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Mardi, 29 Août 2017 00:00

Un braconnier chinois lourdement condamné pour pêche illégale aux Galapagos

Après avoir été interceptés alors qu’ils naviguaient dans la réserve marine des Galápagos, dans leur cale 6620 requins morts, dont des représentants d’espèces protégés, les vingt membres d’équipage du Fu Yuan Yu Leng 999 se sont vu condamner par les tribunaux équatoriens à des peines de prison et plus de 5 millions de dollars d’amende. D’après la traduction anglaise de l’article espagnol original, paru le 27 août sur ElComercio.com : Jueza sentencia por delito ambiental a tripulación de barco chino.

Photographie d’en-tête tirée des archives de Sea Shepherd Galápagos
Photographie d’en-tête tirée des archives de Sea Shepherd Galápagos

C’est Lorena Tapia, présidente du Conseil du gouvernement des Galápagos, qui l’a annoncé sur son compte Twitter : "L’équipage d’un navire chinois condamné par une juge pour délits environnementaux : prison et paiement d’une amende", écrivait-elle le 27 août à 20 heures.

Toujours sur Twitter, Le ministre de l’Environment, Tarsicio Granizo, publiait : "Tolérance zéro pour les infractions environnementales !" D’une à quatre années de prison et plus de 5 millions de dollars pour l’équipage chinois. #JusticiaEnGalápagos".

Le fonctionnaire a également indiqué que, sur décision du ministère de la Justice, le navire "irait au Service du parc national des Galápagos" et que l’amende s’élevait à 5,9 millions de dollars afin d’indemniser celui-ci.

Walter Bustos, directeur du parc national des Galápagos, a déclaré à EL COMERCIO que cette décision "permettait de créer un précédent en Équateur, aux Galápagos et dans le monde entier".

Une partie de la sanction, a-t-il affirmé, consistera dans la saisie du navire chinois, le Fu Yuan Yu Leng 999. S’ajoutant aux incarcérations et aux amendes, cela constitue "une chance pour la vie des espèces marines migratoires".

Par un communiqué, publié ce soir, le ministère de l’Environnement a garanti que la saisie du navire par décision de justice serait effectuée par Inmobiliar, et au profit des habitants des Galápagos : en cas de cession, la valeur de vente irait au parc national des Galápagos.

Ainsi que l’expliquait Bustos, "ce qui se passe, c’est qu’une flotte est présente dans le Pacifique" ; elle s’est rendue notamment en basse Californie et en Argentine. "À nous d’agir à présent, à la différence que nous le faisons en pleine application de la loi et en toute transparence dans cette affaire. Nous avons ainsi la décision d’aujourd’hui".

De plus, il a fait remarquer que la décision de la juge fait asseoir "la souveraineté de l’Équateur... sur le plan de la défense de [ses] ressources naturelles".

Selon le ministre de l’Environnement, les condamnations "ont été prononcées en s’appuyant sur les éléments de preuve recueillis à bord du navire chinois, notamment de la possession et du transport d’espèces protégées (de requins) au sein de la réserve marine des Galápagos, délit au titre de l’article 247 du Code organique intégral pénal."

Crédit photographique: EFECrédit photographique: EFE

Ce dimanche 27 août était le troisième jour de l’audience à l’encontre des vingt membres de l’équipage asiatique du Fu Yuan Yu Leng 999, intercepté alors qu’il naviguait dans la réserve marine des Galápagos. Le tribunal était présidé par la juge Alexandra Arroyo. Plus tôt, la direction du parc national des Galápagos avait annoncé que le cargo transportait 6620 requins dans sa cale. Le parc et le ministère de l’environnement s’étaient constitués partie demanderesse. Aujourd’hui, l’audience a également révélé que les quelque 300 tonnes de poissons découvertes dans la cale du navire asiatique avaient été reçues de deux bateaux taïwanais : le Hai Fang 301 et le Hai Fang 302. Selon la version de l’équipage, le transfert s’est effectué entre le 5 et le 7 août, à plus de mille kilomètres au nord-est des Galápagos. Le navire avait été intercepté par la Marine équatorienne le 13 août dernier, près de l’île de San Cristóbal.

"De la version des capitaines, il ressort que l’embarcation a pénétré sans autorisation dans la réserve marine des Galápagos, le Pérou pour destination, avant de retourner en Chine", d’après une déclaration du parc national des Galápagos. La réquisition du procureur et du parc national se fondait sur le transport et la possession d’espèces protégés, délit au titre de l’article 247 du Code organique intégral pénal (COIP). En outre, le cargo n’était pas autorisé à circuler dans cette aire protégée. Marteau, soyeux, renard et taupe bleu : voilà les espèces de requins découvertes dans les réfrigérateurs du Fu Yuan Yu Leng 999. Ils s’empilaient, certains sans ailerons, ainsi que l’inspection l’a établi.

La direction du parc national des Galápagos a déjà entrepris diverses mesures dans cette affaire, notamment la destruction des huit premières tonnes de poissons, entre le 21 et le 22 août. Elle s’est également chargée de remettre le navire aux mains de la Marine, en état d’usage et réfrigérateurs allumés pour éviter toute contamination due à la décomposition du poisson.

 


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