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11/02/2009 – Implications médicales des attaques physiques des baleiniers japonais sur les equipages de Sea Shepherd
Raport par le Dr. David
Médecin de bord - Steve Irwin
Pendant les confrontations entre l’équipage de Sea Shepherd et la flotte baleinière japonaise, j’ai été témoin en première ligne, d’attaques sur notre équipages de trois façons différentes :
- Canons à eau : des canons à eau à longue portée et à haute pression pouvant causer des fractures osseuses, et causer des traumatismes sévères sur les tissus mous furent dirigés sur les membres d’équipage tant dans les pneumatiques qu’à bord du Steve Irwin. Un membre d’équipage, un caméraman, fut touché au visage violemment, ce qui le propulsa vers l’arrière sur le pont d’un pneumatique. Il a eu une très forte abrasion avec saignement des tissus entourant un œil, et des hématomes au niveau du cou et au bas du dos. Selon mon observation, s’il avait été atteint directement sur l’œil, il en aurait perdu l’usage. Un autre membre d’équipage fut renversé à bord du Steve Irwin. Il eut aussi des hématomes et le risque d’être projeté par dessus bord et de mourir d’hypothermie est un risque réel dans ces eaux, où le temps de survie dans l’eau se mesure en minutes.
- Des jets de pièces en métal et autres objets, dont des noix, des écrous, et des balles de golf furent utilisés à maintes reprises contre les membres d’équipage. Des plaies et des traumatismes en furent le résultat. Des fractures des os de la face et des dommages aux yeux étaient aussi dans le domaine des possibilités.
- Utilisation de Dispositifs Acoustiques à Longue Portée (DALP). Ce dispositif émet des ondes allant jusqu’à 163 décibels, et des fréquences hautes et basses à moins de 500 mètres. Ces dispositifs furent dirigés contre les équipages de Sea Shepherd qu’ils aient été dans l’hélicoptère en l’air, ou dans les pneumatiques, ou à bord du Steve Irwin. Les sons à heute fréquence perturbent l’oreille interne l’équilibre. Des membres d’équipage ont rapporté s’être senti désorientés et déséquilibrés. Les sons à basse fréquence ont en apparence un impact sérieux sur le système nerveux. Les effets de ces appareils sur les individus à bord de l’hélicoptère, des pneumatiques, ou du Steve Irwin, sont très sérieux. Les salves de DALP furent envoyées quasiment à bout portant vers la passerelle du Steve Irwin au moment de deux incidents de collisions séparés.
Je suis très perturbé par ces attaques non justifiées contre les équipages de Sea Shepherd. Nous avons eu beaucoup de chance que personne ne soit sérieusement blessé. |
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09/02/2009 - Perdre des Baleines
David (3éme mécanicien)
Alors que la guerre des baleines se passe à l'extérieur, le devoir d'un mécanicien est de rester assis dans la salle des machines pendant les confrontations. Nous devons garder un oeil sur les jauges et les moteurs pendant que le reste de l'équipage est sur le pont et assiste aux événements. S'il y a une collision, nous avons la peur supplémentaire que de l'eau s'infiltre par une possible brèche dans la coque et inonde la salle des machines.
Je sais que je n'étais pas seul à avoir des problèmes pour dormir la nuit dernière. Ce mois-ci, nous avons commencé à lutter contre l'illégale et immorale chasse à la baleine. Nos membres d'équipage souffrent de blessures mineures à cause d'objets lancés contre eux, de puissants jets d'eau et des effets inconnus de leurs nouvelles armes acoustiques, les DALP.
Nous sommes dans les eaux les plus éloignées de la terre. Nous sommes ici pour faire le travail de gouvernements peu disposés à arrêter les hors la loi; mais ça n'est pas facile. La plupart d'entre nous ne sommes pas marins professionnels et certains vivent même leur première expérience en mer. Chaque jour, nous faisons de notre mieux et personne ne regrette une seule minute passée à défendre les baleines.
Pour note finale, je voudrais mentionner les cinq rorquals qui ont été assassinés devant nos yeux. En général, les chasseurs de baleines nous fuient dès qu'ils nous aperçoivent, mais cette fois ils ne l'ont pas fait. Nous ressentons tous une grande tristesse envers la mort de ces créatures merveilleuses. Nous avons essayé de faire tous ce que nous pouvions, mais nous n'étions tout simplement pas assez rapides pour arrêter les bateaux harpons. Cette défaite restera dans nos cœurs pour toujours. |
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08/02/2009
Affronter les chasseurs de baleines - Steve (Photographe)
Ce fut une semaine incroyable. Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour sauver les baleines. Et même si tous les membres à bord veulent rester en mer de Ross pour empêcher la chasse le plus longtemps possible, nous devons rentrer.
Il y a seulement 8 jours que nous avons eu notre première confrontation avec le Nisshin Maru, localisé à 67°S / 165°W. Les bateaux harpons Yushin Maru 1 et 3 étaient avec le "bateau-mère". La flotte japonaise s'enfuit vers les glaces en nous voyant. Nous nous retrouvâmes juste derrière le Yushin Maru 1 et 3 à la poupe. À 6 h du matin le 2 février, les zodiacs partirent à la poursuite du Nisshin Maru et des deux bateaux harpons. Le zodiac Delta, sur lequel je prends mes photos, a le devoir de surveiller le Nisshin Maru alors que le Gemini s'occupe des deux autres.
Durant les 6 heures qui suivirent, les membres du Delta ont été constamment arrosés par les jets d'eau à forte préssion et étourdis par les salves soniques d'armes acoustiques (DALP) émises depuis le pont du Nisshin Maru situé bien au-dessus de nous. Les membres du Gemini quittèrent alors les bateaux harpons pour nous aider. Cependant, l'un des membres du Gemini fut légèrement blessé lorsque le zodiac vint au contact d’un jet d'eau très puissant du Nisshin Maru. Le Nisshin Maru s'enfonça loin dans les glaces afin de rendre la poursuite plus difficile encore pour les zodiacs. Mais, en dépit des chocs avec la glace, les zodiacs parvinrent à maintenir la course. Le Gemini décida ensuite de retourner auprès des deux bateaux harpons. Cette fois-ci, Laurens fut frappé sur la tête par un morceau de métal lancé par les chasseurs de baleines du Yushin Maru 3.
