milles et demi de large
(4 km). L’eau est assez profonde tout autour de l’île.
Ce
n’est pas un îlot volcanique en dépit de son altitude
relativement élevée de 31 m. En fait, il s’agit d’un
corail qui fut jadis surélevé par un tremblement
de terre.
Malgré les
apparences (c’est-à-dire végétation et arbres), cet
endroit est désolé et dépourvu d’eau douce en raison
du calcaire poreux qui compose l’île. Il y a bien
de l’eau douce qui jaillit mais elle bouillonne en
dessous de la mer à quelques 20 pieds (6 m environ)
du rivage et est uniquement accessible à marée basse.
On trouve également un peu de terre, mais malgré tout,
l’île est recouverte d’une broussaille dense parsemée
d’arbres chétifs. Il est donc difficile d’y marcher à cause
d’arêtes affûtées comme des rasoirs et de crevasses.
Pour
les gens qui y vivent ce n’est pas confortable, bien
que quelques personnes y aient vécu, mais aucune
de manière permanente depuis 500 ans. Ce qu’il advint
des Polynésiens de Henderson, des gens subsistants
coincés ici loin de Mangareva, demeure un mystère.
Nous
ne pouvions pas passer cette île sans y observer
l’état de la vie marine sauvage.
L’île
est sensée posséder en abondance des homards, crabes,
poulpes, et des variétés de poissons de récif ainsi
que de coquillages en nombre limité.
L’île
est aussi l’unique site polynésien du Sud-Est pour
la nidification des tortues. C’est la tortue verte
qui se hisse ici pour continuer sa lignée. Malheureusement,
nous l’avons manquée. Les œufs sont pondus entre
Janvier et Mars chaque année, nous sommes arrivés
un peu plus de deux mois trop tôt pour être les témoins
de leur visite.
Jadis,
l’île abritait 17 espèces d’oiseaux des mers se reproduisant
ici et 9 espèces d’oiseaux de terre autochtones,
5 d’entre elles étaient des oiseaux coureurs dont
3 sortes de pigeons. Le Dodo de Mauritius est le
plus célèbre d’entre eux à avoir disparu. Nous avons
oublié les autres espèces que nous avons exterminées,
trois d’entre elles vivaient ici autrefois sur Henderson,
victimes des habitants de Polynésie.
Un
grand amoncellement d’ordures brûlées et entassées
le long de la côte Nord laisse un témoignage sinistre
de la présence humaine. A l’évidence, à l’époque
de l’installation des Polynésiens sur les îles, des
dizaines de milliers d’oiseaux et de poissons ont été massacrés
seulement par une petite population, il y a un peu
plus de 500 ans.
Les
Polynésiens ont aussi essayé d’introduire l’agriculture à en
voir les bananes, les taros des marécages, les noix
de coco, les cordylines et bancouliers. Il
apparaît clair que des cochons ont également été apportés
sur île mais heureusement, il n’y a plus aucun signe
de leur présence.
La
présence d’outils faits en pierre basaltique suggère
qu’un commerce avec Pitcairn et Mangareva existait.
En échange, Henderson exportait des tortues de mer
et les précieuses et très recherchées plumes rouges
des perroquets de Henderson, des ptilopes, et des
oiseaux tropicaux à queue rouge.
L’île
est à nouveau la maison des colonies d’oiseaux survivants.
Malencontreusement, un des legs des humains est le
rat, et il continue à veiller sur les oiseaux de
mers et leurs œufs encore aujourd’hui.
Les
gens de Henderson moururent quand le contact avec
Mangareva et Pitcairn fut coupé vers 1500. Il n’y
eut pas assez d’arbres assez grands pour leur permettre
de fabriquer des canoés et ils furent effectivement
coincés.
La
société de Polynésie s’évanouit sur Mangareva en
raison de la surpopulation et de la limite des ressources.
En d’autres mots, la loi écologique des ressources
finies causa leur déclin de la même manière que ce
qui arriva sur Rapa Nui (l’île de Pâques). Trop de
monde et de la nourriture en quantité insuffisante… Mangareva
glissa dans le chaos de la guerre, la famine et du
cannibalisme.
