29/01/10 - La Science Fantôme de la Flotte Baleinière Japonaise
L'Institut de Recherche des Cétacés (ICR) est une façade pour la chasse commerciale à la baleine depuis 1987. Il fut créé par le Japon en réponse à l'interdiction de la chasse commerciale à la baleine par la Commission Baleinière Internationale (CBI) en 1986. La communauté scientifique internationale ne considère pas que les recherches menées par les baleiniers japonais sont légitimes. Il n'y a pas de science là-dedans; c'est une duperie et une mascarade et rien d'autre depuis 1987. L'ICR est à peine plus qu'une façade bidon pour une entreprise illégale largement subventionnée par le gouvernement japonais et grandement influencée par les manipulations des Yakuzas. Il est intéressant de noter que depuis que l'on m'a mis au courant de l'implication des Yakuzas il y a des années, aucun porte parole de l'ICR ou du gouvernement japonais n'a jamais dénoncé mes accusations comme mensongères. Le fait est que le syndicat qui embauche les marins de la flotte baleinière est contrôlé par les Yakuzas. Le Ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels avait fait remarquer que si un mensonge est répété assez souvent, les gens finissent par le prendre pour une vérité. Le mensonge que l'ICR répète depuis 23 ans est déployé comme des armoiries sur le flanc de l'abattoir flottant appelé Nishin Maru. Le mot RESEARCH est inscrit en grandes lettres blanches bien épaisses et fort opportunément en anglais. Il n'y a pas de laboratoire à la pointe de la recherche dans ce navire-abattoir, mais il y a des machines pour découper, surgeler et emballer prestement de la viande de baleine. Les Japonais ont justifié le massacre du rorqual nain de l'Antarctique par la croissance rapide de sa population soi-disant. Cependant une étude récente et beaucoup plus crédible de l'Université de Stanford basée sur une recherche réelle menée sur l'ADN de ce rorqual nain a trouvé qu'en réalité sa population n'augmente pas. L'étude dit "Une analyse de l'ADN du rorqual nain par une équipe de chercheurs de Stanford a révélé que la population actuelle est tout à fait dans les limites de la norme historique de l'espèce depuis 100 000 ans. Il n'y a absolument aucune preuve d'une augmentation significative de la population du rorqual nain en Antarctique." L'ICR a prétendu que la population des rorquals nains de l'Antarctique avait augmenté de façon significative depuis la seconde guerre mondiale, et que le soi-disant programme scientifique japonais en avait "échantillonné" un nombre croissant chaque année sous le prétexte qu'éliminer les rorquals permettait de favoriser les baleines. En d'autres termes, il fallait les tuer pour les sauver. Les "échantillons" finissent opportunément dans les assiettes des dîneurs fréquentant les restaurants japonais et dans la section surgelée des supermarchés japonais. L'ICR persiste et continue à dire que la population des rorquals nains s'accroît. Cependant, cette nouvelle analyse scientifique de l'ADN des baleines par l'équipe de chercheurs de Stanford démontre le contraire. Il n'y a pas de preuve d'un accroissement significatif de la population des rorquals nains et la recherche démontre que la population actuelle de l'Antarctique n'a pas dépassé le niveau qui est le sien depuis la seconde guerre mondiale. Selon l'étude : " D'après notre analyse génétique, la population moyenne de rorquals nains au cours des derniers 100 000 ans tourne autour de 670 000 individus" a déclaré Stephen Palumbi, professeur de biologie, directeur de la station marine Hopkins de Stanford et membre de l'institut Woods pour l'environnement de cette même université. "Ce nombre correspond tout à fait aux estimations actuelles des populations de baleines telles qu'elles ressortent des études faites par la Commission Baleinière Internationale" dit-il. Palumbi est l'auteur principal d'un article décrivant ce travail, publié dans la revue Molecular Ecology. La controverse autour du nombre de rorquals nains de l'Atlantique remonte au début du XXe siècle quand les chasseurs commerciaux de baleine ont tué environ 2 millions de baleines à fanons dans l'Océan Austral autour de l'Antarctique. Les populations de baleines bleues, de baleines à bosses, de rorquals communs et de rorquals boréals se sont effondrées également. D'après certaines estimations ces baleines, si elles étaient encore vivantes, mangeraient annuellement jusqu'à 150 millions de livres de krill, un petit crustacé semblable à une crevette qui est l'aliment principal de toutes les baleines à fanons. Quelques chercheurs ont suggéré qu'avec la disparition d'autant de grandes baleines, la réduction de la compétition pour le krill a permis aux rorquals nains de prospérer. Selon le rapport, "si la population de rorquals nains de l'Antarctique s'est accrue, alors leur grand nombre pourrait gêner le rétablissement d'autres races de baleines qui ont été surexploitées. Cette idée est largement reprise par le Ministère Japonais des affaires étrangères qui en fait l'une des principales justifications du massacre annuel de rorquals nains par les Japonais. Mais jusqu'à maintenant personne ne dispose de données scientifiques pour soutenir ou réfuter la théorie du boom de la population de rorquals nains." "On peut considérer cette revendication d'une population surabondante de rorquals nains comme une hypothèse scientifique qui a été utilisée longtemps sans être testée ou réfutée" dit Palumbi, "Alors nous avons décidé de chercher comment vérifier cette hypothèse". Pour déterminer si la population actuelle de rorquals nains présente une croissance explosive, l'équipe de Palumbi, dont Kristen Ruegg chercheuse en post-doctorat, a dû comparer les populations sur des milliers