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07 février 2009
Blocage des opérations de chasse à la baleine par
Emily (Quartier-maître)
A 6h30 du matin, je tombe de ma couchette à cause des zigzags du navire et des sirènes d’alerte dehors. Je me précipite sur la passerelle et voit des jets d’eau à haute pression inonder tout le côté tribord, avec l’équipage et mes amis dehors en train de subir de plein fouet l’attaque. Nous dépassons le « vaisseau mère » de la flotte baleinière japonaise qui est à tribord. L’équipage de notre navire écolo envoie des bombes puantes sur les ponts du baleinier pour le contaminer. J’apprends d’un officier qu’une baleine a été tuée alors que nous montions la garde. Elle est en train de se faire dépecer et empaqueter sur le « vaisseau mère ». Nous nous battons pour empêcher ceci. C’est ma guerre, une guerre écologique, une guerre des baleines.
Nous sommes le 06 février, et après 5 jours de poursuite du Nisshin Maru par Sea Shepherd dans l’Océan Austral, la flotte baleinière contre-attaque. Sea Shepherd a empêché leurs opérations de chasse à la baleine grâce à la tactique de course-poursuite. Mais aujourd’hui, ils ont testé nos limites, et tué une baleine. Hors de vue, le meurtre fut indétecté. Et avec deux miles marins entre le navire de Sea Shepherd, le M/Y Steve Irwin et le « vaisseau mère » Nisshin Maru, le transfert était impossible à empêcher.
C’est le harponneur Yushin Maru 1 qui avait le cadavre d’une baleine attaché à son tribord. En quelques minutes, les baleiniers transférèrent efficacement la carcasse sanguinolente de la baleine morte sur la rampe de hissage du Nisshin Maru. En trente minutes, il ne restait plus rien de la baleine si ce n’est sa colonne vertébrale et le harpon.
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07/02/2009 - Affrontement avec le Nisshin Maru - Par Nicola (aide-cuisinière)
Samedi 6 Février
Tout a changé aujourd’hui.
J’ai été réveillée aux alentours de 5 heures du matin par le son du DALP (Dispositifs Acoustiques Longue Portée) qui s’insinuait dans mes rêves. J’ai ouvert mon hublot afin de voir ce qui se passait, mais tout ce que j’ai pu voir, c’était les canons à eau ultra puissants du Nisshin Maru bombardant notre bateau à une distance d’à peine 10 ou 15 mètres.
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Samedi 7 Février
C’est plus calme sur le bateau, ajourd’hui. Tandis que la plupart se repose, certains d’entre nous reviennent à leurs activités routinières. Il faut toujours préparer trois repas par jour, il y a une salle des machines à faire tourner et des corvées à faire. Nous continuons notre travail en cuisine comme d’habitude pendant que d’autres membres de l’équipage consultent les grands titres internationaux que nous ont values nos actions d’hier. Il y a deux anniversaires à bord aujourd’hui alors nous préparons des gâteaux au plus tôt au cas où nous devrions nous équiper pour une action plus tard dans la journée. La cuisine, c’est un travail difficile en permanence. Laura et moi avons tous les deux des activités sur le pont, et notre membre d’équipage japonais est très occupé par son travail de traduction, alors nous sommes tous à notre maximum afin de pouvoir jongler efficacement entre nourrir l’équipage et s’investir sur la ligne de front.
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Jeudi 5 février 2009
Etre une militante en Antarctique – Par Nicola (Aide Cuisinière)
70 degrés sud. Là où Dieu n’est pas- Si vous êtes croyants.
Il est 1h 40 du matin et je ne peux pas dormir. Je regarde par le hublot un paysage maritime gris et voilé, dans un crépuscule continu.
Hier matin, j’ai été réveillée à 5 heures par quelqu’un qui me faisait savoir que nous étions soudainement flanqués de 2 harponneurs de la flotte baleinière, alors que nous filions le train du Nisshin Maru – le navire usine de la flotte baleinière. Nous avions combattu longtemps la veille et chacun rattrapait son sommeil. Rapidement j’ai enfilé mon vêtement de pluie et je suis montée sur le pont, les 3 bateaux apparaissaient dans la brume - nous narguant et nous tournant autour, pour essayer de nous distraire du navire usine, notre cible principale, le Nisshin Maru.
Il y a un large éventail de personnes sur notre navire, trois personnes d’Australie occidentale cette fois – moi toujours en cuisine et à bord pour la dernière année, Stephen, un vétéran de plusieurs campagnes dans la salle des machines et notre nouveau docteur David. Nous sommes tous de différents milieux sociaux. Nous avons un noyau dur de végétaliens militants du droit animal et des ex policiers et militaires. Je suppose que je me situe entre les deux. Je ne m’identifie pas comme une militante du droit animal, bien qu’étant une militante de différentes causes. Mais c’est plutôt en tant que citoyenne du monde que je suis ici.