Les
premiers Européens mirent le pied sur l’île en 1606.
Le navire Espagnol trouva l’île vierge de toute habitation
humaine. Cette découverte fut rapportée par Pedro
Fernandez de Quiros. Il la baptisa San Juan Bautista
et déclara que seuls des oiseaux y habitaient.
Henderson
est peut être inhabitée mais les Britanniques l’ont
officiellement réclamée en 1819. En 1937, Henderson
reçut la visite du croiseur H.M.S. Leander,
et de nouveaux panneaux furent érigés afin de réaffirmer
la souveraineté Britannique. On peut y lire :
Cette île appartient à son Altesse Sérénissime le
Roi George VI. Elle fut visitée par HMS Leander le
6 août 1937. Signé J.W Rivers-Carnac, Capitaine R.N
Directement
en lien avec la visite du Leander, le lieutenant
R.A.R Rae prit des photographies aériennes de chaque île
depuis un avion Walrus. Un mât où flottait l’Union
Jack fut installé et répertorié sur l’île. En décembre
1940, la Royal Navy découvrit que le drapeau avait été remplacé par
la
Swastika Nazi. Le groupe envoyé à terre découvrit
aussi cette note : avec toutes nos excuses
au Roi George VI, cette île appartient désormais
au Grand Reich Allemand.
Ainsi
même ici à l’autre bout du monde, les querelles ridicules
des nations Européennes furent ressenties puisque
l’humanité s’entretuait dans le seul but de posséder
autant de « poussière » que possible, et
cela même si la « poussière » n’avait d’autre
utilité que le simple fait d’être « possédée ».
Quand
je contemple ces terres désolées, je pense à ces
premiers habitants, ces Polynésiens qui furent bloqués
ici il y a si longtemps. Il est difficile d’imaginer
le stress que les insulaires ressentirent quand ils
réalisèrent que plus un seul canoë ne leur rendrait
visite. Ils ont du s’interroger sur ce qu’il allait
advenir. Ils n’allaient plus avoir accès à aucun
outil de pierre ni canoë. Et de façon tout aussi
stressante, il n’y aurait plus la possibilité de
se marier avec d’autres populations, ce qui les condamnait à des
relations incestueuses sources d’accentuation des
défauts génétiques.
A
un certain moment, le dernier survivant de Henderson
a dû regarder au-delà des mers. Sans contact depuis
des générations avec le monde extérieur, un tel monde
a dû devenir un mythe et faire partie de la mémoire
ancienne. Henderson ou quelque soit le nom qu’ils
aient pu donner à l’île, aura été le monde dans sa
globalité et leur monde s’est révélé tout simplement
incapable de subvenir à leurs besoins pour leur permettre
de survivre.
Mais
tandis que leur nombre déclinait et que leur société était
en perdition et disparaissait, ils ont voracement
détruit grand nombre d’espèces et laissé des détritus
au sein de leur petit écosystème fragile.
Il
est impressionnant de voir combien les événements
sont connectés à travers l’histoire. Ici nous sommes
au large de l’île alors que nous sommes en route
pour la campagne dans le but de protéger les baleines
dans les eaux autour de l’Antarctique.
Presque
deux cents ans auparavant, en 1819, un gigantesque
cachalot enragé enfonça et coula le baleinier Yankee Essex dans
la zone près des Marquises. C’est cet incident qui
inspira à Herman Melville, l’histoire de Moby Dick.
Les
survivants de l’Essex restèrent uniquement
avec des embarcations. Ils parvinrent à atteindre
le rivage de Henderson et repartir encore le 20 décembre
1820. Trois des bateaux se dirigèrent vers l’Amérique
du Sud, lointaine de 4300 milles (7900 km) et furent
secourus sur le chemin, mais pas sans avoir échappé au
cannibalisme pour survivre.
Trois
des membres d’équipage de l’Essex décidèrent
de rester sur Henderson et furent secourus par le
navire britannique le Surrey le 18 avril 1921,
après avoir passé 107 jours sur l’île.
