14/01/10 - Un Message du CEO de Sea Shepherd
Le 6 janvier 2010, au large
des côtes d'Antarctique, le baleinier japonais, Shonan Maru n°2,
a tenté de couler le trimaran futuriste de Sea Shepherd, l' Ady
Gil, en flagrante infraction des règles de sécurité les plus
élémentaires pour l’équipage de ce dernier. Les agents gouvernementaux
d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du Japon ont demandé aux équipages
de chaque bateau de garder leur calme. Je peux affirmer à ces fonctionnaires
qu’il n’est pas nécessaire de demander à nos héros anti-baleiniers
de rester calmes. Ils l’ont toujours été et le resteront. Et je me joins aux nombreuses
voix qui demandent aux chasseurs de baleines japonais d’arrêter leurs
tentatives délibérées de défoncer et couler nos bateaux, et de tuer
notre équipage. Pour quiconque a regardé
les vidéos, et des millions de personnes l’ont fait, il est évident
que le Shonan Maru n°2 de 500 tonnes arrivait à grande vitesse
sur l'Ady Gil de 16 tonnes, et qu’au dernier moment, histoire
de garantir la collision, il a viré délibérément de bord afin de
couper le trimaran en deux. Cela ne fait de doute pour
personne que si des membres d’équipage s’étaient trouvés à l’avant
du bateau au moment de l’impact, ils auraient été tués sur le coup.
Cela tient du miracle que les marins de l'Ady Gil, qui manifestement
n’imaginaient pas une seconde qu’ils étaient sur le point d’être
abordés, étaient sur le pont arrière en train de sécuriser leurs
équipements quand le Shonan Maru n°2 est entré en collision. Avec un invraisemblable sang-froid
et une intention manifeste de nuire, immédiatement après avoir défoncé
l’Ady Gil, le Shonan Maru N°2 a pointé ses canons
d’eau à haute pression sur les marins abattus de Sea Shepherd, ignorant
leurs appels à l’aide. L’Ady Gil est irréparable,
et après plusieurs tentatives du nouveau navire de Sea Shepherd, le
Bob Barker, pour remorquer ce qu’il restait de l’Ady Gil
vers le port le plus proche et voir ce qui pouvait être sauvé, le
bateau s’est finalement brisé, perdant les câbles de remorquage,
jusqu’au moment où nous avons réalisé qu’il était perdu et que
nous n’avions pas d’autre choix que de le laisser couler. Heureusement,
nous avons pu récupérer le fuel et toutes les huiles utilisées sur
l’Ady Gil avant qu’il ne commence à sombrer, évitant ainsi
une catastrophe écologique. Sea Shepherd a informé les autorités
maritimes de la disparition de l’Ady Gil et a rempli toutes
les demandes administratives nécessaires. Pendant ce temps, le baleinier
japonais continuait d’ignorer nos demandes d’assistance. Cette semaine, les baleiniers
japonais ont, en dépit des lois en vigueur, loué un avion et
traversé illégalement la zone aérienne australienne pour relever
les positions de nos bateaux, et ont délibérément abordé et coulé
définitivement l’un d’entre eux, au large des côtes de l’Antarctique.
Il apparaît aussi très clairement que, dans la même semaine, une
attaque internationale a été lancée contre notre site Internet pour
nous empêcher de mettre en ligne le récit de ce qui s’était passé
et faire éclater la vérité, ainsi que de recevoir des donations de
nos sympathisants. Sea Shepherd exige que la Nouvelle-Zélande
mette en état d’arrestation le propriétaire et l‘équipage du
Shonan Maru n°2, et que l’industrie baleinière japonaise rembourse
les deux millions de dollars que coûte la perte de l’Ady Gil,
provoquée délibérément par sa flotte. Ces attaques ont de graves
conséquences financières pour Sea Shepherd : nous avons perdu des
millions de dollars. Mais nous n’allons
pas manquer à notre mission pour autant. Nous n’allons pas renoncer
à nos actions pour sauver les baleines qui se trouvent dans le sanctuaire
de l’Océan Austral, comme nous ne renoncerons pas à nos projets
de protection des phoques, des dauphins, des requins et des thons, malgré
nos fonds réduits à peau de chagrin. Nous nous appuierons sur nos
soutiens, et avec eux, nous grandirons et deviendrons plus forts. Nous
ne faiblirons pas dans notre volonté de sauver les océans contre les
mercenaires dont le goût du profit et la cupidité cherchent à détruire
la Nature. Article traduit bénévolement par Barbara. |
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