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05 février 2009
Affrontement depuis le Delta - par Molly (matelot)
Quelle journée de dingue! Cinq jours depuis que nous avons rencontré le Nishin Maru pour la première fois et depuis je tiens chaque jour avec passion sur mon calendrier le compte des baleines sauvées. Aujourd'hui nous en sommes à 60 (en moyenne 12 par jour) et quel bon départ pour notre seconde attaque en canot (pour ce voyage).Tout a commencé avec un réveil à 6 heures du matin et les matelots qui enfilent consciencieusement leurs combinaisons étanches et leurs vestes de survie. Ca donne le frisson de se réveiller, de s'habiller et de sortir dans l'air d'une journée d'été Antarctique pour être accueillie par la masse menaçante du Nisshin Maru le bateau usine , qui fuit au ras de notre proue. Aujourd'hui j'ai pensé aux 130 membres d'équipage qui sont à bord de ce bateau. Aujourd’hui ils sont restés dans leurs cabines; peut être qu'ils regardent des films ou lisent des magazines. Je me sens extrêmement heureuse que ces gens n'aident pas à massacrer les mammifères les plus impressionnants du monde. Je ne peux imaginer ce que l'on ressent à être debout sur le corps qui respire encore d'une baleine électrocutée pendant les 30 minutes d'agonie où elle pousse des cris aigus et gémit. Aucun être humain ne devrait avoir à vivre ça. De nos jours cela ne devrait tout simplement pas exister. J'espère qu'ils passeront la journée d'aujourd'hui à chercher ce qu'il pourrait faire d'autre comme métier.
Nous nous sommes mis à l'eau dans une mer merveilleusement calme avec une houle de 50 cm et les deux canots sont partis vers le Nisshin. Avec les équipements rajoutés au cours des années pour protéger les baleiniers (ce qui leur donne plus une allure de château fort que de laboratoires de recherche) les ponts sont extraordinairement difficiles à atteindre avec les bombes au beurre ranci. Les canots travaillent de concert en grands demi cercles, se faisant arroser chacun leur tour par les canons à eau à très forte pression pour que l'autre canot puisse se rapprocher suffisamment pour tenter un lancer. La proue semble le meilleur endroit et mon brave partenaire Andy conduit le Delta juste en dessous de telle sorte qu'une ombre menaçante nous surplombe. L'équipage du Nisshin maru se regroupe pour former des écrans humains parce qu'ils savent que nous ne lancerons rien s'il y a quelqu'un trop près. Tout ceci contrarie nos efforts et nous finissons par quitter le Nisshin etapprocher un des deux baleiniers qui se dressent de façon menaçante plus près de nous. Au milieu des vagues, des canons à eau et de la confusion notre équipier Steve est tombé et a heurté le pont du front, il a l'arcade sourcilière fendue et du sang coule. Nous nous retirons et décidons de le ramener sur le Steve Irwin. Sur le chemin du retour nous essayons de contacter la passerelle pour prévenir le docteur mais la flotte baleinière intercepte très efficacement nos appels et brouille les communications.
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Mercredi 4 février 09
Tout pour les Baleines - Par David Nickarz (3° ingénieur)
Nous en sommes maintenant à notre quatrième jour de poursuite du Nisshin Maru, le bateau de chasse à la baleine qui n’a rien à faire dans le sanctuaire Baleinier de l’Antarctique. Nous sommes contents qu’ils nous aient fuit car cela signifie qu’aucune baleine ne sera tuée. Les mécaniciens ont un peu plus de travail à faire avec l’augmentation de la vitesse de la poursuite, et nous devons gérer aussi l’augmentation de la pollution de l’air.
C’est le prix à payer pour que moins de baleines soient tuées cette saison. Pendant mon travail dans la salle des machines, je prends le temps de sortir quelques instants sur le pont. Parfois le Nisshin Maru est à un mile (1,9km) plus loin et caché dans le brouillard, et d’autres fois il est seulement à une dizaine de mètres avec leurs canons à eau qui touchent presque notre proue.
J’espère que les baleiniers ressentent ne serait-ce qu’un dixième de la peur que doivent endurer les baleines.
Des centaines de rorquals nains et des dizaines de rorquals communs auront des harpons explosifs dans leur corps et des morceaux de métal enfoncés dans leurs organes. Ces baleines ne sauront jamais pourquoi elles ont été massacrées - pour un profit commercial, pour la (fausse) science ou pour la fierté nationale. Nous avons le privilège de voir des rorquals communs et des petits rorquals nager le long de notre bateau comme récemment lorsque nous avons poursuivis leurs chasseurs dans la mer de Ross. Nous faisons peur aux baleiniers pour que les baleines puissent nager librement. C’est comme si les baleines nous remerciaient pour ça. Mais c’est réellement le moins que l’on puisse faire. |
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Dimanche 1er Février 2009
A la poursuite du Nisshin Maru - Par Andy (Matelot principal)
10.00 heures le 1er Février 2009, l’excitation prend le dessus sur le désordre car nous avons trouvé la flotte. Le Nisshin Maru n’est qu’à dix miles nautiques (18km) et visible à l’avant. Avec lui, il y a deux harponneurs : le Yushin Maru N°1 et Yushin Maru N°2
Les pneumatiques rapides ont été préparés pour le déploiement, mais comme nous sommes sortis des mers calmes pour entrer dans une mer de glace, les conditions sont devenues mauvaises et l’action de ces petits bateaux est interrompue.
Un des vaisseaux harpons avec le Nisshin Maru commence à reculer comme nous les poursuivons, se mettant entre nous et le vaisseau mère qui fuit. Il est à environ dix miles nautiques devant nous, mais nous gagnons doucement du terrain sur eux. Pour contrer cela, l’autre harponneur, qui est à environ 20 miles nautiques de notre poupe, pousse sa vitesse (environ 20 nœuds soit 37km/h) et se met à notre poursuite. Comme nous naviguons tous dans les eaux internationales, notre vitesse de « croisière » est de 14,5 nœuds (27km/h), et le Nisshin Maru, un petit peu moins.
Parfois les deux harponneurs calquent leur vitesse sur la nôtre ; l’un à approximativement un mile nautique devant nous, et l’autre un mile nautique derrière. Et tout d’un coup, alors que nous abordons de grandes étendues de petits icebergs et de glace, ils se rapprochent de nous. Soudain celui de derrière se rueer sur nous de façon inquiétante et menaçante, comme les grandes vagues qui se rompent sur la proue en forme de couteau. L’autre bateau-tueur, maintenant loin de notre proue, revient pour se placer derrière nous, puis menaçant, commence à « couper » notre proue ; de long en large.