Henderson
a bénéficié de centaines d’années pour cicatriser
elle-même depuis les premiers Polynésiens et ces
Européens qui furent coincés brièvement, et malgré le
fait que ces espèces d’oiseaux menées à l’extinction
par les envahisseurs humains ont disparues à jamais,
les tortues vertes viennent toujours et les oiseaux
survivants continuent à se nicher. Les poulpes et
les homards sont toujours dans les hauts-fonds et
l’île survit tant bien que mal.
Pour
moi, l’intérêt principal de cette île est qu’elle
n’est plus habitée par les humains. Il y a si peu
d’endroits que les humains n’ont pas occupés.
Mais
cette vertu n’est pas faute d’avoir essayé. En 1881,
une compagnie Australienne prospecta l’île à la recherche
de guano mais fut heureusement délogée par sa relative
pénurie comparée aux autres îles. L’idée fut abandonnée.
La
compagnie de Phosphate du Pacifique n’ayant pas connaissance
de cette prospection, fit à nouveau des investigations
pour l’exploitation de guano en 1907 et en vint aux
mêmes conclusions : le projet n’était pas commercialement
viable.
L’ultime
tentative pour abîmer l’île arriva au début des années
1980, quand le millionnaire Américain Arthur M. "Smiley" Ratliff
tenta d’acheter l’île dans un premier temps puis
de la louer. Ratliff proposa de passer toute la végétation
au bulldozer dans le but de construire un ranch de
bétail, un hôtel et un petit hameau, enfin aménager
une piste d’atterrissage. Ratliff visita Pitcairn
en 1981 et le comité insulaire de Pitcairn approuva
ses projets. Grâce aux efforts des lobbies de
la
Société Royale d’Angleterre et de l’Institution de
ferronnerie américaine, sa demande fut réduite à néant par
le Ministère du Commonwealth et des affaires étrangères
britanniques. Cette décision de protéger l’environnement
naturel de l’île fut renforcée plus tard par la signature
de la Convention pour la Protection des Ressources
Naturelles et de l’Environnement de
la
Région Pacifique Sud, le 16 juin 1988, par ces autorités.
Ce fut une décision importante, garantissant la préservation
de l’île dans son état naturel. Cela aurait été un
désastre total pour l’écologie de l’île si Ratliff,
ou n’importe qui d’autre, avait reçu l’autorisation
de s’installer sur l’île.
De
nos jours, l’île a été désignée comme un Site d’Héritage
Mondial par l’UNESCO.
Nous,
humains du Farley Mowat, l’avons visitée mais nous
n’avons rien pris, enfin presque rien. Pas un poisson,
pas un crustacé, pas une pierre ou un oiseau mais
un de l’équipage a ramené une noix de coco et je
suis heureux de raconter que c’était une des plus
délicieuses que j’ai jamais goûté.
Notre
objectif consistait uniquement à témoigner et rapporter
ce que nous avons observé.
Malheureusement,
nous avons remarqué quantité de matière plastique
sur la plage. Nous avons récupéré quelques objets
tels des balais en plastique, une cuvette de toilette
cassée et une vieille bouée de sauvetage d’un navire
nommé le Pan Venture, ainsi que quelques bouteilles
or l’important ressac a rendu impossible leur récupération
en dehors de quelques déchets. Nous avons été contraints
de laisser derrière nous des milliers de bouteilles
plastiques et de sacs, de gros morceaux de polystyrène
expansé et d’autres camelotes variées. Nous avons également
observé plusieurs filets de plastique avec des balises
de flottaison.
Ce
fut un débarquement dangereux tout comme le départ.
Le ressac était vraiment trop fort pour débarquer
en bateau alors le groupe dut nager entre les récifs
dans ce grand ressac et revenir de la même manière.
Le premier Officier Alex Cornelissen fut écrasé
sur le corail mais s’en tira heureusement avec seulement
des coupures mineures et quelques contusions.
