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22/12/2009 - Nous allons broyer et enterrer l’industrie de la chasse au phoque Toute ma vie, j’ai lutté contre la cruauté de la chasse au phoque. Depuis le jour où, âgé de 10 ans, j’ai vu un bébé phoque du Groenland se faire matraquer à mort sur une plage du Nouveau Brunswick, je me suis juré de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour éradiquer cette industrie obscène. Le matraquage des phoques n’a pas sa place au 21e siècle. Cette industrie doit être anéantie et les populations de phoques doivent pouvoir se reconstituer afin de rétablir l’équilibre prédateur-proie qui a été perturbé dans nos écosystèmes océaniques. Il y a de cela 500 ans, 45 millions de phoques vivaient sur la côte Est du Canada : des phoques du Groenland, des phoques à capuchon, des phoques gris, des phoques communs et des morses. Aujourd’hui, les morses ont été « extirpés » et les populations des autres espèces réduites à moins de 10 % de leur effectif d’origine. Quand 45 millions de phoques vivaient sur la côte Est, il n’y avait pas de pénurie de poisson. Aujourd’hui, la morue du Nord est presque éteinte et d’autres espèces ont été décimées. L’industrie de la chasse au phoque a contribué à cette dévastation écologique et la restauration des écosystèmes marins est impossible à moins d’en abolir définitivement la pratique. Grâce à l’interdiction des produits dérivés du phoque par le Parlement Européen, nous donnons le coup de grâce à cette méprisable industrie. Moins de 20 % du quota de phoques canadiens ont été capturés en 2009. Il n’y a pas de marché pour les produits à base de phoque en Europe et aux États-Unis et le mouvement pour abolir les fourrures de phoque est suivi en Russie et dans d’autres nations d’Europe de l’Est. Sans subvention gouvernementale conséquente, les massacreurs de bébés phoques de l’Est canadien n’auront aucune raison de se rendre sur la glace au printemps. Le Canada peut céder devant le chantage émotionnel de ces voyous armés de matraques, mais un tel gaspillage des impôts ne sera pas toléré longtemps dans un monde où les océans sont si gravement menacés. La raison pour laquelle les politiciens canadiens soutiennent la chasse aux phoques est la même que celle des Sénateurs favorables à l’esclavage dans l’Amérique d’avant la Guerre civile. À l’époque, l’esclavage, emprunt d’une immoralité et d’une cruauté vicieuses, comme la chasse au phoque de nos jours, n’avait aucun sens sur le plan économique. Cependant, les politiciens ont vendu leur vote pour des faveurs politiques de la même manière que les prostitués du Parlement canadien le font aujourd’hui. L'opinion publique internationale prend de plus en plus conscience que nous détruisons nos océans et dans les esprits, l'activité de « chasseur de phoque » et de « chasseur de baleine » est de plus en plus synonyme de barbarie et de comportement incivil. Il y a des années de cela, quand j’ai traité les chasseurs de phoque de Nouvelle Zélande et des Îles de la Madeleine de monstres infanticides, les gens ont été horrifiés. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à être d'accord avec moi. Le chasseur de phoque est un voyou, souvent une créature inculte et insensible encline aux tendances sadiques. Il faut être sadique pour prendre une matraque et frapper à la tête des bébés phoques sans défense. Cette chasse n’a rien de viril ou de noble. Nous assistons actuellement à la fin de l'industrie de la chasse au phoque en Norvège. Je suis notamment ravi des nouvelles que j'ai reçues aujourd'hui : les trois derniers navires de chasse au phoque norvégiens sont à vendre. Les 45 employés des vaisseaux de chasse le White Bear et le White Kid ont été licenciés. D’après Signe Korneliussen, directeur des opérations du White Bear, une période historique s’achève pour l’industrie de la chasse au phoque. « Deux des trois vaisseaux de chasse au phoque étant désormais en vente, on assiste véritablement à la fin de la chasse au phoque norvégienne », a déclaré Jens Petter Kraknes, armateur d’un bateau de chasse au phoque. Avec un peu de chance, le troisième vaisseau tueur de phoques sera mis aux enchères sous peu ou proprement coulé à des fins d’assurance. Quelle tragédie… la chasse au phoque prend fin parce que les pêcheurs et les chasseurs de phoques ont fait preuve d’une redoutable efficacité dans leur travail. Le gouvernement canadien menace de poursuivre le Parlement européen en justice pour avoir interdit les produits dérivés du phoque, mais ce n'est qu'un leurre. Le vote de l’interdiction des produits dérivés du phoque était massif et il ne sera pas annulé. Le gouvernement canadien devrait investir dans la recherche d’emplois alternatifs pour remplacer le programme social idéalisé baptisé « industrie de la chasse au phoque ». Le fait est que, sans les subsides versés aux chasseurs de phoques par des contribuables canadiens réticents, la chasse au phoque aurait succombé à une mort économique naturelle. Dans le même temps, je constate avec plaisir que de plus en plus de palangriers sont traînés sur la rive, où ils rouillent. Les chasseurs de phoques ne peuvent même plus vendre leurs abattoirs flottants, leur petite industrie honteuse en ayant détruit la carène. L’ambition de ma vie est de débarrasser le monde de la chasse à la baleine et au phoque, et je pense que nous serons bientôt à même de réaliser ce rêve et d’envoyer ces deux industries barbares pourrir dans le dépotoir de l’histoire avec l’esclavage. |
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