Nous fasions une bordée pour éviter les glaces et les icebergs. Un peu plus tard, une fois que les baleiniers réalisent que nous ne sommes pas intéressés par eux et que nous sommes concentrés sur le bateau principal, ils rentrent avec nous. Nous cachant dans notre poursuite, l’un dans notre faisceau gauche, l’autre sur notre droite. Cela ne fait aucun doute qu’ils voudront jouer encore plus tard, si nous devions intercepter notre cible – le Nisshin Maru.
Pour l’instant, la poursuite s’enferme doucement dans des conditions orageuses. |
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Vendredi 30 Janvier 2009
Plus près - Par Nicola (Aide cuisinière)
Ce fut calme sur le bateau la nuit dernière, les gens essayaient de récupérer des heures de sommeil et se préparaient pour l’action. Nous sommes au milieu de la glace et hier j’ai vu mon premier iceberg durant ce voyage dans l’Antarctique. Cela semble surréaliste de ne pas être excitée par les icebergs. Oui, ils sont stupéfiants ; certains d’entre eux sont comme des anciens glaciers gelés avec des grottes creusées par la pression de l’eau constante, le genre d’endroit où l’on peut facilement imaginer que la Sorcière Blanche de Narnia se sentirait bien. Je continuerai à avoir peur des icebergs mais après avoir été entourée de glaces plus tôt durant la campagne – en fait le premier iceberg ressemble plus à une étape importante à franchir. Ils nous font savoir que nous sommes plus près de là où on veut être. Et j’espère que nous y sommes !
Une fois que nous serons assez proches dans le Sud, nous pourrons déployer l’hélicoptère pour rechercher la flotte. Cela signifie que l’équipe de pont est constamment dans l’attente de préparer les pneumatiques. J’ai moi-même adopté un boulot de « matelot » à mi-temps, bien que je continue à préparer les petits déjeuners et le déjeuner d’aujourd’hui – ce sont les joies du multitâches.
Nous faisons une compétition de Haiku (petits poèmes à 3 vers) à bord. J’attends encore de savoir si mon Haiku a gagné. Mais en voici un que j’ai oublié de donner – dédié à l’équipage :
Folles mers de tangage
Lancement de petits bateaux par beau temps
C’est juste comme ça que nous tanguons.
Sur cette note de génie, je vous laisse réfléchir à mon magnifique talent poétique et j’attends les appels d’agents littéraires pendant que je continue à laver à la main mes sous vêtements thermiques ! |
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29/01/09 - Bataille pour les baleines
Emilie (quartier-maître)
Sur le pont, règne un profond silence. Toute l’équipe est réunie dans la salle mais pas un mot
n’est prononcé. Nous restons calmes, fixant l’horizon avec un seul but en tête. Nous sommes prêts à attaquer. Nous sommes prêts à livrer bataille. Peu ont déjà embarqué pour une telle
bataille – celle pour les baleines, celle pour la planète Terre. Encore moins embarqueraient pour une bataille avec les radicaux de Sea Shepherd, risquant leurs vies pour la faune marine.
Ce 29 janvier, nous avons une réunion d’équipe sur le bateau de Sea Shepherd, le M/Y Steve Irwin, et les officiers nous annoncent que nous sommes proches de la flotte des baleiniers. La bataille décisive dans les eaux de l’Océan Austral se rapproche. Après cinq années de campagne contre les baleiniers dans les eaux de l’Antarctique, trois confrontations cette année avec des baleiniers – je nourris l’espoir que nous pouvons mettre un terme à tout cela. Le but principal de Sea Shepherd est de stopper le navire principal de la flotte japonaise de baleiniers, ce qui ruinerait les activités de la flotte toute entière. Nous pensons que maintenant nous approchons de notre cible.
Mais tandis que nous touchons au but de la fin de cette guerre des baleines, les nouvelles annoncent que l’arrêt de ces hostilités se produirait par d’autres moyens que la lutte des activistes ; par des manœuvres politiques qui donneraient plutôt la victoire aux baleiniers qu’aux baleines, si proches de gagner pourtant. L’information indique qu’il y aurait eu des rencontres secrètes entre six membres de la commission internationale des baleiniers, comprenant les États-unis, l’Australie et le Japon. La rencontre tenterait de trouver un accord pour se réconcilier avec les Japonais.
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28/01/2009 – Lire « Harpoon » tout en sauvant des baleines
David Nickarz (3e mécanicien)
Nous en sommes maintenant au 56è jour de notre mission contre la chasse à la baleine pirate pratiquée par le gouvernement japonais dans le sanctuaire des baleines en Antarctique.
Nous sommes revenus dans le sanctuaire. Cete zone a été instituée par plusieurs pays, dans les années 1990 pour que les baleines puissent y vivre et se nourrir, sans être dérangées par l’humanité. Les baleiniers ont ignoré l’instauration de cette zone de protection et ont continué leur massacre mercantile sous couvert d'études scientifiques fallacieuses.
Après avoir lu le livre de Andrew Darby, Harpoon, je comprends l’histoire du génocide perpétré contre les grandes baleines de ce monde. Les baleiniers ont commencé avec la plus grande des baleine, la baleine bleue, la pourchassant jusqu’aux fins fonds de la planète, jusqu’à approcher le seuil de son extinction. Les droits de la baleine étaient surtout les droits de la chasser, non pas à cause de sa taille, mais parce qu’il se trouve qu’elles flottent quand vous les tuez.
Ce n’est pas un grand mystère de donner des noms aux grandes baleines – en fait, quelques-uns de ces termes sont de pures âneries.
Le terme de spermwhale (NDT: Cachalot) a été donné parce que, comme l’indique Farley Mowat dans son livre Sea of Slaughter (Mer de massacre), « un idiot a pensé que le gros sac d’huile contenu dans la tête de l’animal était en fait plein de sperme ».
Le rorqual nain (Minke whale) tient son nom d’un Allemand nommé Mincke qui a accompagné Svend Foyn, un chasseur de phoques du 19ème siècle (souvent considéré comme le père de la chasse à la baleine industrielle). Il a inventé à la fois un bateau assez véloce pour attraper les baleines les plus rapides, et le harpon explosif encore utilisé de nos jours.