Nous
ne sommes pas restés longtemps. Nous avons quitté Henderson à notre
poupe, sans lumière pour gâcher son rivage et l’avons
regardée tandis que sa silhouette sombre se mélangeait à l’obscurité du
jour finissant. C’est avec joie que je l’ai vue disparaître
tout en sachant que la vie a survécu sur ses haut-fonds
et sur ses rochers ainsi que sur ses plages de sable.
Mais c’était aussi avec une pointe de tristesse, à savoir
que même ici dans cette immensité lointaine du milieu
du Pacifique Sud, les déchets en plastique de notre
société moderne détruisent les plages et les eaux
environnantes. Nous
nous arrêterons demain à une centaine de milles de
l’île de Pitcairn afin de se procurer quelques provisions
fraîches et pour poster quelques lettres avant de
continuer à traverser en direction de Melbourne en
Australie. |
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23
Octobre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Sea
Shepherd découvre une flotte de navires japonais
pillant les mers de
la
Polynésie du Sud-Est.
Alors
que le soleil se couchait sur ce dimanche 23 octobre,
l’équipage du Farley Mowat repéra la coque
blanche d’un navire. Le Farley Mowat changea
de course pour l’intercepter tandis que celui-ci
entendait éviter de se faire coincer. Le Farley Mowat s’approcha du navire et l’identifia comme
le Kotoshiro Maru N27 répondant à l’appel JRYG.
Le
bateau ne déployait pas de lignes dérivantes et ne
semblait pas posséder l’attirail pour le faire. Il
paraissait plutôt être un conditionneur, chargé de
collecter le poisson d’autres navires et de le livrer à un
bateau mère. Le vaisseau japonais se trouvait à 15
degrés 7 minutes Sud et 119 degrés 32 minutes Ouest à la
zone extrême Sud-Est de l’archipel Polynésien. La
position se trouve environ à 740 milles (1360 km)
au Nord-Est de l’île de Henderson et à 840 milles
(1540 km) au Nord-Est de l’île de Pitcairn. Ce navire
indique la présence d’une flotte de pêche Japonaise
dans ces eaux et l’équipage du Farley Mowat aura
continuellement l’oeil à la recherche de lignes dérivantes
illégalement en place tandis que nous passons dans
cette partie de l’océan. Il
est prévu que le Farley Mowat passe l’île
de Henderson le 27 octobre sur son chemin vers Melbourne
en Australie. |
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21
Octobre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society. J’ai été informé qu’il
n’y avait pas de gazole disponible à Tahiti, j’ai
changé ma trajectoire et tracé une grande route circulaire
en direction de Wellington, Nouvelle Zélande. Nous
devrions y être dans 19 jours. La distance est de
4 183 milles (7700 km). Cela nous fera passer
près de l’île de Pitcairn, où nous nous arrêterons
peut-être pour des produits frais et visiter les
descendants des insurgés. |
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20
Octobre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Cela
fait 7 jours que nous avons quitté les îles enchanteresses
des Galapagos. Aujourd’hui nous voguons le long des
mers tropicales, avec des milliers de poissons volants
argentés continuellement devant notre proue. La beauté du
soleil qui miroite sur leurs ailes est fantastique.
Nous avons aperçu un rorqual commun ce matin et nous
sommes escortés par un couple de Puffins. Nous avons
installé un appareil photo et un trépied sur le pont
et le but du jour est de voir si nous parvenons à capturer
l’image d’une de ces créatures remarquables tandis
qu’elles se propulsent dans l’air et planent sur
la surface de la mer.
Actuellement,
nous sommes à 7 degrés 46 minutes Sud et 109 degrés
45 minutes Ouest. Nous sommes à 1279 milles (2350
km) des Galapagos en direction de l’archipel des
Tuamatu et de Papeete, Tahiti à environ 2500 milles
de notre positionnement actuel. Nous nous arrêterons
quelques heures pour prendre 5000 gallons (20 000
litres environ) de diesel et ensuite ce sont encore
3500 milles (6400 km environ) au Sud-Ouest vers la
Mer de Tasmanie et le bas de l’Australie vers Melbourne.
