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Sea Shepherd aux Galapagos
A quelques 960 kilomètres au large de l'Equateur se trouve l’Archipel des Galapagos, célèbre à travers le monde pour le caractère unique de ses espèces végétales et animales. En 1959, 97% du territoire des îles (quelques 800 000 hectares) furent déclarés Parc National par le gouvernement équatorien. Vingt ans plus tard, l’UNESCO déclarait ce site Patrimoine Mondial Naturel en reconnaissance de sa valeur universelle. [l’UNESCO est l’Organisation Culturelle, Scientifique, Educative, des Nations Unies].
Depuis la fin du 18ème siècle, durant une centaine d'années, des baleiniers utilisèrent les îles comme camp de base et territoires de chasse, complétant leur massacre de cétacés en faisant main basse sur les fourrures des bébés phoques pour générer des revenus supplémentaires, ainsi que sur la population de tortues en guise de nourriture. En 1900, les bébés phoques des Galapagos avaient pratiquement disparus et les carapaces des tortues géantes massacrées jonchaient les plages. La première législation afin de protéger la faune des Galapagos fut votée en 1934, mais les iguanes de l’île Baltra ne survécurent pas à la construction d’une base aérienne américaine pendant la seconde guerre mondiale. Au début des années 70, en plus des saccages commis couramment par les bateaux munis de filets dérivants et palangres, des navires de pêche japonais s'emparèrent des tortues de mer. Le Service du Parc National des Galapagos, avec l’aide et sur le conseil du centre de Recherche Charles Darwin, a pour fonction de protéger l’Archipel des abus et de l’exploitation illégale. En 1995, Sea Shepherd publiait le premier rapport sur le braconnage maritime dans les îles des Galapagos (Sea Shepherd Log, 3ème – 4ème trimestre 1995), parallèlement à une proposition faite à l’Equateur pour assister les patrouilles des Galapagos avec notre bateau rapide de patrouille de protection côtière, Edward Abbey (rebaptisé depuis "Sirenian" sous son enregistrement Canadien). Le Service du Parc patrouillant les eaux du Parc National et de la Réserve Marine avec les bateaux Guadalupe River et Belle Vie, était convaincu que "la présence du Edward Abbey (Sirenian) pourrait aider grandement à la conservation des îles." S’ensuivirent des années de négociations dans les deux sens avec le gouvernement équatorien pour finalement conclure qu’un bateau étranger ne pouvait tout simplement pas patrouiller à l’intérieur du Parc. Le temps passa et d’autres campagnes nous accaparèrent ailleurs, mais nous ne pouvions pas laisser tomber les Galapagos, car ces îles sont uniques au monde : un paradis pour des espèces rencontrées nulle part ailleurs sur Terre et subissant la pression croissante à la fois des hommes,(supprimer) qui empiètent sur leur territoire, et de la pêche illégale.
L’équipe exécutive de l'Ocean Warrior se réunit avec le personnel du Parc National et décida rapidement d’un accord pour une patrouille conjointe provisoire. En août, un accord final fut conclu, les préparatifs pour que le Edward Abbey (Sirenian) soit prêt pour sa première année aux Galapagos, étaient en bonne voie. L’interdiction de la pêche commerciale est en vigueur depuis 1997, mais elle est régulièrement violée par l’immense flotte de pêche équatorienne, par des navires étrangers ainsi que des acteurs indépendants. Tout ce dont nous avons besoin aujourd’hui c’est votre soutien, et Sea Shepherd Galapagos Conservation Patrols fera la différence dans la préservation de l’environnement naturel le plus précieux au monde.
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Campagnes


En 1986, la création de la Réserve des Ressources Marines des Galapagos dans les eaux entourant les îles, apportait 7 millions d’hectares supplémentaires sous protection officielle. Hormis les aires colonisées de San Cristobal, Santa Cruz, Isabela, et les Iles Floreana, 97% de la surface des îles sont des aires protégées par la loi Forestière Equatorienne pour la conservation de la vie sauvage et des territoires protégés.


De lourdes dégradations sont infligées par les poseurs de longues palangres à la recherche d’anguilles de mer et de requins. Une série de zones côtières "no take" (NDT : aucune prise) ont été créées pour la Réserve Marine et doivent être renforcées. 