Commentary and Editorial

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Dimanche, 20 Juillet 2014 15:54

ÉCOLOGIE ET POLITIQUE - Le capitaine Paul Watson revient sur sa longue amitié avec Brigitte Bardot.

-Droite ou gauche ne signifient rien quand il est question de défendre notre Océan-

Paul Watson et Brigitte Bardot en 2014 (Photo en haut) et en 1977 (Photo en bas)Paul Watson et Brigitte Bardot en 2014 (Photo en haut) et en 1977 (Photo en bas)"Vous pouvez plaire quelquefois à quelques personnes, quelquefois à tout le monde, tout le temps à quelques personnes, mais vous ne pourrez jamais plaire tout le temps à tout le monde." - Abraham Lincoln.

Sur ma page Facebook, j’ai effacé tous les commentaires grossiers et offensants concernant Brigitte Bardot, et je continuerai.
Je ne tolèrerai aucun commentaire injurieux envers une femme qui n’est pas seulement une de mes amies de longue date, mais dont la contribution à notre cause a été immense pour défendre les bébés phoques, les dauphins, les baleines et les poissons, et à qui moi-même et mes équipes sommes très reconnaissants.

Nous avons baptisé un de nos navires du nom de Brigitte Bardot en raison de l’incroyable énergie qu’elle a déployée pour défendre les animaux. Nous sommes, elle et moi très fiers de ce bateau et du nom qu’il porte. La première fois que j’ai rencontré Brigitte Bardot, c’était en 1977. Je l’avais alors emmenée défendre les bébés phoques sur la banquise à cent miles de la côte du Labrador. Elle avait alors reçu de nombreuses insultes des officiels canadiens qui lui reprochaient sa prise de position en faveur des phoques. Sa contribution à notre campagne a été énorme.


Pendant cette campagne, notre hélicoptère a dû se poser à cause du brouillard, et Brigitte Bardot est restée pendant une demi-journée sous une tente par des températures en-dessous de zéro, avec le risque de devoir passer la nuit sur un îlot rocheux inhabité au large de la côte du Labrador. Elle ne s’est pas plainte une seule fois, elle n’a montré aucune peur pour elle-même, et son seul souci était la souffrance des bébés phoques qui périssaient sous les coups de matraque des phoquiers.

La photo d’elle posant avec un bébé phoque a fait le tour du monde et nous a permis d’obtenir la couverture des plus grands magazines. La participation de Brigitte a été déterminante dans cette campagne.
Je respecterai toujours sa loyauté envers les phoques et les animaux en général – toujours !

Les clients de Sea Shepherd sont les citoyens vivants de nos océans. Nous sommes ici pour défendre leurs intérêts, et au final cela bénéficie à chaque être humain vivant sur cette planète, quelle que soit sa religion ou sa position dans le spectre politique.
On nous a aussi critiqués parce que nous avons baptisé un navire du nom de Steve Irwin. Nous rejetons ces critiques-là aussi, parce que nous sommes fiers qu’un de nos navires porte le nom d’un homme dont je sais qu’il était passionné par la défense de la faune sauvage.
Quant à moi, je ne suis ni de droite ni de gauche. Je suis un écologiste biocentriste dont l’objectif premier est de défendre la diversité dans nos océans, et mon message le plus important est simple: si les océans meurent, nous mourrons tous!

Et quand je dis "tous", je veux dire tout le monde, quelles que soient les convictions, la culture, les traditions, la nationalité, la religion ou l’opinion politique. En représentant la diversité dans les océans, nous représentons aussi la diversité au sein de la communauté humaine.

Certaines personnes peuvent ne pas être d’accord avec mes amis, mes partenaires ou les gens avec qui je travaille. Que les gens ne soient pas d’accord, c’est très bien, mais les limites sont dépassées quand on en vient à injurier mes amis, mes partenaires ou les gens avec qui je travaille, et cela vaut pour tout le monde sans la moindre exception.

Si quelqu’un me dit qu’il ne soutiendra pas Sea Shepherd à cause de ceci ou cela ou de l’une ou l’autre personne, ma réponse est "OK, ne nous soutenez pas".

Le fait est que nous avons des supporters incroyables qui sont de gauche et que nos supporters de droite n’aiment pas, et nous avons des supporters incroyables qui sont de droite et que ceux de gauche n’aiment pas. S’il fallait que je satisfasse tout le monde, nous n’aurions plus de supporters du tout.