L’autre nom donné au rorqual nain est la baleine-pic (piked whale), ce qui n’est pas mieux.
Je propose que nous changions ces noms en quelque chose de plus digne que par la méthode des baleiniers meurtriers
Toute cette histoire me rappelle mon rôle sur ce bateau. Je m’assois là, jour après jour, dans cette salle des machines, surveillant les cadrans, nettoyant les moteurs, vérifiant les niveaux d’huile. Après 53 jours et plus de 100 quarts, je peux dire que je suis épuisé.
Mais savoir que je fais partie d’une campagne qui pourrait aboutir à la fin de la chasse à la baleine dans l’Antarctique – tout comme la génération avant moi a vu la fin de la chasse à la baleine en Australie et l’instauration d’un moratoire international – me donne du courage.
Et tandis que nous nous approchons de la flotte des baleiniers japonais, j’ai un sens aigu de l’Histoire et de ma place dans cette Histoire, grâce, en partie, au livre de Andrew Darby, Harpoon. |
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Mercredi 28 janvier 2009 - Andy (premier matelot de pont)
Coup d’envoi du deuxième round
Mercredi 21 janvier à 16H30, les amarres sont larguées et le deuxième round de l’opération Musashi a commencé. mais bientôt nous dûmes jeter l'ancre une paire d'heures non loin de Hobart dans la Lower Sandy Bay. Avec tout le travail que nous avons dû effectuer au port (modifications de nos semi-rigides, réparation et modification du matériel de fonctionnement et des équipements associés, ravitaillement en gasoil et en huile, réapprovisionnement en nourriture et en eau, etc.), nous n’avons pas eu le temps suffisant ni la possibilité de nous assurer que tout était bien arrimé à bord. Nous avons donc fait cela au mouillage et consciencieusement vérifié que tout était correctement arrimé, car d’après le service météorologique, dès que nous sortirions de la baie, nous allions affronter une grosse mer (avec des creux jusqu’à 14 m) et des vents violents (jusqu’à 60 nœuds). Il fallait donc s’assurer que tout était rangé et sécurisé à bord, de manière à ce que rien ne se déplace ou ne s’entrechoque lorsque le bateau bougerait.
Depuis, la forte mer nous a secoués pendant presque toute la semaine, les conditions s’étant même agravées, tout comme le vent. Un panneau sur les écoutilles stipule que personne ne doit sortir sur le pont sans autorisation (c’est-à-dire sans en avoir informé la passerelle - et sans avoir une bonne raison de sortir). La tempête est devenue si violente que n’importe quelle tâche sur le pont est un véritable défi et assez risquée en termes de sécurité des personnes. Malgré cela, j’ai dû sortir sur le pont arrière et me battre pour remettre en place un lot de fûts de carburant de 200 L qui s’étaient desserrés de leurs berceau et attaches.
Parmi les autres tâches de la semaine :
1. L’équipage de pont a passé en revue le manuel de lancement du nouvel équipage préparé par Chris (pilote d’hélicoptère) et Dan (maître d’équipage)
2. L’équipage de pont s’est réuni afin de discuter de ce qui a marché, ce qui n’a pas marché et ce qui peut être amélioré et/ou rectifié depuis le premier épisode de cette campagne.
3. L’équipage de pont a suivi un stage pratique et une formation sur les semi-rigides afin de garantir une mise en œuvre rapide et sans problème de nos bateaux pneumatiques lors des confrontations.
Au cours de notre temps libre, nous nous sommes entendus avec l’équipage d’Animal Planet pour préparer une fête mexicaine pour le dîner à bord de vendredi. Notre traducteur japonais et second de l’Office s’est chargé d’organiser une fête japonaise pour le dîner de samedi avec sushis végétariens et boulettes au menu. Le repas était délicieux.
Le personnel de pont est prêt à affronter tout ce qui pourra arriver au cours des prochains jours. Tout le monde travaille dur dans chaque équipe et nous sommes tous prêts pour notre deuxième round face aux baleiniers.
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Mardi 27 Janvier 2009 -
Blog du Quartier-Maître
Par Steve Roest (Intendance)
Nous sommes aujourd'hui à 6 jours de Hobart et à la recherche de la flotte baleinière japonaise. Nous devons chercher sur plus d'un million de kilomètres carrés, mais nous avons grand espoir que le capitaine nous conduise aux navires massacreurs. Sur cette deuxième étape, je vais travailler comme timonier sur le pont, de minuit à 04h00, comme l'un des photographes de la campagne, comme assistant du responsable de la communication, et juste au cas où je ne serais pas assez occupé, je suis également l'assistant du médecin du navire.
Les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants ont effectivement été très calmes cette fois, contrairement aux tempêtes force 10 que nous avons connu lors de la première étape de la campagne. Tout le monde est prêt et on sent un sens aigu de l'anticipation alors que nous nous dirigeons vers la glace. Je partage la passerelle avec Pedro (2nd mât), un ancien combattant, militant de Sea Shepherd, et Jane (un quartier-maître expérimenté). Mon rôle de quartier-maître comprend la surveillance radar des navires (c'est-à-dire les navires de chasse à la baleine) et scruter l'horizon à la recherche d’icebergs, aussi les dangereux "grogneurs" (morceaux de glace trop petits pour être vus sur le radar, mais assez larges pour endommager le navire). Le pont est le centre névralgique et le poste de commandement pour toutes les opérations de navigation. Ici, l'humeur de l’équipage est ressentie plus fortement, et elle est confiante et déterminée.
Comme photographe de campagne, j'ai appris les frustrations dues aux ordinateurs défectueux. Un jour entier de travail perdu dans le crash du cyberespace et les caméras perdues avec les inondations sur le pont.
