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Le
Capitaine Paul Watson
« Je suis honoré d’être
au service des baleines, des dauphins, des phoques et
de toutes les
autres créatures vivant sur cette Terre. Leur beauté,
leur intelligence, leur force et leur esprit m’ont
inspiré. Ces êtres m’ont parlé,
m’ont touché et j’ai reçu de
nombreux témoignages amicaux de membres de différentes
espèces.
Si les baleines survivent et prolifèrent, si les phoques
continuent à vivre et à donner naissance, et
si je peux participer à leur assurer un futur prospère,
alors je serai heureux pour toujours. »
Paul Watson
Capitaine Paul Watson
Fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society
Membre fondateur de Greenpeace
« Le Capitaine Paul Watson est le défenseur
de la nature le plus agressif, déterminé,
actif, et effectif au monde. » - Farley Mowat.
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Paul
Watson est né au Canada le 2 décembre
1950. Il a grandi à St Andrews-by-the-sea, village
de pêcheurs de homards du New Brunswick. Son père,
un franco-canadien né dans le New Brunswick, s’appelait
Anthony Joseph Watson et sa mère, Annamarie Larsen,
fille de l’artiste danois Otto Larsen et d’une
canadienne, Doris Phoebe Clark. Paul est l’aîné de
sept enfants.
En
1960, Paul était déjà membre du « Kindness
Club » (Club de la Gentillesse) fondé par
Aida Flemming dans le New Brunswick. Après que les
trappeurs aient tué un castor avec lequel Paul s’était
lié d’amitié, il entreprit, à l’age
de 9 ans, de confisquer et de détruire les collets
installés. Il était aussi réputé pour
perturber les chasses aux cerfs ou aux canards, ainsi que
pour empêcher les autres enfants de tirer sur les
oiseaux.
En
1968, Paul intégra le corps des Gardes-Côtes
canadiens. Le premier bateau sur lequel il embarqua, le « C.C.G.S.
Vancouver », était un navire météo.
En 1969, il intégra l’équipage du porte
containers norvégien « Bris » pour un
voyage vers l’Asie et l’Afrique. Ces voyages
précoces avec les marines marchandes canadienne,
norvégienne, suédoise et anglaise, lui donnèrent
toute l’expérience nécessaire pour
affronter toutes les mers, y compris les typhons de la
mer de Chine, les tempêtes de l’Atlantique
Nord et les zones de guerre du Golf persique. Au début
des années 70, Paul servit encore 2 ans auprès
des Gardes-Côtes canadiens, sur des navires météo
aussi bien que sur des aéroglisseurs de sauvetages
et de recherche.
Paul Watson fut un des co-fondateurs de la fondation Greenpeace.
Son engagement commença en 1969, sur la frontière américano-canadienne,
lors d’une manifestation du Sierra Club contre les essais nucléaires
réalisés par la Commission à l’Energie Atomique
américaine sur l’île d’Amchitka.
Quelques uns des participants créèrent un petit groupe pour travailler à des
idées pour empêcher les essais à Amchitka. Ce groupe, composé essentiellement
de membres du Sierra Club et de Quakers de la « Society of Friends »,
fut appelé le « Don’t Make a Wave Committee » (Comité « Ne
Faites Pas de Vague »). Paul était membre du Sierra Club et les
conséquences des essais sur la vie marine à Amchitka furent sa
principale raison de participer aux manifestations.
En
octobre 1971, le Don’t Make a Wave Committee
finança l’expédition du Greenpeace
I.
Le Greenpeace I était un bateau de pêche canadien connu sous le
nom de Phyllis Cormack. Il pris la mer à Vancouver en direction d’Amchitka,
avec aux commandes le Capitaine John Cormack. L’objectif étant
de venir naviguer sur le lieu des essais. L’équipage était
composé de 13 volontaires, dont Robert Hunter, Rod Marining et Lyle
Thurston. 30 ans plus tard, ces trois personnes participent toujours aux campagnes
de Sea Shepherd.
Le
Greenpeace I réussit à empêcher
un essai nucléaire et, après un mois passé en
mer, retourna à Vancouver.
Pendant
ce temps, un autre bateau était affrêté.
Ainsi, le démineur canadien Edgewater Fortune fut
rebaptisé le Greenpeace Too et Paul Watson en fut
membre d’équipage.
