Commentary and Editorial

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Samedi, 12 Juin 2010 00:00

Le Japon s'enfonce un peu plus dans la perversion

Commentaire du Capitaine Watson

Voici un secret de polichinelle: le Japon corrompt depuis des années certaines nations afin qu’elles votent contre le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine. Toute personne ayant participé à une réunion de la Commission Baleinière Internationale (CBI) a pu constater le trafic d’influence flagrant, les dîners et chambres d’hôtels dispendieux, les call-girls et les cadeaux faits aux représentants de nations sous-développées en échange de leur vote en faveur du massacre des baleines.

Depuis des décennies le Japon joue le rôle de proxénète auprès des représentants de la CBI. Des délégués Africains et des Indes occidentales se sont vantés d’avoir des filles à leur disposition, nous avons vus des membres de la délégation japonaise pour la chasse à la baleine leur offrir de l’argent liquide et nous avons été témoins de leur asservissement à l’égard de la propagande japonaise sur la chasse à la baleine.

Pour quelle autre raison que de tuer des baleines ou de les protéger une nation siègerait à la CBI ? Les deux parties y ont chacune leurs intérêts, l’une veut profiter du massacre sanglant, l’autre de l’observation des baleines et satisfaire ses citoyens dans leur esprit de conservation. Un troisième groupe se contente simplement d’offrir ses voix contre de l’argent. Ces dernières nations ne sont pas intéressées par la chasse à la baleine et dans de nombreux cas leurs positions sont en contradiction totale avec ce que pensent leurs citoyens. Il s’agit juste de passer du bon temps aux frais des Japonais. En d’autres termes, ces représentants se prostituent en vendant leur vote en échange d’argent liquide et de faveurs sexuelles. Et la délégation officielle de chasse à la baleine est plus que disposée à mettre la main au portefeuille.

Des intérêts particuliers ont droit chaque année à cette orgie sordide dans des lieux toujours plus exotiques les uns que les autres. Cette année c’est le Maroc, l’an dernier c’était Madère et l’année d’avant le Chili. Le Japon s’est débarrassé de la caution scientifique et à trouvé un meilleur outil: l’argent. La science à tendance à être un inconvénient alors que l’argent liquide peut toujours être offert selon les résultats escomptés.

Plus tôt cette année, la crédibilité de la Convention sur le commerce international de faune et de flore sauvages menacés d’extinction (CITES) a été compromise quand le Japon et la Chine ont soudoyé des voix pour s’assurer que la liste des espèces marines recommandées par les scientifiques ne soit pas ajoutée à la liste des espèces en danger. Cinq espèces de requins, deux de corail, le thon rouge et l’ours polaire n’ont pas été ajoutés et sont donc condamnés à une extinction future. Cette année, le Japon s’est penché sur les pays développés en les menaçant de représailles commerciales et s’est évertué à continuer de corrompre les pays sous-développés en leur offrant du cash, des voyages et des femmes talentueuses et confortables pour sécuriser leur vote afin obtenir la levée du moratoire international contre la chasse à la baleine, stratagème bien connu de ceux qui fréquentent les réunions annuelles de la CBI.

Cette fois, à la veille de l’assemblée de la CBI au Maroc, le Sunday Times anglais à déstabilisé la commission en révélant la corruption politique et économique mise en œuvre par les japonais pour encourager la CBI à se soumettre à leurs exigences et restaurer la chasse à la baleine commerciale.

À la suite d’une infiltration brillante et bien orchestrée, l’enquête du journal à également révélée que le Japon corrompait des petits états à coup de cash et de prostituées afin d’avoir leur soutien pour continuer à massacrer des baleines. Le Japon nie avoir acheté les votes des membres de la CBI mais certains officiels ont été filmés admettant:
- avoir voté pour les baleiniers en raison des sommes importantes offertes par le Japon, un des officiels ayant déclaré qu’il n’était pas certain qu’il y ait des baleines dans ses eaux territoriales, les autres pays n’ayant pas d’accès à la mer
- avoir reçu au cours de réunions de la CBI des paiements en cash de la part d’officiels japonais pour payer leurs voyages et leurs notes d’hôtel
- avoir vu offrir des call-girls aux ministres de la pêche et fonctionnaires de son pays lors des assemblées de la CBI au Japon

Barry Gardiner, député et ancien ministre travailliste de la biodiversité à déclaré que cette enquête révélait des pratiques d’achat de votes louches et honteuses. Les journalistes disant représenter un milliardaire écologiste ont approché les officiels des pays pro-chasse et leur ont offert un programme d’aide pour influencer leur vote. Les gouvernements de St Kitts et Nevis, des Îles Marshall, de Kiribati, de Grenade, de la République de Guinée et de la Côte d’Ivoire sont entrés en négociation pour vendre leur vote en échange d’aide.

Le haut responsable de la pêche guinéen à révélé que le Japon avait l’habitude de donner un minimum de 1000 dollars par jour à dépenser pendant la durée des assemblées de la CBI à son ministre et que trois organisation japonaises se chargeaient de fournir de l’aide à son pays: les pêcheries, l’agence d’aide et la Fondation pour la coopération des pêcheries d’Outre-mer. Le Japon a invité certains pays parmi les plus petits au monde à siéger à la CBI pour lui venir en aide. Un haut responsable de la pêche des Îles Marshall à déclaré: ''nous soutenons le Japon pour leur générosité''.

Un fonctionnaire de la pêche de Kiribati a dit que son vote était déterminé par l’aide qu’il recevait et que le Japon donnait de l’argent de poche à ses délégations. Le commissaire de la CBI pour la Tanzanie à quant à lui déclaré que de belles filles étaient mises à disposition des ministres et hauts fonctionnaires de la pêche lors de leurs voyages tous frais payés au Japon.

Sea Shepherd Conservation Society enverra des représentants au Maroc lors de la prochaine commission et retournera en décembre prochain dans le sanctuaire baleinier de l’Océan Austral pour sauver autant de baleines que possible et empêcher ce profit illégal. Au cours de la dernière saison, l’intervention de Sea Shepherd a permis de sauver 528 baleines.

Tant qu’il n’y aura pas de remise à plat totale de la CBI et de sa corruption endémique, Sea Shepherd considèrera les résultats du vote du soixante-deuxième banquet de cette commission comme non représentatif, frauduleux et hors sujet.

 

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