Commentary and Editorial

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Tous les derniers éditoriaux des membres de Sea Shepherd Conservation Society ou de personnes pertinentes dans la sauvegarde des écosystèmes marins.



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Jeudi, 29 Décembre 2016

La Cour Suprême d’Espagne laisse quartier libre aux braconniers de légine dans l’Océan Austral

Par le Capitaine Peter Hammarstedt

Peter Hammarstedt tenant la notice d’InterpolPeter Hammarstedt tenant la notice d’InterpolTandis que les trois navires de braconnage de légine australe appartenant au syndicat du crime espagnol Vidal Armadores sont toujours détenus au Cap-Vert et au Sénégal, la Cour Suprême d’Espagne a jugé que leurs propriétaires, accusés de falsification de documents, de blanchiment d’argent, de crimes contre l’environnement et d’association de malfaiteurs, ne pourraient faire l’objet de poursuites en raison d’un défaut de compétence. Les caïds de la légine s’en sortent donc sans poursuites pénales.

En 2015, les bateaux de Sea Shepherd avaient pris en chasse le fameux Thunder pendant 110 jours et confisqué 72 kilomètres de filets maillants illégaux dans le cadre de l’Opération Icefish. Les navires de Vidal avaient été interceptés et stoppés en pleine mer, avant d’être localisés et détenus par les forces de l’ordre dans des ports d’Afrique de l’ouest.

Le ministère de l’agriculture espagnol, la Guardia Civil (la police fédérale espagnole) et INTERPOL ont lancé des raids éclairs sur des propriétés appartenant à des criminels notoires de Galice. Des milliers de documents et de fichiers informatiques ont été saisis, six personnes ont été arrêtées, et le ministère de l’agriculture a réussi à instaurer un procès civil. Les accusés se sont vus infliger une peine totale de 17,8 millions d’euros d’amendes ainsi qu’une interdiction de pêcher pendant 25 ans. En outre, Vidal Armadores ne recevra plus aucune aide financière de la part de l’État pour ses activités de pêche.

Parallèlement au procès civil, l’enquête de la Guardia Civil (menée de façon professionnelle avec l’aide du Project Scale d’INTERPOL, et basée sur des informations fournies par les services de la répression d’Australie et de Nouvelle-Zélande ainsi que par Sea Shepherd) a mis à jour un réseau criminel complexe ayant, selon les estimations, engrangé des profits illicites à hauteur de 100 millions d’euros depuis 2006.

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Samedi, 29 Octobre 2016

Le plus grand sanctuaire marin va être créé en Antarctique

Lamya Essemlali, Présidente Sea Shepherd France, Co-directrice Sea Shepherd Global

Un manchot empereur sur l’île de Ross, en décembre 2006 - Photo : ReutersUn manchot empereur sur l’île de Ross, en décembre 2006 - Photo : ReutersLe plus grand sanctuaire marin du monde, 1,55 million de kilomètres carrés, dont 1,12 million de kilomètres carrés interdit à la pêche. Ça semble évidemment être une bonne nouvelle.

Sauf que pour exister autrement que sur le papier, cette belle initiative doit nécessairement s'accompagner d'une réelle volonté politique et économique des États de la faire respecter là où tout se joue, loin des salles de réunions internationales, en mer.

Ne pas mobiliser une force de coercition pour patrouiller, poursuivre, stopper et faire condamner les contrevenants sur cette étendue gigantesque revient à réformer le code de la route pour sauver des vies sans mobiliser de force policière ni de contrôles.

Un sanctuaire ou une AMP qui n'est pas efficacement protégée devient un magnet encore plus tentant pour les braconniers. Exemple tristement parlant : le cas du braconnier notoire de légine australe, le Thunder, qui pêchait impunément en toute illégalité en Antarctique depuis plus de 10 ans, tout en touchant des subventions européennes. "Recherché" par Interpol depuis 10 ans, trouvé et appréhendé par nos navires en 8 jours...

Sans parler évidemment du sanctuaire baleinier antarctique violé chaque année par les baleiniers japonais sans aucune conséquence pour ces derniers malgré de multiples condamnations de principe et de justice.