Nous devrions y parvenir aux alentours du 16 ou 17
novembre ce qui nous laisse deux semaines seulement
pour faire tous les préparatifs pour parvenir en
Antarctique et intercepter les baleiniers japonais.
Il
n’y a aucun autre endroit au monde qui confère un
si merveilleux sentiment de totale liberté tandis
que l’on se trouve sur cette mer ondulante de
la
Grande Bleue. Nous sommes à plus d’un millier de
milles (1800 km environ) de la terre la plus proche,
de l’autorité centrale la plus proche, des points
incarnant la folie des hominidés les plus proches.
Pas de réception de télévision ici, pas de téléphones
cellulaires, pas de shows radiophoniques irritants.
Juste le ciel bleu, les mers bleues et une éruption
de couleur deux fois par jour quand le soleil se
lève et se couche et alors nous nous pressons tous
avec impatience pour voir le bref rayon vert au moment
où le Soleil embrasse l’horizon et disparaît jusqu’au
jour suivant.
Comme
j’aime cet endroit. Ce voile vivant tout de bleu,
allant d’horizon en horizon dans toutes les directions.
Quand je suis ici, je prends conscience de nos perceptions
abusées qui nous ont fait appeler cette planète
la
Terre. Nous ne vivons pas sur une planète faite de
terre. Nous sommes sur une planète composée d’Eau.
Seuls nos préjugés liés à nos limites terriennes
nous ont fait proclamer que l’Eau était la Terre
mais depuis l’espace la vérité peut être vue car
c’est une perle bleue vivante posée contre la noirceur
esseulée de l’espace. Depuis l’espace, nous ne voyons
pas le marron ou le vert, nous voyons le bleu des
mers et le blanc des eaux brumeuses dans l’océan
atmosphérique – les nuages. Nous habitons dans cette
zone où les deux immenses océans de cette planète
se rejoignent. L’océan superficiel qui recouvre la
surface et la mer incroyablement profonde qui enveloppe
le globe dans les brumes de cette substance magique
que nous nommons eau.
Tout
autour de nous vivent des milliards d’êtres vivants
allant de la simple bactérie des réserves du phytoplancton
aux gigantesques peuplades de poissons sur lesquels
nous infligeons quotidiennement des pogroms sanglants
d’extermination, mais aussi aux divins esprits de
la mer – les baleines, créatures sensibles que nous
comprenons à peine encore et que les plus barbares
d’entre nous continuent à assassiner dans une quête
passionnée du profit. Quand je pense à un de ces
fabuleux Léviathans criant de douleur à cause de
la blessure horrible infligée par un harpon, je me
désespère pour mon espèce et je pleure pour les victimes.
Dans
la grande majorité, nous, humains pensons très peu
de choses de ces congénères, si d’aventure il nous
arrive d’y penser tout court. Or ici, nous les voyons,
nous nous en émerveillons, nous les ressentons. Des
bancs de calmars se mouvant tels des engins spatiaux
vivants dans la noirceur d’encre des eaux à l’aide
d’un jet de propulsion organique, aux tortues de
mer solitaires explorant sans fin les mers mais retournant
toujours à la maison, sur la même plage afin de perpétuer
leur espèce, comme elles l’ont fait depuis des centaines
de millions d’années.
Comme
nous les regretterons alors quand ils auront disparu.
Je
pense que ma vie entière a été consacrée à exprimer
uniquement combien la guerre menée par l’hominidé contre
les océans m’a affecté. A l’intérieur de moi, couve
la rage que j’ai maîtrisée pendant près d’un demi-siècle.
J’ai tenté de la diriger positivement à l’encontre
d’adversaires sélectionnés en fonction du degré de
leur activité illégale. Mais tant de choses illégales
sont également injustifiées et destructrices et cela
engage toute ma volonté de mener à bien ce combat
sans fin, sans merci pour la protection de la vie
des océans.
Cependant
il n’y a véritablement aucune autre alternative.