Mais j’arriverai à être au cœur des actions quand elles se produiront, qu'il s'agisse de photographier un navire harponneur depuis notre bateau rapide Delta (alias zodiac) ou avec un peu de chance, une action navire à navire avec le Nisshin Maru. |
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Samedi 24 Janvier 2009 - Blog depuis la salle des machines
Par David (Mécanicien)
Nous sommes en route pour la deuxième fois cette saison pour trouver et arrêter les criminels de la flotte de chasse à la baleine japonaise. C'est ma troisième campagne contre la chasse à la baleine en Antarctique avec les Bergers de la Mer et j'espère que ce sera ma dernière. Naviguer avec la houle et loin des siens pendant longtemps fait payer un lourd tribut aux bénévoles.
Nous ne pouvons pas descendre du bateau et aller au pub le plus proche pour une bière, ou au parc le plus proche pour une dose de terre sauvage. Nous sommes pris dans cette boîte de métal bruyant pour les semaines à venir. Bien sûr, ce n'est rien comparé à ce que les Rorquals Nains et les Rorquals Communs ont à subir.
Notre but et le vaste océan désert nous poussent à continuer. Nous avons vu un certain nombre d'oiseaux de mer, dont l’Albatros, qui semble planer sans battre des ailes. Ils volent autour du bateau, dans l'espoir peut-être de trouver des restes de table jetées. Peut-être pense-t-il que nous sommes un navire de pêche et il attend le rebut de la pêche. Qui sait?
Notre surveillance de la salle des machines a été sans incident, la routine. J'espère qu’il en sera ainsi et qu’aucun dommage imprévu du moteur ne trouble cette routine. |
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Jeudi 22 Janvier 2009 - Blog de la cuisine
par Nicola (Aide Cuisinière)
Nous sommes sur le chemin du retour en Antarctique. Cela fait du bien d'être à nouveau en mouvement, et de voyager loin de l'agitation du port et du réapprovisionnement.
Les habitants de Tasmanie ont été très généreux, et nous avons reçu quelques beaux produits de saison ... nous sommes heureux d'être actuellement noyés dans les fruits à noyau. Quelques milliers de dollars en dons alimentaires plus tard, nous avons un bon stock de provisions pour cette deuxième étape.
Que faut-il pour nourrir 41 personnes végétaliennes pendant 60 jours?
350 kilos de pommes de terre, 150 kilos d'oignons, 40 kilos de tofu ... et la liste continue. C'est plus de 7000 portions de nourriture.
Le chef cuisinier Laura et moi, sommes tristes aujourd'hui avoir laissé de bons copains en Tasmanie. Nous avons perdu Zin, l'ancien chef cuisinier, avec qui j'ai travaillé lors de la dernière campagne et avec qui j’ai passé l’année dernière à bord. Laura a perdu une bon amie, Shannon, notre quartier-maître à temps plein, avec qui elle a voyagé durant plusieurs campagnes.
Menu de Jeudi
Petit-déjeuner : flocons d'avoine, fruits frais, céréales
Déjeuner : pain fait maison, haricots en sauce, aubergines grillées, poêlée de courgettes et de poivrons
Dîner : riz sauté, sauce « miel » gingembre
Un beau coucher de soleil termine notre journée, ce qui sera bientôt un phénomène rare, qui nous montre la voie à suivre - vers la flotte, et nous espérons les arrêter pour de bon!
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16/01/2009 - L’Indonésie renvoie les baleiniers dans leurs pénates
par Jeff (quartier-maître) Directeur Australie
Aujourd’hui, les autorités indonésiennes des eaux et forêts, la CITES, et les officiels du gouvernement local ont demandé à PTPAL de renvoyer le Yushin Maru 2 du port de Surabaya, sans effectuer les réparations qui lui sont nécessaires.
Le harponneur Yushin Maru 2 a dû quitter le sanctuaire baleinier de l’Océan Austral pour réparer une hélice endommagée alors qu’ils chassaient illégalement la baleine dans les eaux territoriales australiennes, en décembre 2008.
Le bateau a jeté l’encre dans le port de Surabaya, dans l’attente d’une réparation, depuis le 5 janvier 2009.
Selon le décret EPBC, la loi australienne interdit à tout baleinier étranger l’accès aux ports australiens ou aux territoires limitrophes si le capitaine du bateau n’a pas obtenu d’autorisation du ministère de l’environnement australien. Ceci est indiqué dans la section 236 du traité du Commonwealth australien pour la protection et la conservation de l’environnement et de la biodiversité, signé en 1999.
Selon ce traité, un navire baleinier étranger est un vaisseau de nationalité autre qu’australienne; destiné, équipé ou utilisé pour tuer, attraper, transformer ou transporter des cétacés ; ou un vaisseau de soutien à tout vaisseau destiné, équipé ou utilisé pour tuer, attraper, transformer ou transporter des cétacés.
Les autorités indonésiennes ont rapidement cherché à connaître la position australienne à l’égard de ces vaisseaux et ont agi en conséquence. Ils ont soutenu la notion australienne qui affirme que les baleines sont des animaux de grande intelligence qui jouent un rôle vital dans le maintien des écosystèmes marins
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07/01/2009
Dernier Tour pour les Bergers
Par Jeff (Maître de Timonerie) Directeur Australien
Mardi 6 Janvier:
Avec le peu de carburant restant, la première étape de l’Opération Musashi pour stopper la flotte baleinière est proche de sa fin car nous rentrons au port faire le plein. Nous étions au beau milieu d’un coin ou nous pensions que la flotte serait, dans une crique glacée à l’opposé de la barrière de glace de la mer de Ross.
La campagne jusqu’à présent avait souffert de conditions difficiles telles que le brouillard épais, la glace, des vents violents entravant notre recherche de la flotte et aujourd’hui a été comme tous les autres jours. A 6h30, le brouillard s’est quelque peu levé et avec au mieux une visibilité 7-8 km, la décision fut prise d’envoyer l’hélicoptère. J’ai aidé l’équipe de l’hélico à mettre les pales en place et ouvert les tuyaux d’eau en cas de feu au démarrage. Chris fit une descente en forme de L, zigzagant vers le sud dans la glace ou nous pensions que la flotte se cacherait.
