Commentary and Editorial

rss_icon_14Get RSS for this page now!  Sign up via My Sea Shepherd

Imprimer
Vendredi, 16 Juin 2017 12:59

Sea Shepherd condamne le projet de loi du gouvernement japonais visant à reprendre la chasse commerciale à la baleine

Sea Shepherd est l’ennemi de la chasse à la baleine, pas celui du Japon

Jeff Hansen, directeur général de Sea Shepherd Australie.

Le contexte

Petit rorqual lors de l’Opération Zéro TolérancePetit rorqual lors de l’Opération Zéro ToléranceLe projet de loi fait part du besoin d’une chasse à la baleine à des fins de recherche scientifique effectuée de façon stable et continue, afin de mener à bien la chasse commerciale à la baleine, selon le texte. Le Japon considère la chasse à la baleine comme un droit culturel et conduit des chasses annuelles dans les océans Pacifique et Austral – tirant profit d’une faille de la réglementation de la Commission baleinière internationale autorisant la chasse à la baleine à visée scientifique. Aucune modification de la législation nationale du Japon n’aurait de quelconque effet sur la Commission baleinière internationale, qui prohibe la chasse commerciale à la baleine. Le projet de loi vise, d’une part, l’incorporation au budget national du soutien financier à la chasse scientifique à la baleine et, d’autre part, l’apparition de nouvelles ressources permettant de défendre les baleiniers japonais face à des groupes de contestation tels que Sea Shepherd.

La réponse de Sea Shepherd

Au cours des onze campagnes de défense des baleines menées par Sea Shepherd dans l’Antarctique, nous avons sauvé la vie de plus de 6 000 baleines en défendant, face à leur chasse illégale, le sanctuaire baleinier de l’Océan Austral. Beaucoup de nos campagnes ont impliqué des membres d’équipage japonais et obtenu un soutien venant du Japon, ce qui montre bien que les actions du gouvernement japonais ne représentent pas les désirs de son peuple tout entier ; la chair de baleine stockée par milliers de tonnes faute d’un appétit suffisant en est une preuve supplémentaire.

Sea Shepherd n’est pas l’ennemi du Japon ; nous nous opposons à toute chasse à la baleine pratiquée par toute nation, dans le monde entier, comme en témoignent nos campagnes passées, qui ont combattu ce type de chasse pratiqué par l’Islande, la Norvège et le Danemark, par exemple. Ajoutons pour souligner cela que, si les gouvernements australiens et néo-zélandais prévoyaient de tuer des baleines dans leur sanctuaire établi dans l’océan Austral, Sea Shepherd s’y opposerait tout autant.

La chasse à la baleine est une industrie cruelle et sanglante ; de surcroît, par leurs panaches de matières fécales, sources de nutriments pour le phytoplancton, les baleines jouent un rôle crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique. Plus les baleines sont nombreuses dans nos océans, plus grandes sont nos chances d’enrayer le réchauffement climatique. Le Japon, signataire de l’accord de Paris, a exprimé son désaccord face à la décision du président Trump de se retirer de cet accord ; pourtant, la passion persistante que montre le gouvernement japonais pour la chasse à la baleine va tout à fait à l’encontre de l’accord. Il est hypocrite de sa part d’attaquer le président Trump tout en continuant à pourchasser et tuer les baleines, acteurs-clefs de la lutte contre le réchauffement climatique.

Au peuple japonais de demander à son gouvernement pourquoi les impôts de ses revenus durement gagnés servent à subventionner une industrie qui agonise, en l’absence de marché pour son produit final. Depuis le 11 mars 2011, suite au tsunami et à la catastrophe nucléaire de Fukushima, ce sont chaque jour des centaines de tonnes d’eau radioactive qui se déversent dans l’Océan Pacifique, avec des conséquences catastrophiques pour nos océans et pour l’humanité toute entière ; le gouvernement japonais pourrait donc employer l’argent de son peuple à de bien meilleures causes que le soutien de cette industrie de cruauté, de mort et de destruction écologique qu’est celle de la chasse à la baleine.

Trois petits rorquals gisant sur le pont du Nisshin Maru – Photo : Tim WattersTrois petits rorquals gisant sur le pont du Nisshin Maru – Photo : Tim Watters

 

Sea Shepherd welcomes your support. To support our
conservation work, please visit our donation page.


Sea Shepherd France
22 rue Boulard, 75014 PARIS

All contents copyright ©2012 Sea Shepherd Conservation Society
Hosting and other web services donated by EStreet

Accueil     |     Déclaration de Confidentialité     |     Copyright     |     Contact