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Mercredi, 06 Juillet 2011 09:51

Opération Ferocious Isles: défendre les droits des baleines aux Îles Féroé

dead pilot whalesD’ici quelques jours, Sea Shepherd Conservation Society mettra le cap sur les Îles Féroé, un archipel sous protectorat danois, avec un tout nouveau plan d’action destiné à enrayer le terrifiant massacre annuel de globicéphales perpétré sur place. Un rituel scabreux nommé le  "Grind." L’opération Ferocious Isles marque le grand retour de Sea Shepherd aux Îles Féroé. Le dernier affrontement ayant eu lieu il y a plus de 10 ans. C’est un projet mené conjointement par Sea Shepherd et la Fondation Brigitte Bardot.

Avec le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, à la barre du Steve Irwin, le soutien du vétéran Locky McLean à la barre du Brigitte Bardot, une équipe imposante et l’utilisation de nouvelles technologies, Sea Shepherd compte se rappeler au bon souvenir des Îles Féroé et remporter une victoire comparable à celle de la campagne de défense des baleines de l’Antarctique plus tôt dans l’année. Nous avons l’intention de déployer des instruments acoustiques destinés à créer un mur de son en travers de la route de migration des baleines, espérant ainsi les empêcher d’approcher de cet archipel. De plus, Sea Shepherd documentera et publiera les images des atrocités commises sur place afin d’éveiller l’attention du grand public; une technique qui a déjà fait ses preuves lors des campagnes de défense des baleines.

En réponse aux déclarations récentes du premier ministre Féringien Kaj Leo holm Johannesen faisant valoir le droit de son peuple à s’opposer et à protester, le Capitaine Paul Watson a déclaré: "s’il existe un seul droit plus important que la liberté d’expression, c’est bien le droit à la vie."

Quoi qu’il en soit, Sea Shepherd ne mène pas son action aux Îles Féroé pour protester ou manifester contre cet ignoble massacre rituel de globicéphales que les locaux nomment le grindadrap, ou plus simplement le grind. L’objectif de Sea Shepherd est d’utiliser une méthode de non-violence agressive afin d’agir activement contre ce sordide rituel et, en parallèle, d’attirer l’attention du grand public sur un massacre de masse, plus barbare encore que celui des dauphins japonais dépeint dans le documentaire maintes fois récompensé, The Cove.

La présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali, commente à ce sujet: "en tant qu’européens, comment pouvons-nous critiquer le meurtre de dauphins au Japon alors que nous fermons les yeux sur le massacre de groupes entiers de globicéphales sans défense au sein même de l’Europe?"

“Notre objectif n’est pas de faire valoir notre liberté d’expression à l’encontre de ce massacre illégal mais bel et bien d’y mettre un point final. Les pétitions, les manifestations, les banderoles, les réunions et autres grands discours n’ont jamais rien apporté en vue de cet objectif" avait déjà déclaré McLean. "La discussion s’est avérée être une perte de temps complète. Pendant que nous bavardons sur les traditions et le respect des droits, de superbes globicéphales, intelligents et sociables sont traînés manu militari au fond des baies et froidement mis à mort. Un spectacle qui n’a pas sa place dans le monde moderne. Nous ne souhaitons plus dialoguer à propos de cette obscénité, nous souhaitons y mettre fin. Le droit à la vie de ces créatures prévaut sur les droits des Féringiens de les mettre à mort.”

globicéphale mort accompagné de son bébéGlobicéphale mort accompagné de son bébé

Sea Shepherd prévoit d’insister sur le fait que les Îles Féroé reçoivent des subventions de la part de l’Union Européenne, institution pourtant sensée interdire le massacre de baleines. Sea Shepherd espère forcer l’engagement du gouvernement danois quant à la création d’une fondation officielle, financée exclusivement par le Danemark, chargée de la subvention d’un peuple qui bafoue ouvertement les lois européennes. Si l’on interdit à l’Islande l’entrée dans l’Union Européenne sous prétexte qu’ils chassent la baleine, alors pourquoi les Îles Féroé reçoivent-elles des subventions européennes alors qu’ils se livrent aux mêmes exactions. Une discrimination pure et simple de l’Islande en faveur des Îles Féroé.

D‘après McLean, "les Féringiens prétendent que leurs traditions leur donnent le droit de massacrer des groupes entiers de dauphins. Pourtant, aucun être humain n’a le droit de torturer et de mettre à mort une forme de vie sensible. Ce que les Féringiens appellent un droit, nous appelons cela une farce. C’est comme si l’on vous demandait de respecter Ted Bundy ou Charles Manson. Sea Shepherd n’a aucune intention de respecter les droits de dangereux psychopathes. Rien ne sert de dialoguer avec un psychopathe, on doit l’empêcher de repasser à l’acte.”

Depuis le début des années 80, Sea Shepherd est au premier rang de l’opposition au massacre des globicéphales aux Îles Féroé. Le Capitaine Paul Watson a déjà dirigé des opérations sur place en 85 et 86 puis de nouveau en l’an 2000. Pas une seule baleine ne fut mise à mort durant la période où Sea Shepherd patrouillait autour des Îles Féroé. L’association a également convaincu deux chaînes de supermarchés allemands, comptant 20.000 magasins au total, de boycotter les produits de la mer venus des Îles Féroé.

Pendant l’été 2010, Sea Shepherd a pris l’initiative d’envoyer un agent infiltré aux Îles Féroé afin de réunir des preuves photographiques du triste évènement appelé grind. Ces mêmes images furent par la suite utilisées pour rendre compte aux plus nombreux du meurtre des globicéphales. Sea Shepherd et la Fondation Brigitte Bardot ont testé des appareils acoustiques pour dissuader les baleines de se rendre au large des Îles Féroé. Lors de l’opération Ferocious Isles, ces appareils seront déployés dans le but de dresser un rideau sonore entre les baleines et leurs bouchers.

On estime qu’au moins 1 000 globicéphales sont tués chaque année au cours du "grindadráp". Durant ce rituel, les Féringiens repèrent des groupes de globicéphales qui passent à proximité des îles lors de leur migration. Des familles entières de cétacés sont alors rassemblées et forcées à se diriger à l’intérieur des baies, en eaux peu profondes. Ils sont attendus sur la rive par des hommes, aidés par les enfants du village, qui leur coupent méthodiquement la colonne vertébrale au moyen d'un couteau spécial, un dauphin après l'autre, et alors qu’ils meurent lentement, les eaux se teintent de rouge. Souvent, durant les mois d’été, les femelles gestantes sont isolées et victimes d’injustices supplémentaires, elles sont éventrées, dépecées de leurs fœtus, et exposées le long du rivage aux côtés de centaines d’autres victimes.

De nos jours, ces massacres n'ont plus aucune autre justification que la prétendue "tradition culturelle" chère au peule féringien. En effet, après que les habitants de ces îles ont terminé de mutiler les globicéphales, leurs corps sont pour la plupart jetés dans une fosse commune sous-marine, renforçant ainsi l'impression de mépris total pour la vie émanant de cette pratique. Les Féroïens tuent plus de globicéphales qu'ils ne peuvent réellement en consommer car leur viande contient d’importantes concentrations de mercure. Du coup, les corps et la viande des globicéphales sont jetés dans les déchetteries locales. Sea Shepherd veut intervenir dès que possible dans le "grindadráp" afin d'empêcher la perte inutile de cette faune marine si précieuse.

Photo d'archive du Grind Photo d'archive du Grind
Photos d'archives du grind : François Xavier Pelletier

 

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