Chris est revenu en nous signalant que la flotte n’avait pas été vue. La glace nous bloquant au sud, nous prîmes la direction du nord vers Hobart pour aller refaire le plein.
Willie arriva sur le pont dans l’après-midi pour voir qui voulait faire un poker. Willie déclara que si nous commencions un poker, il y aurait des chances que nous trouverions la flotte en plein milieu de la partie. Nous avions commencé la partie depuis 30 minutes quand le téléphone sonna au mess indiquant qu'Amber avait repéré des feux à l'horizon. De nouveaux appels se mirent à pleuvoir ensuite, avec de plus en plus de feux repérés à l'horizon, indiquant de nombreux navires! Le Capitaine déclara que les seuls navires qui pouvaient être en opération dans cette zone étaient les baleiniers. "Il fallait bien qu'ils soient quelque part."
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Mercredi 7 Janvier:
Quand je suis arrivé à 4h du matin j’ai constaté que le navire d’observation était parti, mais le harponneur était toujours à nos basques. Un certain nombre de suppositions quant à la raison de leur poursuite ont été lancées à bord. Une idée logique était que le Yushin 3 était à nos basques pour nous entraîner jusqu’à un point où il pourrait nous laisser aux soins de leur navire garde-côte qui devait descendre pour les protéger.
Le harponneur se tenait à 9 miles de notre poupe. La vitesse du Steve Irwin n’est pas à la hauteur de celle du Yushin Maru, c’est pourquoi nous commençons nos attaques avec les canots Delta. Cela ne fut pas la cas cette fois-ci car les conditions climatiques étaient à nouveau contre nous, et, comme le Yushin 3 nous filait cela signifiait que le harponneur n’était pas à la chasse à la baleine !
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29/12/2008 – Affronter le Kaiko Maru dans le brouillard
Par Jeff (Quartier Maître)
Directeur Australien
En arrivant sur la passerelle après le dîner, j’ai remarqué quelque chose sur le radar qui nécessitait l’attention du premier officier Peter Brown. Il y avait une longue piste venant d’un objet dans une direction qui n’était pas celle des icebergs. En acquérrant la cible, nous eûmes sa vitesse, sa route, et son cap et nous appelâmes le Capitaine Paul Watson pour deviser d’une attaque potentielle.
La cible bougeant, il semblait qu’elle allait passer à un mile entre nous et un iceberg dans l’épais brouillard.
Avec la visibilité sévèrement réduite, un navire à moins d’un mile, et une mer pleine de glaces, le Capitaine Paul Watson prit à nouveau la barre pour mener son équipe de défenseur des baleines vers un possible braconnier.
Tout l’équipage était prêt, en position, et attendant fébrilement de repérer l’un des navires de la flotte sans merci de chasse à la baleine ; cependant, ce fut le quartier-maître Emily Hunter qui fit la découverte. A la proue du Steve Irwin avec des jumelles, Emily rendit hommage à son père lorsqu’à travers l’épais brouillard, elle distingua la coque blanche de la cible avec ce mot glaçant sur ses flancs : « RECHERCHE »
« C’est l’un des navires de la flotte, c’est l’éclaireur, c’est le Kaiko Maru, » a lancé Emily.
En une semaine, nous avons trouvé deux navires illégaux de chasse à la baleine dans les eaux territoriales australiennes. Sea Shepherd poursuit la flotte baleinière, les poussant hors des eaux Australiennes pour défendre les doux géants. Peter Garrett n’a pas besoin de plus de preuves pour traîner ces braconniers illégaux devants les tribunaux internationaux. Le temps des fausses promesses est fini, M. Garrett, il est temps d’agir maintenant !
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20/12/200/ - Blog d’Andy – Rencontres en Haute Mer
Par Andy (Leading Seaman, Deck Crew)
QUELQUE PART AU LARGE DE L’ANTARCTIQUE
08:00
Je me reveille pour trouver de détestables conditions météo. Je me sentir dans ma cabine, que le Steve Irwin tangue et roule plus que ce qu’il l’a fait ces derniers jours même si ce n’est pas autant que lorsque nous sommes venus à pleine vitesse de Hobart.
Je me lève pour le petit-déjeuner. Le grésil balaye nos ponts à l’horizontale, lesquels sont couverts de glace et de neige. Les conditions sur le pont sont très glissantes, donc les marins de pont se résignent aux tâches routinières à l’intérieur pour la journée.
10:00
La nouvelle qu’un navire a été repéré sur notre radar à 13 miles nautiques de notre position circule dans les coursives. Le radar nous montre sur une route de collision avec eux, ce qui signifie que nous aurons un visuel dans peu de temps, s’ils maintiennent leur cap. L’anticipation et l’excitation augmentent : est-ce un baleinier japonais ?
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20/12/2008 - Affronter le Yushin Maru 2
Par Jeff (Quartier-Maître)
Président Australien
La poursuite de la pernicieuse flotte baleinière japonaise a mené Sea Shepherd au large de la côte de la Terre Adélie, profondément au coeur des eaux pures et glacées de Sanctuaire Baleinier de l'Océan Austral.
Un navire fut repéré sur le Radar à 10.00 avec un relèvement de 330°, une vitese de 12,7 noeuds, et dans les 8,9 miles. L'équipage fut mis en alerte rouge et nous nous préparâmes à une possible confrontation avec la flotte baleinière.
La question du navire découvert a été rapidement résolue, lorsqu'à tribord du Steve Irwin à travers le brouillard, apparut le navire tueur Yushin Maru 2. Quelques mètres seulement séparaient les deux navires tandis que l'équipage du harponneur déployait fébrilement un immense grillage. Les tactiques de Sea Shepherd ont eu apparemment pour effet de pousser les baleiniers japonais à modifier leurs navires et à développer un stratagème pour repousser les assauts visant à délivrer des mandats d'arrêt contre les activités illégales des baleiniers.