En Australie, notre Comité Consultatif comprend Bob Brown, ancien sénateur et leader des Verts, ainsi que l’ancien sénateur Ian Campbell, ex-ministre de l’environnement issu du parti Libéral. Tous deux viennent de côtés opposés du spectre politique, mais ils se rejoignent sur la nécessité de la protection des baleines de notre océan.

Richard Nixon, l’ancien président républicain des Etats-Unis (parti de droite), nous a donné le Clean Air Act (loi sur la pureté de l’air), le Clean Water Act (loi sur la pureté de l’eau), le Endangered Species Act (loi sur les espèces en danger) et le Marine Mammal Protection Act (loi sur la protection des mammifères marins), et pour cela je l’ai toujours respecté.

Quand il s’agit de faire de bonnes actions pour l’environnement et pour les espèces non-humaines privées de leurs droits, franchement je me moque des opinions politiques des gens. Même George W. Bush nous a donné le plus grand sanctuaire marin du monde. Al Gore a fait plus pour notre planète après avoir quitté ses fonctions qu’il ne l’a fait pendant qu’il était en fonctions, et je le respecte aussi. Sea Shepherd travaille avec beaucoup de gouvernements que certains condamnent comme le Sénégal, l’Equateur, le Guatemala et le Honduras, mais nous continuerons si cela permet de protéger des espèces victimes de braconniers sans scrupules. Et quand des gens disent que les êtres humains passent en premier, je réponds que pour moi, ce n’est pas le cas. Le fait est que 99 centime de chaque dollar donné à des œuvres va à des causes humaines comme les droits de l’homme, la faim dans le monde, les SDF, les maladies, l’aide aux enfants, tout ça c’est très bien et j’applaudis, mais je ne pense pas que ce soit trop demander aux gens que de leur dire d’ôter leurs mains cupides du seul centime qui va à la cause animale et à la défense de l’environnement.

Alors si quelqu’un veut critiquer les gens qui agissent réellement pour nous aider à protéger la diversité dans les océans, à faire cesser l’exploitation cruelle des espèces marines sauvages, ma position est simple : gardez-ça pour vous, et en-dehors des réseaux sociaux de Sea Shepherd. Cela ne nous intéresse pas d’entendre dénigrer, manquer de respect ou injurier des gens qui travaillent avec nous à la défense de nos océans. Allez faire vos critiques ailleurs. Quant à moi, je ne me suis pas engagé dans ce mouvement pour gagner des concours de popularité. Mes clients ne sont même pas humains, et mon respect va à ceux qui font vraiment une différence pour permettre que la vie dans notre Océan ait un avenir, et que tout le monde, partout, ait aussi un avenir, en dépit du fait que nous soyons obligés de nous contenter d’un malheureux centime restant pour atteindre nos objectifs.

Alors quand des personnes courageuses et passionnées nous soutiennent, notre reconnaissance se traduit par de la loyauté et de la gratitude.

Nos clients ne peuvent pas se permettre de perdre ces personnes-là, mais nous pouvons nous permettre de perdre ceux qui insultent les personnes dont la contribution est forte et loyale, parce que j’ai appris il y a des années qu’il y a d’’une part, ceux qui agissent, ceux qui donnent et ceux qui font la différence, et d’autre part, ceux qui critiquent, ceux qui condamnent et ceux qui empêchent le changement.

Les premiers ont toute notre reconnaissance, nous n’avons que faire des seconds.

Nous ne sommes pas là pour représenter tout pour tout le monde. Notre force ne se fonde pas sur le nombre. Il se fonde sur la passion, le courage, la compassion et la loyauté de ceux qui sautent dans l’arène avec nous pour affronter les forces puissantes de la cupidité, de la cruauté et de l’ignorance qui mettent la planète et notre océan à l’agonie.

Nous n’avons tout simplement pas le temps de nous occuper de tous ceux qui geignent que nous ne devrions pas travailler avec telle personne, ou que nous devrions condamner telle personne.

La seule chose qui compte pour nous, c’est que les gens s’engagent et comprennent la nécessité profonde et absolue de défendre et protéger la vie et la diversité dans nos océans.

Photo du bas : 1977 sur la banquise canadienne
Photo du haut : 2014 à Saint-Tropez

 

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