En
remontant vers le nord, le Greenpeace Too croisa le Greenpeace
I près de la rivière Campbell.
Il poursuivit sa course jusqu’en Alaska - d’abord à Juneau – puis
traversa le Golfe de l’Alaska pour aller vers les Îles
Aléoutiennes.
Comme
le premier essai fut repoussé à cause
de la présence du Greenpeace I, la Commission à l’Energie
Atomique avança le nouvel essai pour éviter
d’être dérangée par le Greenpeace
Too.
La
charge de 5 mégatonnes explosa sous l’île
d’Amchitka alors que le Greenpeace Too n’était
qu’à quelques centaines de miles de là.
La
controverse qui suivit ces expéditions résultat
dans la décision de ne pas faire d’autre essai.
La détonation de novembre 1971 fut donc la dernière à Amchitka.
En
1972, le Don’t Make a Wave Committee pris le
nom des deux navire de cette première campagne,
en se rebaptisant la Fondation Greenpeace.
Paul
Watson fut un des fondateurs et directeurs de Greenpeace.
En fait, il fut officiellement le huitième membre
fondateur. Robert Hunter fut le premier, avec pour numéro
de membre à vie le 000. Sa femme Roberta Hunter
fut la seconde, avec pour numéro le 001. Le numéro
de Paul était et est toujours le 007.
En
1972, Paul Watson commanda le petit bateau Astral de
Greenpeace et le plaça sur la course du porte-hélicoptère
français le Jeanne d’Arc, dans le port de
Vancouver. L’objectif de cette manœuvre étant
de protester contre les essais nucléaires français à Mururoa,
dans le Sud du Pacifique. Le Jeanne d’Arc fut contraint
de modifier son cap, mais l’Astral persista, venant
proue contre proue et forçant ainsi le Jeanne d’Arc à s’arrêter.
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En
1973, Paul et David Garrick représentèrent
Greenpeace lors de l’occupation par le Mouvement
des Indiens d’Amérique (AIM) de Wounded Knee,
dans le Dakota du Sud. Les deux hommes se portèrent
volontaires auprès de l’AIM. Paul travailla
avec les médecins et fit des comptes-rendus à Robert
Hunter pour le Vancouver Sun. |
En
1974, Robert Hunter, le Dr Paul Spong, Paul Watson et
d’autres organisèrent la première
campagne de protestation contre la chasse à la
baleine de Greenpeace. |
En
1975, Paul fut premier officier, au côté du
capitaine John Cormack, lors de la confrontation avec
la flotte baleinière soviétique. En juin
1975, Robert Hunter et Paul Watson furent les premières
personnes à mettre leur vie en danger, en plaçant
leur Zodiac entre un harpon russe et un groupe de cachalots
sans défense. Durant cette confrontation, un cachalot
harponné surgit dangereusement au dessus de l’embarcation
de Paul. Dans son œil, Paul discerna de la compréhension.
Il sentit que l’animal savait pourquoi il était
là et ce qu’il essayait de faire. Il vit
cet énorme animal se dégager de dessus
le Zodiac, glisser dans l’eau et mourir. Cet échange
de regards, pendant quelques secondes, changea la vie
de Paul pour toujours. Il fit dès lors le vœu
de défendre toute sa vie les créatures
marines. |
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En
1976, Paul tint à nouveau le poste de premier
officier sur le Greenpeace V, anciennement James Bay,
démineur canadien. Une fois encore, l’équipage
dû affronter la flotte baleinière soviétique,
mais cette fois au nord de Hawaï. |
Juste
après cette campagne, Paul et David Garrick organisèrent
la première expédition pour protéger
les HARP & HOOD phoques, sur la côte est du
Canada. Paul et Robert Hunter parvinrent à arrêter
un navire partant à la chasse en se tenant debout
sur la banquise juste sur sa trajectoire.
Le
compte-rendu de Paul sur cette campagne parut dans le
Georgia Straight Newspaper,, avec pour titre « Shepherds
of the Labrador Front ». C’est cet article
qui inspira le nom Sea Shepherd quelques années
plus tard. |
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En
1977, Paul conduisit la deuxième campagne de Greenpeace
contre la chasse aux phoques. Il amena Brigitte Bardot
sur la banquise, au large des côtes du Labrador,
pour attirer l’attention de la communauté internationale
sur le massacre des phoques.