Le petit Delta fut lancé à la poursuite du navire tueur pour l'attaquer lorsque la météo changea pour le pire avec du brouillard, de la neige, et des vents à 60 noeuds. Le Delta dut rentrer. Les hommes de pont montrèrene tune remarquable efficacité et esprit d'équipe alors qu'ils bataillaient dur contre les vents pour arrimer le Delta sur le pont.
Les fausses promesses de campagne du gouvernement Rudd ont poussé 48 bénévoles du monde entier à mettre leurs viens en danger pour faire le boulot que devrait faire le gouvernement en forçant l'application de l'ordonnance de la Cour Fédérale Australiennne.
Les baleiniers japonais sont maintenant en suite, ce qui signifie qu'aucune baleine ne sera illégalement massacrée dans le Sanctuaire Baleinier de l'Océan Austral. En tous cas, pas pendant la garde de Sea Shepherd!
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17/12/2008 - Bonnes fêtes de fin d'années -
par le Capitaine Paul Watson
Je souhaite de passer de très joyeuses fêtes de fin d'années à tous nos amis et supporters de la part de mon équipage et de moi même depuis le Steve Irwin au large des côtes antarctiques.
Nous avons bien l'intention de donner aux baleines et à tous nos supporters un cadeau de fin d'année très special.
Alors que j'écris ceci, nous sommes en train de poursuivre la flotte baleinière japonaise à travers la glace. Grâce à vous, nous sommes maintenant en position d'interférer pleinement avec leur cruel massacre.
Nous n'avons aucune idée de la façon dont ils vont réagir. Nous leur avons coûté 70 millions de dollars (environ 55 milllions d'euros) l'an dernier et ce genre de montant est bien quelque chose que les baleiniers prennent au sérieux - suffisamment pour tuer pour défendre leurs profits perdus.
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14/12/2008 - Quart du 8 décembre sur le pont du Steve Irwin. . .
par Jane (Quartier Maître)
8 décembre – Equipe du pont
Enfin, après 5 mois de préparation, de peinture, de décapage, de ponçage et le chargement de l'équipement à bord, le Steve Irwin a mis les voiles! Nous avons quitté Brisbane, en Australie, avec Daryl Hannah, un super renfort pour l'équipe de quart 12-4 sur le pont, enflammés par l'aventure et l'action. Durant les 2 heures suivantes, nous avons réalisé que nos hélices étaient recouvertes d'une couche de crustacés, nous empêchant d'avancer à bonne vitesse, une vitesse qui est essentielle pour rattraper la flotte de chasse à la baleine. Il a alors été décidé que Luc, Chris, Josh et Arne devaient plonger et nettoyer l'hélice et la coque du navire.
Après quelques jours de mer, juste assez longtemps pour que l'équipage commence à avoir le pied marin, nous sommes arrivés à Newcastle pour le carburant et le ravitaillement. Malgré une escorte de police qui s'assurait que nous ne faisions pas de mal, Newcastle s'est révélée être une ville très accueillante. Les villageois ont été très hospitaliers, posant des questions et ouvrant à l'équipage un crédit de 500 $ dans l'un des bars du bord de mer. Cela a été une très agréable escale de 24 heures.
Nous avons quitté Newcastle, laissant Daryl Hannah à terre et peu de temps après, nous sommes arrivés à Hobart en Tasmanie, une ville favorable à la défense de l'environnement, pour remplir nos réservoirs de carburant. Les médias étaient nombreux et très favorables et désireux de faire connaître le message de protection de l'environnement de Sea Shepherd. Malheureusement nous avons laissé derrière nous Kim et Rob, mais Doug et Emily nous ont rejoints.
À l'heure actuelle, nous nous dirigeons vers la mer de Ross pour livrer la grande bataille pour les baleines! Notre chemin nous fait longer une tempête de la taille de l'Australie. Il serait trop long de l'éviter, donc nous nous dirigeons au sud au milieu de vagues de 4 à 8 mètres de haut et de vents de 40 nœuds. Les conditions climatiques affectent certains des membres de l'équipage qui sont au fond de leurs lits, tandis que d'autres s'équipent pour faire l'expérience des embruns de l'océan et vagues à la proue. Malgré tout, quand vient l'heure des repas, tout le monde vient dans le carré pour goûter l'extraordinaire cuisine de Laura et de son équipe. La conversation va des chansons préférées à la tactique que nous allons utiliser cette année contre la flotte des baleiniers, mais il est évident que tout le monde se concentre sur le sauvetage des baleines et l'arrêt du massacre illégal des baleines dans le sanctuaire baleinier de l'océan Austral. Encore quelques jours et nous commencerons à voir des icebergs!
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08/12/2008 - Une lettre du Capitaine Paul Watson depuis la mer de Tasmanie.
Chers amis,
Nous sommes finalement sur notre route. Mon bateau, le Steve Irwin et mon équipage avons quitté Brisbane dans le Queensland, Australie, le 4 décembre. Nous avons fait une courte escale à Newcastle en Nouvelle Galles du Sud pour prendre du carburant, de l’huile et sommes partis le 7 décembre. Nous ferons un autre bref arrêt à Hobart en Tasmanie pour refaire le plein des réservoirs en vue d’avoir un rayon d’action maximum quand nous nous dirigerons vers la mer de Ross pour intercepter la flotte des baleiniers japonais.
Nous ne nous faisons aucune illusion quant à la difficulté de cette campagne. Le Japon a débloqué 8 millions de dollars pour s’opposer à nos efforts. Que cela signifie-t-il ? Nous n’en avons aucune idée . Enverront-ils une canonnière ? Nous n’en sommes pas certains mais ils ont dit qu’ils nous arrêteraient si nous interférons avec leurs activités illégales de chasse à la baleine. Comment feront-ils ? Nous ne le savons pas. Feront-ils feu sur notre navire ou nous aborderont-ils ? Nous ne le savons pas. Nous devons juste être parés à toutes les éventualités.
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