Je fais ce que je dois faire, avec les ressources
dont je dispose, au mieux de mes capacités et sur
le long terme, c’est tout ce que chacun de nous peut
véritablement faire.
Dans
un monde où l’homme le plus puissant mondialement
est un idiot écologique, où les peuples ont été harnachés à l’apathie
par des trivialités matérielles, où des organisations
environnementales d’envergure extraient la passion
du mouvement pour en faire un business, les chances
de succès sont faibles et nos victoires sont constamment
temporaires.
Néanmoins,
nous pouvons dire que nous avons essayé et vous tous
qui vous lancez dans cette grande bataille, que ce
soit pour sauver les forêts, sauver les animaux,
sauver une rivière, un marais ou qui oeuvrez pour
la réduction de la population humaine, je ne peux
que dire que vous oeuvrez tel qu’un authentique habitant
de la Terre devrait le faire – vous travaillez pour
notre survie collective et c’est un héritage dont
nous pouvons tous être fiers. Alors
que je termine ce message, je peux voir à travers
mon hublot. Un autre banc de poissons volants vient
de surgir de la mer et un Puffin plonge afin d’en
capturer un, et il y arrive – quelle combinaison
de vitesse et de précision, de voir ces deux espèces
interagir en tant que proie et prédateur. Aucun pilote
de combat ne pourrait égaler ce Puffin en matière
de manoeuvrabilité et d’action décisive. Le Puffin
plane à travers les vagues avec son repas et les
poissons volants survivants poursuivent leur flirt
en vol. Tous deux sont l’écho de la poésie de la
vie en mer et c’est cette poésie qui fait que la
vie vaut la peine d’être vécue pour chacun d’entre
nous. |
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14
Octobre 2005
Rapport
du Capitaine depuis le navire Farley Mowat de
Sea Shepherd Conservation Society.
Position
: Ile San Cristobal, Galapagos, Equateur.
Le Farley Mowat est parti de Puerto Ayora à midi le
13 octobre en compagnie d’un équipage volontaire
de 21 personnes. Parmi les nationalités représentées
se trouvent des citoyens du Canada, des USA,
du Brésil, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Grande
Bretagne, de Nouvelle Zélande, d’Australie et
des Bermudes.
Le
navire s’est dirigé vers l’île de Baltra afin de
prendre 55 tonnes de carburant diesel et a pris
le départ à 22 h tout doucement en direction de
San Cristobal afin de charger de l’eau.
Le Farley Mowat est entré dans le port de San Cristobal à 10
h le 14 octobre après avoir été retardé par un
navire Equatorien de la marine qui avait des
problèmes mécaniques. Tandis que nous entrions
dans le port, un énorme thonier Equatorien nous
dépassa en direction de la mer.
Nous
avons jeté l’ancre dans le port et l’équipe fut
choquée de découvrir que nous étions en plein milieu
d’un déversement de diesel et des lions de mer
nageaient dans la pâte épaisse et luisante à la
surface de l’eau.
Il
est prévu que le navire parte ce soir. Pendant nos
premières 24 h, le bateau recherchera des navires à filets
dérivants ainsi que des braconniers de requins avant
de partir pour Melbourne.
Le
jour où le Farley Mowat prit le départ
depuis Puerto Ayora, le Capitaine Paul Watson renouvela
le contrat entre
Sea Shepherd Conservation Society et le Parc National
des Galapagos. Avec la fin de notre collaboration
de cinq ans, Sea Shepherd a donné son accord pour
maintenir notre bateau rapide de patrouille le Sirenian,
dans les Galapagos de façon permanente afin d’assister
le Parc National des Galapagos dans ses interventions
contre les braconniers.
La
Sea Shepherd Conservation Society a également
ouvert un bureau sur le terrain à Puerto Ayora
juste à l’extérieur des portes du siège du Parc
National des Galapagos et aux côtés du bureau de
WildAld. La
distance entre les Galapagos et Melbourne en Australie
est de 7300 milles (13400 km environ). Le Farley Mowat devrait arriver à Melbourne mi-novembre. |
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