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Mardi, 25 Octobre 2016

Les filets à requins sont voués à l'échec au nord de Nouvelle−Galles du Sud

Commentaires de Natalie Banks, coordinatrice nationale de l’Opération Apex Harmony

Baleine piégée dans un filet à requins sur la Gold Coast, Queensland Baleine piégée dans un filet à requins sur la Gold Coast, Queensland La communauté au nord de Nouvelle−Galles du Sud en a assez ! Elle souhaite des réponses à un problème difficile : protéger les utilisateurs de l'océan contre un animal marin. Les attaques de requin semblent faire constamment la une des médias dans la région. La communauté est lasse des échecs répétés des "experts en matière de requins" et de leurs semblables, dépêchés par le gouvernement de Nouvelle−Galles du Sud ! Elle veut des vraies solutions, dont les filets à requins ne font pas partie ! En consultant les dossiers d'attaques de requins, il est évident que ces filets n'empêchent en rien d'en rencontrer ; 16 rencontres indésirables avec des requins le long de plages équipées de drum-lines ou de filets à requins dans le Queensland et 44 (selon le dernier recensement) en Nouvelle−Galles du Sud, dont malheureusement de graves morsures et un décès ! Les 19 rencontres avec des requins au cours des 10 dernières années le long de plages soi-disant "protégées des requins" sont répertoriées afin que vous puissiez vérifier vous-même plutôt que de me croire sur parole.

Si les filets à requins n'apportent aucune réponse, que faire ? Cette question a fait l'objet d'une étude au niveau mondial et une solution majeure en ressort. Il s'agit simplement d'un programme dédié à l'observation des requins, similaire à celui de Cape Town, en Afrique du Sud, qui compte la deuxième plus vaste population de requins blancs au monde et l'une des plages de surf les plus fréquentées à Muizenberg ! Le programme Shark Spotters (Observateurs des requins) est apparenté à celui des très respectés secouristes australiens mais nécessite de la hauteur. Il est centré sur l'observation de l'activité des requins en surface, formant des ombres sombres dans l'eau ou au fond de la mer autour des baigneurs et il est dédié à cette fonction.

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Mercredi, 19 Octobre 2016

Au-delà des mots, il faut l'ACTION

Par Lamya Essemlali, Présidente de Sea Shepherd France, Co-directrice de Sea Shepherd Global

Vue aérienne de la réserve marine de Papahanaumokuakea - photo AFP / Archives SAUL LOEBVue aérienne de la réserve marine de Papahanaumokuakea
photo : AFP/Archives SAUL LOEB
Lundi dernier a eu lieu en Australie une grande réunion internationale portant sur la création de deux vastes sanctuaires marins en Antarctique.

Si sur le principe, ça serait effectivement une bonne chose, mais il ne s'agit une fois encore que d'un effet d'annonce si, à l'instar des lois déjà existantes pour protéger l'Antarctique, rien n'est fait pour que ces sanctuaires de papier ne deviennent de réels lieux protégés.

En effet, le Japon se prépare actuellement comme il le fait depuis de nombreuses années - sans que rien ne l'en empêche (à part Sea Shepherd) - à retourner une fois de plus, violer le sanctuaire baleinier antarctique en dépit de sa condamnation par le Tribunal international de La Haye, en violation du traité de l'Antarctique, du sanctuaire antarctique, du moratoire sur le commerce de viande baleines, de la Cour fédérale australienne... Autant de lois bien présentes sur le papier qui ne se matérialisent par aucune sanction ni aucune opposition politique, économique ou de terrain. L'année dernière le Japon y a braconné 333 baleines, dont plus de 200 étaient des femelles gestantes et ils comptent reconduire cela sur 12 ans, en toute illégalité.

Autre exemple relatif à l'Antarctique : L'Opération Icefish de Sea Shepherd a permis de démanteler et de faire arrêter une armada de 6 navires qui braconnaient en toute impunité la légine australe et qui étaient listés par Interpol depuis 10 ans. Là encore, aucun moyen n'a été mis en place par aucun gouvernement pour faire respecter l'intégrité de l'écosystème antarctique et le soustraire au braconnage. Au contraire, certains de ces navires touchaient même des subventions européennes, via la compagnie de pêche espagnole Vidal Amadores, propriétaire du Thunder, le plus connu d'entre eux, qui à lui seul avait généré près de 60 millions d'euros de profit en 10 ans.

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