En
juin 1977, Paul quitta la Fondation Greenpeace, ne se
trouvant pas à sa place dans la structure bureaucratique émergeante.
Patrick Moore avait remplacé Robert Hunter et,
opposé aux actions sur le terrain, il interdit
toute nouvelle campagne contre la chasse aux phoques à Paul.
Paul
quitta Greenpeace, car, d’une part, il sentit que
les objectifs premiers de l’organisation commençaient à faire
l’objet de compromis et, d’autre part, il
considéra qu’il était vital de continuer
le travail sur le terrain, à savoir faire respecter
les lois de conservation et de protection de la vie marine
en haute mer.
Par
conséquent, la même année, Paul Watson
créa la Sea Shepherd Conservation Society, organisation
dédiée à la recherche, à l’investigation
et à l’application des règles de
droits adoptées pour protéger la vie marine.
En décembre 1978, avec l’aide du Fund for
Animals, Paul acheta, en Grande-Bretagne, un chalutier
de l’Atlantique Nord. Il en fit le Sea Shepherd,
outil servant à faire respecter le droit international
en mer.
Tout
au long de ces années, Paul fut toujours sur tous
les fronts de l’activisme. Ainsi, en plus d’être
co-fondateur de Greenpeace en 1972, de Greenpeace International
en 1979 et de Sea Shepherd en 1977, Paul fut correspondant
de terrain pour les Defenders of Wildlife, entre 1976
et 1980, et pour le Fund for Animals, entre 1978 et 1981.
Il fut représentant de la Royal Society for the
Protection of Animals en 1979. Il co-fonda les Friends
of the Wolf en 1984 et la Earthforce Environmental Society
en 1977. Son premier rattachement au Sierra Club date
de 1968. Il en est un des Directeurs jusqu’en 2006.
Paul
obtint un diplôme de spécialisation en communications
et linguistiques à l’Université Simon
Fraser, en Colombie-Britanique. Il a tenu de nombreuses
conférences dans des universités du monde
entier. Il fut professeur d’écologie à la
faculté de design de Pasadena, entre 1990 et 1994,
et instructeur lors des Honors Program de UCLA en 1998
et 1999. Aujourd’hui, Paul fait partie des orateurs
du Bureau Jodi Solomon de Boston, il donne fréquemment
des conférences dans les facultés et les
universités américaines, ainsi qu’en
nombre d’endroits du monde.
Sur
le plan politique, Paul Watson a été candidat
au poste de Membre du Parlement de Vancouver Centre,
dans les élections fédérales canadiennes.
Il y représenta deux fois le parti des Verts.
Il représenta aussi les Verts aux élections
du Conseil des Parcs de Vancouver en 1987, et pour la
Mairie de Vancouver en 1995.
Paul
a reçu beaucoup de récompenses et d’honneurs au fil des ans. En 1996, Paul a reçu la citoyenneté d’honneur
de la ville française de St Jean Cap-Ferrat, et
précédemment, il avait été fait
citoyen d’honneur de la ville des Keys en Floride
en 1989. D’autres récompenses lui ont été accordées, « Ecologiste
de l’année » par la télévision
de la Ville de Toronto en 1990, la distinction « Genesis » en
1998, et il fut listé au Panthéon américain
des droits des animaux en 2002. Il reçut aussi
la distinction « George. H. Bush Daily points of
Light Award » en 1999 pour ses efforts en matière
de préservation de l’environnement. Il fut
choisi par Time Magazine comme étant l’un
des héros écologistes du XXe siècle
en 2000.
Paul
Watson est un auteur prolifique. Ses ouvrages sont :
Shepherds of the sea* (1979), Sea Shepherd : my fight
for Whales and Seals* (1982), Cry Wolf* (1985), Earthforce
! (1993), Ocean Warrior (1994), et Seal Wars (2002).
*
ces ouvrages sont aujourd’hui épuisés,
et ne peuvent être trouvés que via des services
de re-vente de livres.
Paul
a servi comme Maître et Commandant sur 7 différents
navires de Sea Shepherd depuis 1978. Il commande aujourd’hui
le « Farley Mowat » navire de recherche et
de patrouille de 657 tonnes battant pavillon canadien.
Il continue de mener les campagnes de protection des
animaux marins sans défense de par le monde.
Paul
est marié à Allison Lance Watson. Il a
une enfant, Lilliolani Paula Lum Watson (née en
1980), d’un mariage précédent. |
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