d'années. Essayer d'estimer la population de n'importe quelle espèce animale en remontant autant dans le passé est évidemment un défi, mais c'est exactement ce que font les chercheurs en étudiant la variabilité de l'ADN moderne. Un type de mutation génétique appelée "mutation silencieuse" est un changement mineur de l'ADN d'un individu qui n'a aucun effet sur sa capacité de survie. Ces mutations silencieuses sont transmises aux générations suivantes et ajoutent à la variabilité génétique d'une population au fil du temps. Parce que les mutations se produisent à un rythme prévisible, l'accumulation de mutations - et leur variabilité - chez les individus modernes peut être utilisée pour remonter le temps et estimer la taille de la population en un point donné du passé pour parvenir à l'accumulation des mutations de l'ADN chez les baleines actuelles. "Nous avons beaucoup travaillé ces deux dernières années pour déterminer ce taux de mutation, estimer la variabilité des taux sur plusieurs gènes et l'appliquer sur un modèle largement accepté d'évolution de l'ADN." dit Palumbi. "Ces avancées ont été révélées dans une série de communications depuis deux ans, et nous étions donc prêts à les utiliser pour tester l'hypothèse du boom des rorquals nains." Mais le premier défi pour la réalisation de l'analyse était simplement d'obtenir de l'ADN. Monter une expédition dans les eaux gelées de l'Antarctique n'est ni facile ni bon marché, mais il y a un endroit où l'ADN de rorquals nains peut être obtenu avec une relative facilité: les marchés japonais des produits de la mer. La viande de baleine est vendue dans ces marchés pour défrayer les expéditions scientifiques des baleiniers japonais. Depuis quinze ans, l'équipe de Palumbi va au Japon pour obtenir de la viande du rorqual nain, en collaboration avec Scott Baker, scientifique de l'Université de l'Oregon, et développe un réseau d'acheteurs qui parcourent pour elle les marchés du centre du Japon. Ironiquement, la seule recherche scientifique existante a été faite par des scientifiques américains qui ont utilisé de la viande de baleine prise par les baleiniers japonais. Cette recherche a prouvé que les théories japonaises étaient fausses. Peut-être que les Japonais sont parvenus aux mêmes conclusions avec leurs propres recherches, mais nous l'ignorons car elles ne sont pas publiées. L'équipe de Stanford a réalisé son propre labo moléculaire mobile au Japon. "Ils nous
apportent la viande et nous construisons un petit labo moléculaire
dans notre chambre d'hôtel à Tokyo où nous extrayons et
copions l'ADN là dans l'hôtel" dit-il. L'équipe rapporte
alors une multitude de copies pour analyse. Le rapport continue La population moyenne de 670 000 rorquals nains estimée par l'équipe de Palumbi au moyen de leurs analyses ADN correspond aux estimations de population de la Commission Baleinière Internationale pour la fin du XXe siècle. La commission a supervisé plusieurs enquêtes de terrain qui ont estimé que la population de rorquals nains était d'environ 608 000 individus entre 1978 et 1984 et en gros de 766 000 de 1985 à 1991. Palumbi dit que les Japonais estiment la population de rorquals nains à 760 000. "Ils mettent ce nombre sur chaque paquet de viande du rorqual nain vendu" précise t-il. Le rapport 2006 non publié d'une autre étude de population supervisée par la CBI suggère que la population de rorquals nains pourrait actuellement être en déclin plutôt qu'en train de s'accroître ou de rester stable. Aucune des estimations ne soutient l'idée d'une explosion des populations de rorquals nains de l'Antarctique en fin de XXe siècle quand on les compare avec l'estimation historique de Palumbi. "L'hypothèse d'une explosion de la population résultant d'une abondance de krill n'a aucune validité" dit Palumbi. "Nous pouvons la réfuter, et ce n'est en aucun cas une raison de chasser les rorquals nains. Palumbi dit que l'étude a également pour but de procurer une information utilisable pour gérer la population de rorquals nains de l'Antarctique. "Toute gestion a besoin de données scientifiques" dit-il. "Si vous ne testez pas une hypothèse, si vous vous contentez d'affirmer que quelque chose est vraiment important et si ensuite vous commencez votre plan de gestion, alors non seulement la gestion a toutes les chances d'être erronée mais vous n'avez aucun moyen de l'améliorer au fil du temps" a t-il dit. Les Japonais n'ont pas expliqué les raisons pour lesquelles ils ont ajouté à leur quota de capture les baleines à bosses et les rorquals communs qui sont en danger. Heureusement, Sea Shepherd a empêché que ces baleines soient tuées en ralentissant la flotte. Normalement les rorquals communs sont tués après les rorquals nains et Sea Shepherd, en ralentissant la réalisation du quota de rorquals nains, affecte la capacité de la flotte japonaise à poursuivre les rorquals communs. Un seul rorqual commun a été tué ces deux dernières années grâce aux efforts de Sea Shepherd. Les Japonais n'ont pas essayé de tuer une baleine à bosse grâce aux pressions politiques résultant de la publicité négative faite autour de leurs activités baleinières illégales. En juillet 2009, le magazine New Scientist a déclaré que la soi-disant recherche baleinière japonaise n'avait aucune validité scientifique. Le comité scientifique de la CBI rejette la validité des recherches de l'ICR. En dehors du Japon, il n'y a guère de soutien de la part de la communauté scientifique. C'est simplement
une tentative d'utiliser la science comme excuse pour tirer un profit
du massacre des baleines – par conséquent, une chasse commerciale
à la baleine bien mal dissimulée. Article traduit bénévolement par Dominique. |
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